Rendez-moi ma virginité !

— Bastien
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[TEST] Alien Isolation

Enfin un jeu Alien digne de la franchise?

The Dude le 12 octobre 2014

Depuis 35 ans, la franchise de films, livres et comics « Alien » a fait voir le jour à toute une série de jeux-vidéo, au succès plus ou moins mitigé. Ainsi, les deux premiers « Aliens vs Predator » sont devenu des fleurons du genre – alors que « Aliens : Colonial Marines », a été un jeu communément perçu comme horriblement bâclé. Quand les rumeurs d’un nouveau jeu, retournant aux sources du premier film, commencèrent à circuler, bon nombre de gamers, fans de la série, anticipaient le pire …

Petit encart nostalgique et tout à fait anecdotique. Tout comme à l’époque TRON m’avait branché à 100% sur l’informatique et les jeux vidéo, Alien, sorti en 1979, m’a fait le même effet niveau genre cinématographique. Je me souviens encore comme si c’était hier : mon père me dépose au cinéma pour aller voir « Goldorak« , le long métrage. Sauf qu’au lieu d’aller dans la salle de droite, je vais dans la salle de gauche (j’avais pas mes Kickers ce jour-là, il faut croire). Et à l’age de 10 ans à peine, je subissais l’effet Alien. Et depuis lors, le genre horreur/science fiction dans les médias, ainsi que les jeux-vidéo, sont devenus mes passions.

Alien, le commencement.

Belle gosse vous dites ?

Mais retournons à nos oignons et faisons l’autopsie de cet Alien : Isolation. Dans le jeu, vous incarnez Ripley…pas Ellen, mais sa fille, Amanda. Si vous avez vu le Director’s Cut d’Aliens, on parle brièvement du fait que Ripley avait une petite fille, d’ailleurs : le jeu s’inscrit donc parfaitement dans la chronologie des films…15 ans après les événements décrits dans Alien, Amanda, adulte maintenant, est ingénieur spatial, et cherche toujours après sa mère. Un jour, on lui propose de se rendre sur la station orbitale de Sevastopol, car la boite noire du Nostromo à été trouvée et est analysée par les scientifiques de la station.

Mais dès son arrivée, Amanda va vite se rendre compte que les choses ne vont pas bien du tout : la station est sous quarantaine, le personnel est plutôt aux abonnés absents, les androïdes de service sont fous et s’attaquent à tout ce qui bouge… et une présence prédatrice, mortelle et indestructible traque Ripley dans les coursives de Sevastopol.

 

Aux sources du Survival Horror!

Quand on y pense, les tribulations de Ellen Ripley dans Alien, le film, c’est un peu l’archétype de ce qui allait par la suite devenir le genre vidéo-ludique du survival-horror : le joueur doit, avec un minimum de ressources et d’armes, réussir à survivre aux assauts de créatures maléfiques. Alien : Isolation referme le cercle et opère un retour aux sources du survival-horror. Ripley débarque sans armes à Sevastopol, et les rares armes qu’elle trouve n’ont de toute façon pas d’effet sur la créature. Au mieux, elle peut se défendre contre les autres survivants qui ont adopté la loi du plus fort. Mais la meilleure défense est la furtivité et la distraction, voire la fuite. Vous allez pouvoir trouver des composants divers afin de créer tout un arsenal de leurres, cocktails Molotov et kits de premiers secours. La défense est votre meilleure stratégie, et même si le jeu est en vue FPS, ne tentez pas de jouer ce jeu comme un FPS, car c’est la meilleure recette pour un désastre ! Le jeu se joue donc comme un Amnesia ou encore un Outlast, et vous allez apprendre à aimer les recoins obscurs, les conduits d’aération et autres intérieurs de placards !

Haute fidélité.

Rien de bien nouveau au niveau du gameplay alors, allez vous dire. certes. Mais l’implémentation de ce genre de jeu dans l’univers Alien à été faite avec génie ! Déjà, graphiquement, même si le jeu est modeste et se permet de tourner sur pas mal de configurations, on fait un saut dans le temps : tous les décors ont été traduits dans le jeu avec une fidélité frisant la folie. D’ailleurs, on sait que Creative Assembly s’est servi des dessins de production design du film. Chaque porte, chaque sas, chaque objet présent dans le jeu est une copie conforme de ce qu’on peut voir dans Alien. D’ailleurs, le parti pris ne s’arrête pas là : on a même droit aux écrans CRT vidéo « rétro » d’un film de science-fiction tourné dans les années 70… mais cette haute fidélité continue même dans la coulisse sonore. Outre les musiques d’ambiance tirées directement de la partition de Jerry Goldsmith, nous avons aussi tous les sons iconiques du premier film : bruit du détecteur de mouvement, bruit du sas « iris » qui s’ouvre et se ferme. Et puis les cris et bruits de pas du monstre ! L’atmosphère des couloirs, les effets de lumière, de fumées, tout est une copie conforme de ce qu’on sait de l’original. C’est véritablement une lettre d’amour au look du premier film.

