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[Test] Yo-Kai Watch

Le phénomène débarque en Belgique et avec lui, son jeu vidéo !

Laurent le 7 mai 2016

Attention… 3 – 2 – 1… La chasse est lancée ! Le tsunami Yo-Kai Watch arrive en Europe et il va littéralement tout rafler sur son passage. Les Yo-Kai, ces mignons petits monstres combattants, vont se voir déclinés en une multitude de produits dérivés et ils vont chercher à se faire une place dans chaque ménage Belge. Aujourd’hui, je suis là pour aborder la plus attendue de ses déclinaisons : Yo-Kai Watch dans sa version jeu vidéo sur 3DS. Un chouette RPG, certes déjà sorti au Japon depuis longtemps, mais qui va à coup sur séduire pas mal de monde à sa sortie chez nous.

Pikachu, ton heure a sonné !

Il m’est impossible de commencer ce test sans mettre en parallèle l’univers de Yo-Kai Watch et celui de Pokémon tant ceux-ci se ressemblent. Comme pour Pikachu est ses potes il y a de nombreuses années, on frise véritablement le phénomène de société là bas, au Pays du soleil levant, tant ces petits monstres se retrouvent absolument partout. A la base, Yo-Kai Watch est un manga qui fait fureur chez les enfants, elle est ensuite devenue une série animée diffusée à la télé depuis maintenant près de trois ans. Mais c’est surtout une histoire comme on les aime, qui conte une chasse à la bestiole magique, l’épopée d’un gamin qui va se livrer à de nombreux combats épiques entourés de valeurs primordiales : l’amitié, le respect, le courage, la gentillesse, l’empathie,…  Avec Yo-Kai Watch, j’ai pu dire définitivement adieu à Sacha du Bourg-Palette et j’ai pu accueillir à bras ouvert Nathan (bien qu’ici dans le jeu 3DS, il est possible de le nommer à votre guise voir même d’être une fille), c’est lui mon nouveau héro pour cette aventure aussi inoubliable qu’addictive.

La vraie, l'unique Yo-Kai Watch !!!

La vraie, l’unique Yo-Kai Watch !!!

La trame scénaristique de Yo-Kai Watch fait elle aussi un peu penser à celle de Pokémon. A la recherche d’insectes pour réaliser son projet d’été, Nathan rencontrera par le plus grand des hasards, au pied d’un arbre dans la forêt du temple de Granval, un distributeur de boules fossilisées. Ce que Nathan se sait pas encore à ce moment là, c’est qu’en mettant une pièce dans ce distributeur de boules mystiques, sa vie va prendre une toute autre tournure. Après avoir inséré son sou et tourné la molette, il sortira de l’appareil un petit fantôme du nom de Whisper, lequel expliquera à Nathan que les Yo-Kai sont des entités venues d’une autres dimension et qu’ils sont partout dans notre monde. Ils sont invisibles aux yeux des humains mais pourtant ces petits êtres influencent fortement le comportement des gens et le bon déroulement de leur vie au quotidien. Whisper confiera également à Nathan qu’il est possible de devenir ami avec les Yo-Kai, de les apprivoiser, de les entraîner, de les faire combattre pour lui et enfin, il lui offrira enfin la fameuse « Yo-Kai Watch », une montre possédant un radar et une loupe permettant de repérer et voir tous les Yo-Kai présents aux alentours. En aussi peu de temps qu’il faut pour le dire, en voiture Simone, les missions vont s’enchaîner à un rythme effréné, à moi de jouer, de mixer entre quêtes principales intenses qui me plongent souvent dans des pseudo-donjons assez sympathiques et aboutissant à des combats contre des boss trop excellents ou autres quêtes annexes malheureusement parfois un peu bâclées. En résumé, il ne nous reste plus qu’à retourner en ville, de fouiller le moindre recoin et tous les attraper…

