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Test : Akiba’s Trip – Undead & Undressed

Un city trip japonais, des vampires et des petites culottes…

Laurent le 7 octobre 2014

Vous êtes dévorés par l’idée d’aller visiter le célèbre quartier d’Akihabara depuis de nombreuses années ? Ça tombe bien, Akiba’s Trip 2 vous le propose mais à l’unique condition de vous lancer dans une chasse aux vampires particulièrement spéciale. En effet, cet arrondissement de la ville de Tokyo ne se porte pas très bien en ce moment, il paraît qu’une belle bande de suceurs de sang s’attaquent à de pauvres jeunes gens au cœur pur. Si vous décidez d’être quand même du voyage, il va vous falloir arpenter les rues de Tokyo pour bastonner des gens, essayer de les désaper aux max pour mieux les exposer au soleil afin de vérifier s’ils brûlent. Moi, je viens de faire cette fameuse excursion. Laquelle s’annonce certainement très sexy, mais qui malheureusement ne restera vraiment pas gravée dans ma mémoire pour la cause…

Akihabara va mal en ce moment

Ce quartier de la ville de Tokyo, réputé et connu de tous pour ses boutiques d’électronique et ses mangas, ne se porte pas bien. Il se trouve que des vampires sont récemment apparus et qu’ils s’attaquent de plus en plus fréquemment à des étudiants sans défenses. Le héro que vous incarnerez dans Akiba’s Trip 2 quant à lui, est un gars on ne peut plus normal à la base. Il voulait tout simplement compléter sa collection de figurines avec un super collector et se voit kidnappé par ces satanés draineurs de sang. L’aventure prend d’ailleurs ses débuts quand celui-ci se retrouve pieds et points liés sur une table d’opération, prêt à passer à la casserole. Le mystérieux et vilain Dandy, avant de passer à l’acte, lui promet qu’en se laissant faire, un destin de Magaimono (vampire diabolique super-puissant) l’attendra. Heureusement, à la dernière seconde avant la transformation finale, l’intervention musclée de Shizuku le sauve, le ranime et le soigne en mêlant son propre sang au héro. Shizuku, c’est une Yagami, c’est à dire une magnifique vampire chasseuse de méchants-vampires. Et pour le sauver des ténèbres, elle vient de faire de notre héro la même créature qu’elle.

La troupe d’intervention qui lutte contre les vampires

Il n’en faudra pas plus pour lier les deux combattants tant dans l’adversité que dans leurs objectifs. Ils rejoindront le groupe d’intervention d’Akihabara dans leur QG (à savoir une boutique de mangas), histoire d’élaborer moult stratégies pour nettoyer les rues de la menace, ce en gardant en tête la seule et unique règle concernant les vampires : Ils ne supportent pas le soleil et la lumière du jour. Rien de plus simple donc pour dénicher les viles créatures suceuses de sang, il faut parcourir les rues de l’arrondissement, un peu bastonner les suspects, puis les foutre à poil ! S’ils fondent en quelques instants à même le pavé, c’est que c’est gagné.

Aux premiers abords, le concept peut paraître intéressant et il l’est. Mettre en slip quelques gaillards bien bâtis et bien plus souvent en petite culotte de superbes passantes, c’est sympa il faut bien l’avouer. Mais ça ne l’est ici seulement que pour quelques minutes, car à la longue, ça devient très répétitif, il ne se passe plus rien dans nos slips à nous et en s’ennuie ferme. A vrai dire, le plus intéressant dans Akiba’s Trip Undead & Undressed, c’est encore de se balader dans les rues de l’Electric Town comme on l’appelle là bas.