 

Le fils de Kane…

Toujours dans ce genre de situation que je ressens le besoin de péter …

Mais qu’en est-il de la « star » de cette épopée vidéo-ludique : l’Alien ? Et bien les promesses ont effectivement étés tenues pour une fois ! L’Alien vous traque pendant la plupart du jeu plus ou moins agressivement et va au fur et à mesure de votre progression, s’adapter à vos tactiques. Vous vous cachez tout le temps dans les placards ? Il va lire en vous et finira par vous piéger. Vous abusez des leurres ? La créature ne se laissera plus prendre au piège. Et si le lance-flammes que vous trouvez à un certain moment du jeu va pouvoir tenir à l’écart le monstre dans un premier temps, la bête va finir par surpasser sa peur primordiale du feu et vous sauter dessus quand même !

Pas de triche non plus en ce qui concerne la traque : l’Alien vous poursuit réellement et n’apparaît à aucun moment « par magie ». Il n’y a que très peu d’apparitions scriptées de la bête, et pour tout vous dire, cela m’a pas choqué du tout car c’était dans la logique des choses. Sinon, le monstre vous chasse vraiment, et va emprunter tous les chemins possibles pour atteindre sa proie.

Mais il y a aussi les autres survivants de Sevastopol, ainsi que des Androïdes fous (un thème cher à la série, merci au traître Ash !) qui vont vous causer pas mal d’ennui, et il faudra adapter vos stratégies de survie en tenant compte de ces ennemis également.

Longévité et rejouabilité.

Ce qui m’a extrêmement surpris était la longueur de la campagne principale : je pense que je dois pas être très loin de la vingtaine d’heures, ce qui est assez remarquable pour un tel titre où finalement, on ne fait que survivre. Sevastopol est vaste, et même si on opère parfois des allers-retours, le scénario reste intéressant et prenant jusqu’à la fin, hormis deux ou trois séquences simplistes mais qui vont ravir les fans du film. Bon nombre de chemins vont rester bloqués car il vous manque les outils pour forcer le passage, mais comme vous pouvez retourner sur vos pas, cela donne une petite tangente Metroidvania au jeu, augmentant dans la foulée la rejouabilité. Perso, je vais voir si je peux pas avoir un petit achievment Steam et rejouer toute la campagne sans mourir une seule fois.

Et mourir, vous allez le faire ! La moindre inattention ou geste irréfléchi en présence du monstre va vous envoyer ad patres. Heureusement, le titre possède un chouette système de sauvegardes… non automatiques. Pas d’auto-checkpoint donc, et d’ailleurs, ces points, ou il faut attendre trois secondes avant de réellement pouvoir sauvegarder, représentent à elles seules un moment de profonde angoisse. Est-ce que je lance la sauvegarde, alors que je sais que l’Alien pourrait me sauter dessus, ou j’attends, tapis dans l’obscurité, en attendant que le monstre s’éloigne ?

Vous avez aussi le mode de jeu survival, qui au-delà de la campagne vous propose des mini-missions à l’intérieur du Sevastopol, où il vous faut accomplir certaines taches avant que le temps vienne à vous manquer. Et pour finir, il y a aussi les éternels DLC qui vont arriver et agrémenter l’expérience. Crew Expendable, ou vous allez revivre la séquence ou l’équipe du Nostromo essaye d’expulser l’Alien par le sas, et Survivor, ou vous incarnez Ellen Ripley, et sa course folle pour faire sauter le Nostromo avant de s’enfuir à bord du Narcissus.

Un organisme parfait…

Pour finir, Alien : Isolation est, malgré les craintes qu’on pouvait avoir, un excellent survival-horror avec des mécanismes bien rodés, une tension constante. Bref, après de nombreux essais mal transformés, une digne entrée dans les jeux Alien !

On aime :

  • Du bon survival-horror
  • Rendu parfait de l'atmosphère du film
  • Durée respectable

On aime moins :

  • Quelques lenteurs
  • Impitoyable par moments

Fiche de jeu

Titre: Alien: Isolation Développeur(s): The Creative Assembly Editeurs: Sega Genre(s): Action-Adventure Date de sortie: 06/10/2014 Plateformes: X360 PS3 XBGS PS3N PC XONE PS4 PEGI: 18+
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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par The Dude The Dude, il y a 4 ans et 7 mois. This post has been viewed 3372 times

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