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Test : Deadlight

Laurent le 2 août 2012
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Le zombie est à la mode en ce moment dirait on. Tequila Work semble bien l’avoir compris et nous propose depuis peu une petite bombe téléchargeable sur le Xbox Live du nom de Deadlight. Dés les premières annonces, ce titre m’avait tapé dans l’oeil et me semblait gage de qualité. Mais maintenant, je peux l’affirmer : Je ne me suis pas trompé ! Mettant en place tant d’aspects du gaming que j’affectionne, c’est avec énorment de plaisir, mais aussi de rage que j’ai vécu cette périlleuse histoire.

Spain 2012 to Seattle 86 :

Randall cherche sa femme et sa fille, mais sont elles encore en vie ?Les développeurs espagnols de Tequila Works nous proposent depuis début août une nouvelle fin du monde ! Cette fois-ci, elle se déroule aux Etats-Unis, plus précisement à Seattle et en 1986. Le monde d’alors n’est plus qu’un vaste champs de ruines suite à la propagation d’une violente maladie infectieuse qui transforme tous les êtres humains en ombres (zombies).

Le canadien Randall Wayne est l’un des survivant de cette catastrophe, il cherche désepérément sa famille à travers tout cet univers apocalyptique. Il s’en est vu séparé malencontreusement lors de l’attaque de sa petite bourgade par les horribles morts-vivants et il espère maintenant les retrouver à la zone de sécurité de Seattle. Et comme par le plus grand des hazard, le chemin s’avère long, parsemé d’embuches et diablement mortel !

Les pages du journal apportent un plus à l'histoireIl est certain que nous ne tenons déjà pas ici le plus grands et passionnant des scénarios de jeu vidéo, mais il tient assez bien la route, d’autant plus qu’il sera agréablement agrémenté par de petits indices, notamment les pages du journal de Randall à retrouver au fil de l’aventure, qui approfondissent la narration sans pour autant la rendre trop lourde.

L’histoire mise en place dans Deadlight se laisse suivre et se vit avec intensité, d’autant plus que, en tant que grand fan de films post-apo, j’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver les nombreux petits clins d’oeil faits à de nombreux classiques du cinéma. De « The Road » à « Je suis une légende » en passant par la saga des « 28 plus tard », les développeurs ne se sont pas privé d’infester leur jeu d’une multitude de petites références à ces films cultes.

Tout n’est pas noir :

L'environnement est à couper le souffleCe qui fait de Deadlight son principal atout, c’est bien évidemment son aspect graphique. Comme précisé tout au long du développement par Tequila Works, il s’agit bien là d’un jeu de plateforme en 2D teinté de noir. Les images à l’écran baignent dans une ambiance sombre et sont constituées d’ombres, ce qui offre une personnalité toute particulière mais très chouette à ce titre.

Cette identité graphique s’appuie surtout sur un environnement sublime à regarder. Malgré le noir omniprésent, j’ai été bluffé par la quantité, mais aussi la qualité de tous les petits effets et détails visuels que j’ai aperçu tout au long du jeu. On sent de suite que l’animations et les décors ont largement été travaillés. Avec tout se soin apporté à la réalisation artistique, je peux vous l’affirmer sans jamais entendre personne crier au scandale : pour un jeu téléchargeable en 2D, c’est aussi magnifique que sordide à voir !

Surprise et survie :

En avant pour la grimpettes et les sauts périllieux !C’est au niveau du gameplay que le concept de Deadlight peut surprendre. Quand on parle de Deadlight et de son approche apocalyptique, on penserait plus vite qu’il s’agisse d’un FPS, d’un jeu de tir voir même l’extrême opposé : un vrai survival rigoureux. Mais non l’accent à bien été mis sur la réflexion et non sur l’action ou la totale survie.

Ce soft se situe clairement comme un jeu de plateforme en 2D pur et dur. Il sera plus fréquent de devoir éviter les ombres ou de les piéger, plutot que de les affronter en face. Déjà, la première partie du jeu se passe sans arme et une fois celles-ci récupérées, elles se montrent soit gourmandes en endurance, soit en munitions. Trois ou quatre coups de hache (en sachant qu’il en faut la plupart du temps 5 et un coup final spécial pour tuer définitivement une ombre) et Randall sera à bout de souffle. Dans ce cas là vous deviendrez en plus une proie faible et facile pour les zombies restants. L’arme à feu quant à elle, se montre efficace mais à l’unique condition de bien viser la tête, ce qui est assez ardu quand les ennemis sont nombreux ou que la situation devient stressante et réclame de la rapidité. L’attaque au gun est de toute manière à garder qu’en cas d’urgence, car les balles sont extrêment rares.