Se faire des amis…

C’est dans son approche du gameplay que Yo-Kai Watch se différencie et innove un peu. Entre les nombreuses phases de dialogues, une fois armé de la Yo-Kai Watch et de mon premier allié, il est temps de se mettre au travail ! En ville, il y pas mal de soucis créés par les Yo-Kai. En arpentant les rues, les parcs, les maisons…, la montre de Nathan fini toujours par nous alerter qu’un petit monstre se trouve proche de nous. Il faut alors que je sorte la loupe de vision pour détecter son emplacement précis et enfin pouvoir l’attaquer ! Attention, ici je ne parlerai nullement de combat au tour par tour comme on en à l’habitude ! Les Yo-Kai se battent tout seuls, ils attaquent sans la moindre consigne. Le joueur à cette fois un rôle de coach, c’est lui qui décide quand lancer les attaques Âmultime (la super attaque de chaque Yo-Kai), qui doit être remplacé, quel objet doit être lancé sur le champs de bataille. C’est lui qui doit également « purifier » les Yo-Kai blessés ou malades (soins),… le tout en cliquant et en réalisant ultra-rapidement les mini-jeux aléatoires avec son stylet sur l’écran du bas de la console. Une fois le combat remporté, il sera alors possible de gagner l’amitié du Yo-Kai vaincu. C’est pratiquement toujours de cette manière qu’il sera possible de rallier à sa cause un des 220 Yo-Kai disponibles dans ce soft. Si les bestioles de faible niveau se laissent facilement laminer et me demandent du premier coup d’elles-même pour me rejoindre, d’autres seront bien plus ardues à convaincre, en fonction de leur caractère, de leur type, ou de la situation. Pour les collectionneurs, il faudra recommencer plusieurs combats ou alors tenter de les amadouer en leur jetant différents objets, de la nourriture, ou des cadeaux pour tenter de faire des Yo-Kai les plus rares et puissants ses meilleurs amis. Et même comme ça, c’est pas gagné…

Bon ok, ta tête m'est sympathique ! Mais t'as une attaque super naze ?

Bon ok, ta tête m’est sympathique ! Mais t’as une attaque super naze ?

Une fois la liste d’amis Yo-Kai un peu étoffée, vient le problème du « qui choisir » pour accompagner Nathan ? En effet, on ne peux pas garder tous les Yo-Kai que l’on capture avec soi pour bastonner. La majorité sera gardée dans un coffre car on ne peut en utiliser que six : trois combattants et trois remplaçants. Via un système de roue à tourner avec le stylet de la 3DS, il est très facile de faire les changements entre les six sélectionnés en plein combat, mais il est intéressant de garder en tête que certains types de Yo-kai sont plus forts que d’autres et que certaines associations, combinaisons de genres, peuvent être particulièrement compatibles et présenter de sérieux avantages au combat. Le level-up des Yo-Kai s’avère utile pour le gain de points de vie et autres statistiques, mais il faudra aussi prendre le temps de découvrir les qualités et défauts de chaque Yo-Kai, et qui sait peut être même de les faire fusionner entre eux pour créer un super Yo-Kai ultra puissant !

Yo-Kai Watch sur 3DS tente donc une nouvelle approche en terme de gameplay. Et comme je vous le disais plus haut, c’est d’ailleurs le seul aspect du jeu qui le différencie vraiment d’un titre Pokémon sur 3DS. Si l’aspect stratégique est bien présent, bien que cette approche de jouabilité est facile à prendre en main et qu’il s’avère très difficile de rater techniquement un combat, elle n’est pas spécialement passionnante à long terme. J’avoue qu’elle m’a intéressé durant les premières minutes de jeu par son aspect novateur (Waaa, j’avais enfin quelque chose de nouveau à me mettre sous la dent !) mais tout en gardant à l’esprit que cette approche peut parfaitement convenir à de plus jeunes enfants, le fait de constamment mettre à l’épreuve mes réflexes, ma rapidité et mon habilité au stylet me dérange et m’embête quand même pour jouer à un RPG de la sorte.

Un univers magnifique

En trois mots : Je suis conquis ! Je ne connaissais les Yo-Kai que de nom, à travers quelques articles de presse ou quelques trailers proposés par Nintendo. L’univers de ces bestioles était entouré de mystère pour moi avant d’en éplucher ce jeu 3DS. Là je vous dirais qu’il est difficile de rester indifférent face à autant de richesse, de mystère, de beauté, de complexité, de finesse,… car oui même sur 3DS, les décors sont splendides, extrêmement bien modélisés, ultra-colorés et c’est toujours un véritable plaisir de se promener à Granval, de parler à la populace locale ou rencontrer des Yo-Kai les plus incroyables les uns que les autres. Il faut savoir aussi que tout, mais absolument tout a été traduit en français ! Des textes écrits, en passant par les dialogues des personnages, les cris de Yo-Kai, jusqu’au petites écritures sur les façades des maisons et noms des boutiques présentes dans la ville. Quel travail !

