Rendez-moi ma virginité !

— Bastien
/ 3DS / [Test] Dragon Quest VIII : L’Odyssée du Roi maudit (3DS)

[Test] Dragon Quest VIII : L’Odyssée du Roi maudit (3DS)

Un bouffon malveillant, un sceptre interdit, une malédiction,… un conte épique et périlleux comme on en fait plus !

Laurent le 23 janvier 2017

Ahhh, j’ai l’impression que c’était hier… Qu’en grand fan de Dragon Ball et de RPG, j’attendais impatiemment la sortie de Dragon Quest VIII sur PS2. Mais si je compte juste, c’était déjà il y a plus de 10 ans en fait ! Depuis ce jour heureux d’Avril 2006, « L’Odyssée du Roi maudit » fait partie de la short list des jeux que je n’oublierai jamais, des aventures auxquelles j’aurais pris le plus de plaisir à jouer. D’ailleurs, il était pour moi un des meilleurs exemples de la perfection dans un jeu de rôle à cette époque. C’est pourquoi, en ce début d’année 2017, j’étais tout aussi désireux de découvrir son adaptation sur la portable de Nintendo, mais également un brin inquiet qu’il ne brise ce mythe gravé dans mon esprit. Mais ça a été, après seulement quelques heures de jeu, le verdict était déjà sans appel : Contrairement à moi, ce jeu n’a pas pris une ride. C’est toujours aussi épique, beau, magique, magnifique, ce portage sur 3DS est une réussite totale !

Dragon Quest VIII : Le temps file

Plus de dix ans se sont déjà écoulés depuis la sortie de Dragon Quest VIII : L’Odyssée du Roi maudit chez nous, sur la PlayStation 2 de Sony (il est sorti en 2004 au Japon puis en avril 2006 en Europe pour la petite info). Je l’ai toujours à la maison d’ailleurs, avec son guide officiel Pygiback que j’avais pris en accompagnement, histoire d’être sur d’en découvrir les moindres secrets (et que je viens de bien ré-utiliser je ne vous le cache pas). Ahhh que j’étais fan… Je le suis toujours d’ailleurs, et je ne suis pas le seul j’en suis certain. Dragon Quest nous aura boudé longtemps en Europe, mais depuis la sortie de cet épisode tout gamer qui se respecte sait que la saga Dragon Quest est célèbre non seulement pour ses qualités dans la gamme des RPG, mais surtout parce que c’est Akira Toriyama (Dragon Ball) qui s’occupe de la direction artistique des jeux avec ses dessins de génie.

La version PS2 et son guide sont précieusement conservés dans mon coffre-fort depuis leur sortie !

Il faut également savoir avant de se lancer dans un Dragon Quest que chaque opus a toujours été reconnu pour la qualité de sa narration. Il y a toujours de belles histoires à vivre quand on y joue, des scénarios mêlant constamment humour, drame, morale, sentiments, valeurs, magie… et ce avec la plus grande des réussite. Fidèlement accompagné par les thèmes musicaux de Koichi Sugiyami, on se laisse toujours transporter, immerger sans s’en rendre compte au plus profond de ces jeux. C’est en grande partie grâce à cela que cette série m’a toujours bien plu.

J’avoue avoir eu un peu peur de découvrir le portage de Dragon Quest VIII : L’Odyssée du Roi maudit sur 3DS. Déjà parce que je porte en très haute estime la version PS2 et que dans mon fort intérieur, je ne voulais pas la voir vieillir, ou même pire : SALIE. J’étais inquiet parce que, techniquement parlant, une Nintendo 3DS ce n’est pas une PS2 et que j’appréhendais particulièrement son aspect graphique, sa prise en main. Vu les limites de la console portable, n’allait il pas être trop moche par rapport à ce que j’avais dans mes souvenirs ? Et enfin, comment Square Enix allait il réaliser ce portage ? