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[Preview] The Last Tinker : City of Colors

Laurent le 21 février 2014
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Le projet qui avait gagné le titre de « Meilleur projet indé de l’année 2012 » lors de la Game Connection Europe recommence à faire parler du lui ! Visiblement, The Last Tinker : City of Colours arrive en fin de développement et il ne devrait en effet plus trop tarder à débarquer sur nos PC. Mimimi Productions vient de me le confirmer en m’envoyant une version Preview, une édition non-définitive avec laquelle je me suis particulièrement bien amusé hier soir. L’heure est venue de vous donner mes premières impressions sur ce titre déjà haut en couleurs…

Le coup de pinceau

Avant c'était Tink et ça ressemblait à çaIl y a près de deux ans déjà, je vous présentais dans un de mes billets sur leBlogJeuVideo.be un jeu du nom de Tink, fraichement récompensé du titre de « Meilleur projet de l’année 2012 Game Connection Europe ». A cette époque, Mimimi Production présentait aux juges de la GCE une ébauche de jeu d’action et d’aventure unique ultra-coloré et surtout bourré d’émotions. Déjà primée quelques fois auparavant, cette jeune prod’ venue d’Allemagne avait su séduire les juges, s’emparer du trophée et pouvait enfin s’attaquer au développement de leur jeu, à l’accomplissement d’un rêve de gosse.

Aujourd’hui en février 2014, après une campagne de crown-funding réussie et un travail acharné de plus de quatre longues années de la part de tous ses membres, Mimimi Production nous annonce que son jeu à changé de nom en cours de route, il s’appelle désormais « The Last Tinker : City of Colours » et que sa réalisation sera bouclée dans les prochains mois en vue d’une probable sortie cet été sur Steam. Je viens d’avoir la chance de tester ce nouveau titre dans une version Preview non définitive (mais pas loin) histoire de voir comment le projet avait évolué et si les promesses faites il y a deux ans on été correctement respectées. J’y ai joué toute la nuit, j’ai tout essayé et au final l’expérience s’avère assez positive !

Le coup de plume

Aujourd'hui c'est The Last Tinker et c'est çaAllez chut silence, je vous raconte l’histoire du jeu. Hum hum : Dans un monde où la créativité à donné lieu à de très gros conflits, un jeune enfant de la rue, habitant les bidonvilles de Colortown, vise a rétablir l’étincelle et toute l’imagination de sa ville natale en déclin. Koru devra exploiter la puissance de la couleur pour vaincre la morosité et refaire de Colortown la cité dynamique et merveilleuse qu’elle était par le passé.

De ce synopsis, vous devrez déduire qu’en jouant à The Last Tinker : City of Colours, on incarne un jeune garçon singe du nom de Koru qui reçoit la périlleuse mission de rétablir l’entente cordiale entre les clans de la ville, la bonne humeur de la population et rendre à cette métropole sa grandeur d’antan grâce à l’utilisation de différentes couleurs. Ce petit scénario pourrait ne pas paraître très passionnant ou très original vu sous cet angle, mais je vous assure qu’une fois vécu et combiné au gameplay, il prend toute son ampleur et il peut procurer au gamer comme une légère impression de grandeur d’âme. Notamment aux plus philosophes d’entre nous, les joueurs les plus réfléchis qui ne manqueront pas de cogiter à ce schéma de mise en scène. Je suis persuadé que ce pitch ne manquera pas de convaincre ses joueurs avec sa belle morale finale. Il n’est peut être pas plein de rebondissements où jonchés d’incessants coups de théâtre, mais en tout cas, il a fait son boulot sur moi…

Le coup de pastel

Rendons lui le sourir !The Last Tinker, c’est d’abord un jeu d’aventure et de plateformes dans lequel (vous l’aurez compris sans mal maintenant) les couleurs jouent les premiers rôles. Certes, un des objectifs premiers des développeurs Bavarois était de permettre aux joueurs de renouer avec de bons vieux classiques colorés comme Banjo et Kazooie, mais c’est surtout parce que l’utilisation de teintes fait parie intégrante du gameplay, elle en est même toute la base. Une utilisation juste de celles-ci permettra de contrôler et de modifier les émotions des personnages rencontrés au fil de l’aventure et de rendre vie aux différents environnements. En appliquant correctement les couleurs, qui représentent toutes une émotion spécifique, il sera possible de rendre ce monde meilleur et plus pacifiste.