Voilà à quoi ressemble les écrans lors d'un combat !

Voilà à quoi ressemble les écrans lors d’un combat !

Les animations des personnages, la mise en scène des combats, tout est dynamique, rythmé et super fluide, mais la bande son est elle aussi exceptionnelle. Les doublages sont juste parfaits (eux aussi entièrement traduits en français évidemment), quelques thèmes musicaux plongent à merveille le joueur dans l’ambiance en fonction du lieu, du contexte ou de la situation et ils s’enchaînent délicatement à mon plus grand plaisir. Question ambiance et qualité graphique, difficile de reprocher quoi que ce soit à Yo-Kai Watch. Quelques cinématiques issues de l’anime viennent encore ajouter du charme au soft. Enfin un jeu qui fait honneur à la 3DS et à son affichage en trois dimension. On ressent un peu les mêmes sensations visuelles qu’en jouant à un « Professeur Layton », on reconnait d’ailleurs très bien le style du développeur « Level-5 », j’en redemanderais encore et encore.

Pas parfait, mais presque

Même si elle est loin d’être morte, et bien que j’aie été un de ses premiers fans, je suis forcé de confirmer que l’heure de gloire de Pokémon est largement passée. Beau, complet, riche, addictif, mignon, rythmé, agréable,… pratiquement tous les qualificatifs positifs pourraient venir se greffer à mon test du jeu Yo-Kai Watch sur 3DS. A l’instar de Pokémon, on se lance dans une aventure folle, pleine de bonnes morales, mais le tout en visuellement plus beau et plus fun. On se plaît tant à progresser dans le scénario qu’à explorer les moindres recoins de la map à chercher les quelques dernières bestioles à capturer pour posséder la plus vaste collection possible ou encore qu’à stratéger pour lutter contre un boss particulièrement redoutable qui nous fait galérer depuis des heures. A mes yeux, Yo-Kai Watch n’a qu’un seul défaut : son gameplay. Il est certes facile à prendre en main, il a également le mérite de tenter d’innover un peu, de proposer quelque chose d’original, mais pour moi comme pour les adultes qui ont connu la belle période des Pokémon sur Game Boy et bien qu’il y aie largement moyen de prendre son pied avec Yo-Kai Watch, mais on se rend vite compte qu’il se montre au final peu inspiré et pas encore assez approfondi. Il conviendra à merveille aux plus jeunes joueurs, qui est justement la cible de ce jeu.

C'est quand même vachement puissant Yo-Kai Watch...

C’est quand même vachement puissant Yo-Kai Watch…

Je crois aussi que Nintendo peut dormir sur ses deux oreilles, car il est certain que si Pikachu devait se faire enfermer définitivement dans sa Pokéball, la relève est bien là et prête à en découdre… J’ai fait connaissance avec l’univers des Yo-Kai et je ne m’attendais pas à ce que je devienne addict à ce point et en si peu de temps et ce, malgré que je sois entièrement conscient que ce titre n’était pas du tout destiné à ma catégorie d’âge. J’ai déjà passé beaucoup d’heures à y jouer et le pire c’est qu’il m’en reste encore énormément avant de le boucler totalement. Le troisième opus de Yo-Kai Watch verra bientôt le jour au Japon paraît il. Je suis désormais très pressé d’en découvrir le deuxième qui devrait lui aussi débarquer prochainement chez nous (peut être même en concurrence de Pokémon Lune et Soleil qui sait) tout en espérant qu’il gomme ces petits défauts pour devenir un hit !

NOTE FINALE : 16/20

Fiche de jeu

Titre: Yo-kai Watch Développeur(s): Level-5 Inc. Editeurs: Level-5 Inc./Nintendo Genre(s): Role-Playing Date de sortie: 11/07/2013 Plateformes: 3DS 3DSE CERO: A
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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par Laurent Laurent, il y a 1 an et 2 mois. This post has been viewed 495 times

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