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[Test] Wolfenstein : The Old Blood

Parce que tout tourne toujours autour de la saucisse chez les Allemands …

The Dude le 17 juin 2015

Wolfenstein : The New Order était, l’année dernière, la bonne surprise dans le genre FPS archi-scripté. En effet, le retour de William J. Blazkovicz dans cette énième mouture de la série qui a véritablement projeté le FPS moderne était un excellent défouloir grâce à son gameplay nerveux, véritable retour aux sources du genre et son histoire dystopique à souhait (les Nazis ont gagnés la guerre, Blazcovicz passe 14 ans dans un état végétatif et revient en 1960 parmi les vivants pour découvrir un monde dominé par la Swastika) avaient fait l’unanimité : Wolfenstein, c’est un peu le Retour du Roi, les Hobbits en moins.

J'en connais un qui va se sentir kaput dans 4 secondes.

J’en connais un qui va se sentir kaput dans 4 secondes.

Pour ce 10ème épisode de la série (eh oui… tout ça déjà, si on compte les versions 2D sur Apple des années 80), The Old Blood est en fait une prequel à The New Order, sous forme de stand-alone à télécharger. Sur plusieurs chapitres, divisés en deux parties, notre héros va une fois de plus s’adonner à ce qu’il sait faire de mieux : massacrer du Nazi. The Old Blood s’inscrit dans la même trame temporelle que son grand frère : nous sommes en 1946 et grâce aux avancés technologiques et recherches occultes que les Nazis ont acquis, la 2ème guerre mondiale est toujours d’actualité, et d’ailleurs, ça va de mal en pire pour les Alliés. Deathshead, l’ennemi juré de Blazkovicz, fournit au Reich des machines de guerre de plus en plus formidables, forçant ainsi les alliés à retrouver sa trace. Pour ce faire, Blazkovicz infiltre les lignes ennemies dans la première partie. Mais l’infiltration échoue et notre héros se retrouve enfermé dans une prison aux relents de chambre de torture. Et pour se sortir de ce pétrin, il va devoir composer avec un couteau et une fourchette … pour ainsi dire, pas grand chose. Cette première partie met principalement l’accent sur l’approche furtive et l’ambiance carcérale. L’absence d’arsenal digne de ce nom et la présence d’ennemis quasi surpuissants s’y prête à merveille.

Nazi Zombies with Machineguns !

Vous admirez mon style ?

Vous admirez mon style ?

Mais tout bascule dans la deuxième partie. En effet, Blazkovicz va tomber sur les machinations de Helga von Schabbs, une archéologue à la solde des teutons qui essaye de ressusciter la puissance des anciens rois germaniques. (ndlr.: rien que ça) Au menu : retour au château Wolfenstein, ses cryptes, ses morts-vivants, ses malédictions anciennes et ses secrets qu’il aurait mieux fallu ne pas déterrer. Dans cette partie, plus axée action/combat, vous vous retrouverez la plupart du temps sous l’assaut de hordes de zombies. Niveau atmosphère, on profite d’un beau rappel de ce qui faisait le charme de Return to Castle Wolfenstein, sorti en 2001, ou encore Wolfenstein, épisode sorti en 2009 qui puisaient à fond dans la pseudo-science, la mythologie et l’occultisme sous le règne du IIIème Reich.

Gothic Monsters from the Crypt Attack!

The Old Blood (encore plus que son prédécesseur) adopte un style très Inglorious Basterds (jusqu’à lui emprunter le style des chapitres à la Tarantino). En même temps, on se trouve aussi tout à fait dans une ambiance très Les aventuriers de l’arche perdue, avec ses vilains plus grand que nature, au-delà de la caricature. Faut voir la brave Helga, descendante directe des Valkyries, chignon serré, physique abject et jambe prosthétique, ainsi que Rudi et son berger allemand bionique Greta. Du grand art !  Niveau gameplay, ça reste du New Order, il y a des secrets à trouver, on peut débloquer des « Perks » pour améliorer les compétences de Blazkovicz, il y a toute une série de nouvelles armes (qui, comme dans l’épisode précédent, peuvent être utilisées par paire). Et puis on peut s’essayer aux challenges, c’est-a-dire finir les différents niveaux le plus rapidement avec le plus grand score possible. C’est donc du bon FPS à couloir mais contrairement à d’autres jeux à séries, ici, le genre trouve ses lettres de noblesse.

Un pont trop loin?

Mais malgré ça, tout n’est pas rose dans le pays de Old Blood. Add-on oblige, la campagne se termine en niveau de difficulté moyenne assez rapidement (perso, j’ai fait le tour en 4 heures, et ce, en cherchant un peu après tous les secrets). Et à 19€, la pilule pourrait sembler difficile à avaler. Ceci dit, les fans de la série apprécieront, les autres attendront peut-être les soldes sur Steam ou achèteront New Order et The Old Blood en bundle. Aussi, The Old Blood n’ajoute que peu de choses mis à part le nouvel arsenal. Mais l’histoire sent bon et permet à tous les amoureux de New Order de frissonner de plaisir en compagnie de leur machine de guerre ambulante préférée !

 

 

On aime :

  • Toujours plus de Blazkovicz
  • Toujours plus de Nazis occultes à dégommer

On aime moins :

  • Un poil trop cher pour la durée de jeu offerte

Fiche de jeu

Titre: Wolfenstein: The Old Blood Développeur(s): MachineGames Editeurs: Bethesda Softworks Genre(s): First-Person Shooter Date de sortie: 05/05/2015 Plateformes: PC XONE PS4
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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par The Dude The Dude, il y a 4 ans et 1 mois. This post has been viewed 4060 times

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