Acquire, en qualité de développeur, a voulu aller très loin en reproduisant aussi fidèlement que possible le quartier d’Akihabara. Ainsi, en se promenant innocemment avec l’avatar jouable dans les rues, on retrouve les différents magasins, échoppes et autres enseignes connues, placées telles qu’elles le sont dans la réalité. Les pubs, les musiques, les styles vestimentaires des autochtones, tout est là pour rendre le décor le plus authentique possible et c’est une belle réussite, voir même très impressionnant. Il ne manquerait plus que l’odeur de bouffe asiatique pour s’y croire même si l’affichage manque cruellement de qualité ! Le problème, c’est que je viens de résumer en un seul paragraphe le seul point fort du jeu, car pour le reste c’est pas brillant.

A poil j’ai dit ! Et vite…

Quand j’ai joué à Akiba’s Trip : Undead & Undressed, j’ai eu l’impression d’avoir à faire avec un jeu issu d’une bibliothèque PS2. Je ne vais pas tourner autour du pot, le jeu est clairement moche et nul techniquement. Les couleurs sont un peu fades, il y a de l’aliasing partout, la gestion de la caméra c’est n’importe quoi, on cogne des murs invisibles, on ne compte plus les collisions fantômes dans la foule, les animations ne sont pas crédibles ou précises pour un sou, l’équipement flotte étrangement dans le dos des personnages, la progression dans les rues est même un calvaire tant il y a de temps de chargement (parfois horriblement longs) tous les 30 pas, et au final le gameplay n’a aucun punch.

Se rincer l’œil, c’est tout !

Comme je le disais, si le principe de mettre à poil les ennemis fait marrer au début, les combats sont tellement rigides et peu passionnants, les angles de sont caméras tellement moisis, que cela rend les bastons beaucoup trop brouillonnes que pour être un minimum captivant. On tape le plus souvent dans le vide que sur son opposant quand bien même on essaie d’utiliser le pseudo système tout aussi pourri de verrouillage de cibles. La garde comme les contres sont tellement difficiles à placer et inutiles qu’en tapant un peu sur toutes les touches au pif, on s’en sort mieux qu’en réfléchissant.

Malgré tout, il y a de la lumière au bout du tunnel, le système de déshabillage en QTE fait son travail et fait de l’effet. Après avoir tabassé le vampire comme il se doit pour l’affaiblir et le débrailler en variant entre attaque à la tête (touche triangle), à l’estomac (touche carré) et aux jambes (touche X), ces mêmes touches serviront ensuite à arracher le vêtement porté aux différents endroits du corps lorsque le petit visuel s’affichera pour déterminer que c’est le bon timing. En cas de réussite démarre alors la séquence de QTE bien perverse, où il faut désaper un maximum la victime jusqu’à ce que tout le monde s’évanouisse devant tant de nu ! C’est sympa à mater et c’est aussi dans ce cas là que le plus gros du loot tombe et que les bonus d’EXP se comptabilisent.

On récupère plein de pognon, des objets à revendre ou à transformer, des pièces d’équipement,… Des objets qui non seulement modifient l’apparence de votre personnage, mais qui peuvent surtout bien améliorer ses caractéristiques de combat. Et vu que les combats ne sont guère passionnants, ils se montrent également précieux dans la détection de vampires dans la foule, comme ça on ne perd pas de temps à se battre inutilement ou trop longtemps ! Et puis, si on se plante ou qu’on va trop loin dans la recherche des vampires, il ne faudra pas longtemps avant de voir intervenir des flics pour nous embarquer et nous coller des PV .

Les amis bizarres qui servent à rien

Dans Akiba’s Trip : Undead & Undressed, il y a plusieurs possibilités scénaristiques, plusieurs directions possibles et donc plusieurs fins de jeu disponibles. Celles-ci dépendront principalement de vos choix durant les dialogues et de liens qui se créeront entre le personnage principal et les alliés rencontrés au fil de l’aventure. Le titre propose ainsi plusieurs lignes de dialogue, des choix multiples et la possibilité de varier les accompagnatrices pour les missions à venir afin d’augmenter l’amitié entre les protagonistes. Évidemment, chaque allié possède des compétences propres et peuvent à de rares moments se montrer utiles. Le choix de l’un ou de l’autre ne se fait qu’au bon vouloir du joueur, de son affinité propre avec l’une ou l’autre des gonzesses tant leur implication est minime tant dans le gameplay et que dans les différence entre les différentes fins de jeu proposées, différentes mais toutes les mêmes à peu de choses près.