Comment allumer ce groupe électro et griller les ombres ?C’est donc en utilisant l’environnement de manière intelligente que l’on parvient à progresser sans trop de danger. Mister Wayne devra attirer ces affamés de cervelle dans une multitude de pièges assez jouissifs, en criant, en sifflant, en activant des cables électriques, des broyeurs… j’en passe et des meilleurs bien sanglants ! Eviter les affrontements et avancer vers la safe zone, c’est ça l’objectif et si possible sans tomber soi-même dans ces pièges ! J’avoue que le niveau de difficulté n’est pas bien élevé, mais il n’a pas été rare de me voir bloqué et de rester de longues minutes bloqué face à une situation à résoudre dont la solution ne saute pas de suite aux yeux. ET vous me connaissez, dces cas là, je rage.

La jouabilité à proprement parler s’inspire de pas mal de jeux de plateformes, tant anciens que récents. Les déplacements du personnage principal m’ont fait penser à Aladdin sur Mega Drive ou aux premiers Prince of Persia pour la manière de sauter, de s’aggriper à des paroies, d’effectuer des roulades, de rebondir sur les murs. Tant d’actions qu’il faudra rapidement maîtriser sous peine de mort ou d’être bloqué face à une énigme de passage.

Au final, malgré cette orientation un peu innatendue, Deadlight est un vrai plaisir à jouer. Il est vrai que les développeurs n’ont rien inventé au niveau gameplay, reprenant à droite à gauche des idées dans les grands titres de la gamme plateforme, c’est classique mais efficace et agréable.

Les tristes péchés :

Ce message aurait il été plus clair avec une voix FR ?J’ai pesté plusieurs fois au cours du jeu. La première étant à la première lancée du jeu, lorsque j’ai remarqué que Deadlight n’avait pas été entièrement traduit en français et qu’il n’était que sous titré. Vu le nombre de petites remarques en pleine action, les cinématiques, les rencontres faites par Randall Wayne tout au long du jeu, c’est dommages que celles-ci soient entièrement en anglais. Et c’est toujours quand je baisse les yeux pour lire le sous-titre qu’un zombie m’attaque et me bouffe… Les doublages, musiques, bruitages et tout autre aspects sonores sont géniaux, mais des voix françaises m’auraient vraiment apporté un plus.

Mais ma plus grande déception cependant, c’est la faible durée de vie du titre. Il ne m’a fallu approximativement que cinq heures pour terminer le jeu ! Et comme je vous le disais plus haut, il m’est arrivé d’être fréquemment bloqué, de mourir à répétition (heureusement ce n’est pas grave grâce aux checkpoints) et à réfléchir à ma future progression sans danger. Il est vrai que je n’ai pas non plus pris le temps de rechercher tous les petits bonus (pages de journal, cartes d’identités, pièces cachées, photos,…) qui jonchent les niveaux, mais même si j’avais fait tout cela, pour un jeu téléchargeable d’une telle qualité, nous étions en droit d’espérer un peu mieux concernant le temps de jeu.

Deadlight survivra facilement :

Randall Wayne et Deadlight surviront longtemps dans le XBLA !Malgré les défauts cités dans le paragraphé précédent, je me dois d’être clair : Deadlight est une pure réussite ! Même si ce n’est que pour quelques petites heures, ce titre propose une aventure inédite et trépidente qui nous plonge dans une ambiance sombre et mortelle incroyable. Il ne brille certainement pas non plus par son originalité, mais il est diablement jouissif à jouer, immersif et prenant ! Mention spéciale à la narration et à sa direction artistique qui en font un titre d’exception. En tout cas, je viens de le placer en tête de liste des meilleurs jeux téléchargeables de cette année 2012. Et puis, même pour la quinzaine d’euros qu’il coûte actuellement, il serait dommage de passer à côté.

Les +

  • - Ambiance aux ombres chinoises exeptionnelle
  • - Direction artistique gigantesque
  • - Gameplay classique mais efficace
  • - Narration sympa et équilibrée
  • - Les petits flashback

Les -

  • - Beaucoup trop court
  • - Pas de VF intégrale
  • - Un léger manque d’audace dans l’approche
  • - Quelques petits bugs de collision

Editeurs : Microsft Games Studios

Développeurs : Tequila Works

Genre : Aventure / Plateforme / Réflexion

Multijoueurs : Non

Classification : Déconseillé aux -18 ans

Existe sur : Xbox 360 uniquement

Note : 16/20

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