Mais en vérité les coups de pinceaux ne sont que secondaires, la majeure partie de l’activité de Koru étant de courir dans tous les sens et de se battre contre ses ennemis. Saut, équilibre, destruction de boîtes à items, coup de poings sur bestioles et autres courses d’obstacles seront le quotidien du gamer dans ce soft. Et dans ce domaine pas de surprises, le singe se montre particulièrement rapide, fort et agile. La prise en main du personnage n’est en rien révolutionnaire, mais est tout aussi efficace qu’immédiate. Moi je n’en ai pas eu besoin, mais sachez qu’elle est en plus entièrement décortiquée et expliquée dés le début de l’aventure via une mission prologue ou toutes les compétences de Koru seront mises à contribution, histoire d’être sur de bien les maîtriser. Cependant, je tiens tout de même à insister sur le fait que, posséder une manette de jeu peut aider le joueur à profiter pleinement de sa partie, puisqu’un pad améliore grandement la fluidité de la progression qui se montre beaucoup moins agréable et rapide au clavier PC. Maintenant, à chacun ses goûts…

Le coup de crayon

C'est super beau, mais l'architecture est parfois brouillonneGraphiquement, The Last Tinker : City of Colors se montre plus que correct. Ses dessins sont très réussis et ses couleurs n’ont pas manqué de me faire succomber dés les premières minutes. Ca brille de mille feux partout, c’est beau et tout et tout, il est juste très dommageable que des soucis de level design viennent de temps en temps tout gâcher et qu’ils me rende la progression un peu moins intuitive. Il m’est arrivé quelques fois de me demander où aller, quel chemin emprunter pour poursuivre ma route ou même m’interroger sur le fait de m’être trompé de route et d’être tombé sur une plateforme en cul de sac. Et puis, lorsque l’on arrive sur hauteur, qu’on veut profiter de la vue, faire un beau screenshot ou quoi, il y a souvent un arbre, un élément du décor, un bâtiment mal placé qui vient m’empêcher de garder un souvenir impérissable des graphismes du jeu.

Dans The Last Tinker, on rencontre aussi des tonnes de personnages différents, amis ou ennemis. Et de beaucoup de ceux-ci je garderai un très bon souvenir. Il est aussi marrant de rencontrer un petit ours volant qu’une gigantesque pieuvre. La majorité de ces acteurs sont formidablement réalisés, expriment toute l’imagination des développeurs et on un style vraiment accrocheur. Si je devais en choisir un qui n’aurait pas le même punch que les autres, ce serait malheureusement Koru le héro. Il est très mignon et fait bien son boulot, mais je pense qu’il aurait mérité d’être un peu plus charismatique, plus différencié de ce qui se fait dans les autres jeux, histoire de le rendre vraiment « unique et inoubliable ».

Le coup de stylo

Un très chouette jeu indé, on pourra foncer les yeux fermés !Je signe à deux mains pour réitérer l’expérience une fois la version finale du jeu disponible ! The Last Tinker : City of Colors n’est certes pas parfait, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit là d’un jeu indépendant créé pendant plus de quatre ans par un petit groupe de développeurs passionnés et qu’il est destiné à être commercialisé contre une quinzaine d’euros. J’ai pris beaucoup de plaisir à passer cette nuit sur le soft de Mimimi Productions et j’attends avec impatience la sortie de ce titre qui devrait plaire à la majorité des joueurs et aux adeptes des jeux indés.

Ce qui m’a inspiré :

  • – Son univers ultra coloré
  • – La réalisation des personnages et des PNJ
  • – Son petit côté politico-moralisateur caché
  • – La prise en main rapide et accessible à tous
  • – L’imagination des développeurs
  • – Produit beaucoup d’émotions chez le joueur

Ce qui me perturbe :

  • – Le level design parfois caothique
  • – Un héro qui mériterait d’être plus « unique » et « charismatique »
  • – La progression n’est pas toujours très claire, très fluide
  • – Une manette est pratiquement obligatoire pour profiter pleinement du soft

Fiche de jeu

Titre: The Last Tinker: City of Colors Développeur(s): Mimimi Productions Editeurs: Unity Games Genre(s): Platformer Date de sortie: 12/05/2014 Plateformes: MAC PC LIN ESRB: E
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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par Laurent Laurent, il y a 3 ans et 9 mois. This post has been viewed 839 times

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