Akihabara est des plus fidèle à la réalité

Ce qui me lance sur d’autres bizarreries du soft, les différents niveaux de difficulté et l’intelligence artificielle des alliés. Logiquement, le niveau de difficulté grimpe au fil de l’aventure, mais elle monte tellement brutalement d’un chapitre à l’autre qu’il faudra impérativement s’atteler à résoudre quelques objectifs secondaires dans les chapitres précédents avant de se lancer dans une nouvelle quête principale, histoire de s’améliorer un peu. Sinon, c’est l’échec assuré. De plus, l’agressivité et les talents de l’IA de Shizuku et des autres alliés sont eux aussi très inégaux et la belle ne servira par exemple plus à rien après quelques missions, sauf exploit étrange. Enfin, faut il encore avoir l’envie de continuer à jouer, car ces quêtes ne sont pas bien folichonnes non plus. En fait c’est bien simple, elles sont pratiquement toujours les mêmes ! Seules quelques unes arrivent à dénoter un peu et à ne pas s’endormir pad en main, je parle des malheureuses missions où les objectifs ne se cantonnent pas à nous proposer une baston.

Un peu de perversion et c’est tout

La technique est foireuse et gâche tout

Pour résumé et conclure poliment cette review, je dirais qu’Akiba’s Trip : Undead & Undressed, c’est un enchaînement de missions sans le moindre intérêt dans un décor laid, mais diablement bien fichu au vu de sa fidélité à la réalité. Les combats sont lassants et mal foutus, le gameplay lourd et pénible et on ne prend au final que très peu de plaisir à déshabiller les gens, à utiliser la force pour voir la petite culotte de japonaises sexy. Même si l’idée de base partait d’un concept intéressant, que l’ambiance 100% nippone était présente et que j’ai ressenti qu’il y avait eu du travail dans le développement de ce soft, il m’a été très difficile de me laisser embarquer dans une telle histoire tant la dimension technique ratée est venue détruire toutes mes tentatives d’immersion.

C’est triste, mais ce jeu est indigne de ce qui se fait à l’heure actuelle, tant ses défauts sont gros comme des maisons. Il a raté sa sortie, qui aurait du avoir lieu au début des années 2000 sur PS2 et pas en 2014 sur base du premier opus. A cette époque, il aurait réussi à m’impressionner et aurait fait un carton ! Là, il m’a plus servi à jouer les pervers et le voyeur de jeune filles durant quelques minutes, qu’à réellement me procurer des sensations ou du plaisir de jeu. Dommage…

 

NOTE FINALE : 09/20

 

On aime :

  • La belle reproduction du quartier d'Akihabara
  • La chouette ambiance 100% japonaise
  • Il y a plusieurs manières de finir le soft
  • Des dessins "manga" très jolis
  • Personnages sympathiques et agréables
  • Quelques missions secondaires
  • A poil la gonzesse !

On aime moins :

  • Phases de combat pas précises pour un sou
  • Des angles de caméra moisis
  • Beaucoup trop répétitif dans son concept
  • Graphismes manquant de finesse en plein jeu
  • Gameplay lent et sans punch
  • Pas toujours très fluide en terme d'affichage
  • Beaucoup de temps de chargement
  • Pas de version sous-titrée FR disponible
  • Pas très équilibré au niveau de sa difficulté
  • Des IA un peu bizarres

Fiche de jeu

Titre: Akiba's Trip: Undead & Undressed Développeur(s): Acquire Editeurs: Acquire/XSEED Games Genre(s): Action-Adventure Date de sortie: 07/11/2013 Plateformes: PS3 PS3N VITA PSNV PS4 CERO: C
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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par Laurent Laurent, il y a 4 ans et 6 mois. This post has been viewed 2901 times

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