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C’était mieux avant : XCOM2

Vous saurez tout sur la franchise XCOM / UFO

The Dude le 10 mars 2016

Le 5 février dernier, XCOM2, deuxième volet du reboot de la franchise UFO/XCOM est sorti et a su ravir les fans de la série originale. Petit retour aux sources.

C’est en 1994 que Mythos Games, édité alors par la légendaire boîte MicroProse, sort UFO : Enemy Unknown. Successeur spirituel de Laser Squad, jeu sorti en 1988 sur nos bécanes préhistoriques, UFO reprenait les combats au tour par tour de ce dernier, le tout avec une vue isométrique, et y ajoutait une sérieuse couche de management de vos forces et bases dans un contexte d’invasion extraterrestre. Ainsi, il fallait gérer vos soldats, vos hangars, vos centres de recherche et de développement et autres centres de production tout en surveillant de très près le « Geoscape », représentation en 3D de notre Terre, afin d’y intercepter Ovnis, éliminer des attaques choc des aliens pour finalement réussir à repousser les envahisseurs (avec Roy Thinnes dans le rôle de David Vincent, qui a TOUT VU, bien sur…). Outre la difficulté que posait la guerre contre les xénos, il fallait tenter d’être un peu partout à la fois, et risquer d’éparpiller ses forces, car après chaque mois, les pays membres de l’organisation XCOM (vos sources de financement!) évaluaient vos efforts et agissaient en fonction… Si vous négligiez tel ou tel pays, il était plus que certain qu’il allait arrêter le financement et plus que probablement, passer chez l’ennemi.

UFO, tout en étant un ovni dans la scène Amiga et PC fleurissante, avait un franc succès et devint un titre-culte de manière quasi instantanée. Il eut une suite directe l’année d’après : Terror from the Deep, qui nous plongea dans les Fosses Abyssales de notre propre Terre car la destruction du cerveau-maître alien sur Mars dans le premier opus aurait réveillé des forces extraterrestres qui attendaient, plongés en hibernation, le moment propice, l’alignement stellaire, pour remonter à la surface et reprendre possession de notre monde, clin d’oeil à Lovecraft et R’lyeh oblige ! Terror from the Deep, outre un degré de difficulté nettement supérieur à son aïeul, innova assez bien le gameplay adapté aux fonds marins et fut, de fait, lui aussi acclamé.

Il aura fallu attendre deux ans pour voir débarquer X-Com Apocalypse, qui chamboula assez bien les habitués des deux premiers épisodes en rétrécissant le champ de bataille sur une énorme mégalopole, introduisant des graphiques plus détaillés, mais aussi en complexifiant un peu l’aspect gestion, en rendant les combats plus nerveux et enfin la possibilité de se battre en temps réel.

La vérité est ailleurs.

C’est à ce moment que, pour beaucoup de fans, la série commença sa longue descente dans l’univers impitoyable des produits dérivés. Je passerai volontiers sur XCOM : Interceptor (un essai mal développé qui remplaçait les combats terrestres par des dogfights en simulation de vol), ainsi que l’imbuvable XCOM : Enforcer, un shoot-em-up à la troisième personne quelconque.

En attendant le nouveau volet, on vit aussi l’émergence de clones : d’une part, la série des UFO After-Machin (Aftermath, Aftershock et Afterlight) qui reprenaient la même formule bien rodée, et qui, tout en voulant innover certains aspects (en particulier en transposant le gameplay des combats dans un monde en vraie 3D, beaucoup plus immersive que la vue du dessus isométrique des précédents volets), étaient des essais mal développés, souvent bourrés de bugs en tout genre. Mais malgré tous leurs défauts, c’était un véritable oasis dans le désert vu l’attente incessante d’un nouveau volet.  Il y eut aussi Xenonauts, une production indé très inspirée du premier titre, propulsant le joueur en pleine guerre froide.

Puis, courant 2010, des bruits de couloir concernant un nouveau XCOM commençaient à se faire entendre. On nous montrait des images de combats à la troisième personne en FPS tactique saupoudré de gestion de bases, R&D dans un univers très retro, faisant presque penser à du Fallout. Le pied next gen, en somme, pour les fans de la saga.

