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Test : Danganronpa 2 – Goodbye Despair

Pour les japonais, les anglais mais aussi les belges !

Laurent le 5 septembre 2014

Danganronpa. Voilà sans doute le nom d’une franchise qui ne doit pas dire grand chose aux gamers occidentaux. En fait, son style très nippon et son orientation « visual novel » ne plait pas vraiment à tout le monde ici. D’ailleurs, ce genre de jeu ne s’exporte quasiment jamais jusque chez nous les petits belges. Malgré ce fait incontestable, dés aujourd’hui Danganronpa 2 : Goodbye Despair tente le coup de l’incruste dans les chaumières du pays et je vous assure que c’est une très bonne chose ! Après y avoir geeké comme un dingue depuis quelques jours, c’est l’heure du bilan : Je suis 100% sous le charme de ce jeu d’aventure textuel, lequel me semblait à la base des plus rébarbatif à moi aussi. Danganronpa 2 : Goodbye Despair m’a plongé dans un univers aussi beau que décalé, il m’a permis de vivre une histoire spectaculaire et m’a enfin proposé une nouvelle expérience digne de ce nom sur PS Vita, une expérience unique en son genre.

Une spécialité japonaise

Ça vous inspire confiance à vous ?

Étant donné son concept très particulier et son style parfois méconnu chez nous en Europe, il est bon que je vous spécifie que la saga Danganronpa fait dans le « Visual Novel », c’est à dire qu’il s’agit de jeux d’aventure textuels japonais, souvent reconnus pour leurs scénarios, leurs dessins très typiques mangas et enfin sur par leurs interminables dialogues entre les nombreux personnages. Danganronpa 2 : Goodbye Despair pourrait éventuellement se résumer à cela, mais ce serait un crime de ne pas vous en dire plus, car il est et vaut bien plus ! Je le conçois, si vous n’êtes pas le moins du monde intéressée par phases de conversations entre étudiants, par de l’investigation intensive et des mini-jeux un peu casse-tête, cela pourrait être difficile de vous convaincre que vous trouverez du plaisir dans ce nouveau titre signé Spike Chunsoft, mais je vais tout de même essayer.

Pour bien vous placer le décor, j’ai envie de dire que Danganronpa 2, c’est un soft fait d’une grosse dose de la série « Les Experts à Miami »(pour le soleil et les plages), un peu de « Battle Royale » (pour les meurtres bizarroïdes entre étudiants), une touche de « Persona » (pour l’aspect visuel) et une pincée de « Phoenix Wright »(pour l’aspect procès et justicier). Le tout bien mélangé donne ce fantastique jeu d’investigation, où chaque analyse d’une scène de crime débouche sur un conseil de classe toujours très agité, où accusations gratuites, fausses preuves, arguments valables, informations plus ou moins fiables pleuvent pour acculer l’assassin présumé. La moindre erreur de la part du joueur dans son enquête et/ou dans sa conclusion est strictement interdite, sans quoi le véritable meurtrier s’en tirera blanc-comme neige. Lequel n’aura pas le moindre scrupule à abandonner ses camarades entre les mains de l’ourson Monokuma, toujours bien au fait quand il faut punir de mort un truand même innocent.

Que l’enquête commence !

Faites copain copain avec, ce ne sera que tout bénef’

Pour débuter le jeu, le joueur incarne le jeune Hajime Hinata, un des seize brillants élèves fraîchement invités à intégrer la prestigieuse école Hope’s Peak Academy. Cette institution ne regroupe que la crème de la crème, rien que les meilleurs étudiants japonais, tous élus pour leur excellence dans une discipline bien particulière. On entame la partie quand ces seize petits nouveaux débarquent en classe pour former une nouvelle promotion et ainsi vivre leur premier jour d’école. Seulement, alors que les présentations sont à peine entamées, ces jeunes gens se voient tous drogués et endormis pour être transporté sur une île inconnue. Les seize se réveilleront peu après pour vivre un voyage scolaire que je qualifierai simplement de « mortel ». Genre une expérience comparable à une véritable torture mentale tant pour le joueur que les personnages à l’écran.

Une fois revenus à eux, c’est sous un soleil de plomb qu’ils rencontrent leur titulaire de classe, la bien nommée Unami. Cette étrange lapine rose leur semble gentille, aidante et pleine de bonté. Elle leur présente même leur arrivée sur l’île comme un joli et joyeux camp de rencontre de début d’année ! Que du bonheur se dit on, mais seulement jusqu’à l’arrivée de Monokuma ! Cet ours en peluche pas très net va transformer le voyage des étudiants en un sacré cauchemar (intellectuel) morbide. Comme dans le premier volet du jeu, Monokuma annonce joyeusement aux élèves leur triste sort : la seule et unique façon de sortir de l’île vivant, c’est simplement de tuer l’un de ses petits camarades et évidemment, il faut le faire sans se faire capter par les autres. C’est ainsi que démarre les problèmes et avec eux les premières éliminations. Chaque meurtre donne lieu à un examen complet de la scène de crime, à une analyse de découvertes faites sur le terrain et enfin à un procès où les élèves doivent désigner un coupable. Si celui-ci est justement découvert, il sera exécuté sans délais. Dans le cas contraire, le meurtrier est libéré et ce sont ses camarades de classe qui seront les victimes de l’ourson… Comme je vous le disais, on a pas droit à la moindre erreur et c’est génial ! Je vous l’assure, chaque scène est hyper tendue…

Danganronpa 2 est arrivé à me plonger dans un univers très tordu, mais diablement prenant. Il multiplie les artifices, les coups de théâtres, les petites informations perturbantes pour ne jamais être 100% sur de soi,… et par sa mise en scène très réussie, ce titre est parvenu à m’obséder, à ne jamais relâcher l’emprise qu’il avait sur moi et ce chapitre après chapitre. Les meurtres étranges et situations rocambolesques sont légions et font qu’on ne s’ennuie que rarement avant d’arriver à la terrifiante scène du jugement.