L’histoire nous a malheureusement démontrée qu’in fine, il en fut tout autrement. En effet, il fut décidé de donner à la saga un reboot, le fabuleux XCOM, sorti en 2012, alors que le jeu « Next-Gen » qu’on nous avait promis n’était finalement que la partie FPS tactique, auquel on avait enlevé toute la partie gestion. Ce jeu vit le jour après de multiples délais en 2013 sous le nom The Bureau : XCOM Declassified. Le jeu eut un accueil très mitigé après toute la hype qu’il avait généré. Surtout parce que la tactique de combat et la gestion de l’escouade étaient un peu confus, si pas un tantinet baclé. Le reste était certes correct, mais loin de ce qu’on espérait pour l’époque. Par contre, le reboot XCOM, malgré son parti pris (simplification de la gestion de l’unique base, et du micromanagement des troupes) fut, de manière générale, acclamé comme le digne successeur de la série. Ce qui lui valut donc une belle suite… belle… enfin… en quelques sortes.

Comment ça, on a perdu la guerre ?!

Car effectivement, et indépendamment du fait que vous aviez réussi à terminer victorieusement le conflit dans XCOM, XCOM2 débute avec une constatation amère : les aliens ont gagné. XCOM, l’organisation multi-gouvernementale et ses troupes de choc sous votre guidance à été démantelé, et l’humanité est entré dans une alliance malsaine et soi-disante ère de prospérité sous la houlette d’une dictature extraterrestre.  Les forces restantes d’XCOM sont partis dans le maquis et livrent une veritable guerrilla à l’envahisseur. Le début du jeu, servant de tutoriel, verra d’ailleurs votre liberation en tant que commandant par votre fidèle sergeant. Très rapidement, vous allez découvrir que la Resistance doit s’organiser. L’Avenger, OVNI volé aux aliens et votre nouvelle base d’operations héliportée (merci le clin d’oeil au Helicarrier du SHIELD), va devoir parcourir le globe pour rallier les enclaves de résistants, contrecarrer les plans des forces occupantes et surtout, découvrir des indices concernant le mystérieux projet Avatar.

La même chose, mais en mieux. Beaucoup mieux.

Une fois en jeu, force est de constater que Firaxis Games (déjà aux commandes du développement du 3ème volet) a repris XCOM et a amélioré quasi toutes les facettes du jeu. Et surtout, que contrairement à X-COM Apocalypse, cette fois-ci, ils ont excellé et mené l’opération de main de maître. Graphismes, gameplay lors des phases de combat et de gestion, tous les petits couacs qui pouvaient énerver ont été éliminés. Grande innovation : les classes ont été revues et corrigées et on se retrouve maintenant en plus du Sniper et Heavy habituels, avec le Ranger. Une classe très mobile et capable de corps-à-corps redoutables, ainsi que du Technicien, qui sera soit spécialiste dans le hacking ou alors Medic, ou un peu des deux. Car le système de skills évolutifs fait aussi son retour, et même si c’est toujours loin d’être parfait, le fait de devoir décider entre deux orientations vous permet de customiser vos soldats à tous les niveaux. D’ailleurs, la personnalisation cosmétique des soldats à été super revue et vous pouvez vous laisser aller à vos délires les plus patriotiques ou loufoques.

La simplification positive des phases de planification amorcée dans XCOM continue, dans le sens où vous n’aurez qu’un nombre fini de pièces spécifiques (labos, hangars etc) à construire au sein de votre Avenger. Loin de rendre la planification de base casu; au contraire, il faudra vraiment adapter vos builds à la réalité des événements du terrain. On se retrouve carrément avec des build orders à la sauce Starcraft, où, selon les actions de l’ennemi, il faudra préconiser plus la recherche ou plus le développement de soldats. Aussi, comme chaque partie commence avec des variables différentes, on peut très bien imaginer que le jeu, une fois fini, gardera un haut niveau de rejouabilité.

On peut peut-être juste lui reprocher d’être (encore un brin plus que son prédécesseur) un peu linéaire car très scénarisé, avec un très grand nombre de cinématiques, mais avec une histoire immersive qui vous fait vraiment ressentir la pression, surtout mi-jeu, lorsque vos soldats ne sont pas encore des surhommes, mais que parallèlement, on voit débarquer des robots et mechs sur le champ de bataille.

Bref, pour résumer, vous êtes fan de la série, ou vous avez découvert la saga avec le reboot et vous avez aimé, XCOM2 est encore meilleur sur quasi tous les plans. Un must.

On aime :

  • DIgne héritier de la franchise et splendide successeur d'XCOM
  • Gameplay rodé avec innovations

On aime moins :

  • Selon vos goûts, peut être impitoyable
  • Un peu linéaire car très scénarisé

Fiche de jeu

Titre: XCOM 2 Développeur(s): Firaxis Games/Feral Interactive Editeurs: 2K Games Genre(s): Strategy Date de sortie: 05/02/2016 Plateformes: MAC PC LIN
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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par The Dude The Dude, il y a 1 an et 4 mois. This post has been viewed 572 times

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