Et PS Vita en main ?

Un manga interactif malsain

Je vous l’avoue de suite, le cœur du gameplay consiste souvent à faire défiler une incommensurable masse de dialogues entre deux séquences de point’n click où l’on se lance dans une recherche de preuves et une récolte de pièces à conviction. Ces dialogues sont majoritairement intéressants et très importants pour l’enquête, mais à d’autres moments, ils peuvent aussi se montrer assez difficile à suivre, à comprendre et donc particulièrement indigestes. Il faut savoir que Draganronpa 2 : Goodbye Despair n’est disponible qu’en japonais ou en anglais, et donc, qu’il exige une excellente maîtrise d’une de ces deux langues. Je ne suis pas le plus balèze in english, mais je ne suis pas le plus nul non plus. Avec mes connaissances scolaires et ma pratique semi-régulière de gaming-journalist, j’ai bien eu quelques soucis de compréhension à certains moments clés du jeu, des petits troubles qui m’ont un peu gâché le plaisir. J’ai plusieurs fois du recourir à l’accompagnement en jeu de mon fidèle dictionnaire ! L’absence d’une VF est à mon sens le plus gros point noir de ce Danganronpa 2. Anglophobes prenez-en bonne note…

Néanmoins, le gameplay se montre très riche. Du côté des périodes de dialogues notamment, puisqu’il est à présent possible de soutenir un autre personnage dans son argumentation, et plus seulement de tout réfuter en bloc avec un simple contre argument. En cours de partie, vous serez amenés à enquêter sur vos camarades de classe et éventuellement à leur offrir des petits cadeaux pour vous assurer une bonne relation et leur soutien. Si vous leur offrez les bons cadeaux (en prenant en compte les goûts de chacun et ce que vous dénichez en route), l’amitié entre personnages augmenteras et vous fera obtenir des cristaux. Ceux-ci serviront de monnaie d’échange pour acquérir de nouvelles compétences en allant discuter avec d’Usami la lapine. Ceux-ci pour se donner davantage de droits à l’erreur juste avant une scène de procès. Les déplacements du personnage quant à eux se font à la première personne mais un mode de déplacement transversal, qui permet de se déplacer plus aisément à travers les différents écrans de jeu, est aussi disponible et privilégié par votre rédacteur préféré. De temps à autres, les échanges sont entre les protagonistes sont agrémentés de mini-jeux, pour la plupart assez sympathiques, le genre de petits casses têtes comme on en voit dans beaucoup d’autres titres et passent toujours aussi bien. D’autres par contre sont un peu plus complexes et parfois assez difficiles à appréhender, même s’ils sont souvent introduits par des didacticiels super complets. Ils m’ont forcé à redémarrer le jeu quelques fois, histoire de m’assurer la victoire !

Une aventure pour les braves

Qui est le tueur ? La est là question

Spike Chunsoft a fait un pari audacieux. Celui de nous proposer un jeu qui, à la base, n’intéresse pas les gamers de cette zone. Et d’après moi, ils ont gagné ce pari fastoche vas y que je te roule dans la farine et que je t’en met plein la vue ! Voilà enfin une série de jeu japonaise qui a sa place chez nous sans la moindre contestation ! Le gameplay pouvait se montrer un peu rébarbatif et c’est vrai qu’il l’est un peu par moment, mais tout est tellement superbement bien mis en scène, qu’on oublie vite ce petit soucis. A vrai dire, le seul point dommageable que j’ai envie de soulever, c’est que ce Goodbye Despair n’aie pas été traduit en français (juste sous titrée hein, car les voix japonaise ça déchire!) pour améliorer notre compréhension des nombreuses subtilités présentes dans les très riches dialogues. Dangaronpa 2 apporte un petit vent de fraîcheur chez nous via son concept riche et original pour nous occidentaux. Quel univers malsain, quelle intensité, quel stress, quelle qualité graphique, quelle prise de tête diabolique et surtout quel fin de jeu surprenante ! C’est immense. De plus, vu la misère de la PS Vita, ce serait presque scandaleux de passer à côté de ce titre.

NOTE FINALE : 16 / 20

On aime :

  • Visuellement super beau
  • Les scènes de procès sont super intense
  • Bonne durée de vie et intéressant à long terme
  • Scénario balèze (surtout sa fin surprenante)
  • Avec les voix "Jap", on se croirait dans un anime interactif !
  • Les personnalités spécifiques de chaque protagoniste
  • Le côté malsain et totalement décalé du jeu

On aime moins :

  • Des concepts de jeu pas toujours intuitifs
  • Disponible uniquement en anglais (ou en Jap)
  • Des dialogues parfois inutiles et longuets
  • Trop de phases où le joueur est "passif"
  • Avoir joué le premier opus est un gros avantage
  • Capacités tactiles de la PS Vita non-utilisées

Fiche de jeu

Titre: Danganronpa 2: Goodbye Despair Développeur(s): Spike Chunsoft Editeurs: Spike Chunsoft/NIS America, Inc. Genre(s): Adventure/Shooter Date de sortie: 26/07/2012 Plateformes: PSP PSPN VITA PSNV CERO: D
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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par Laurent Laurent, il y a 5 ans. This post has been viewed 1447 times

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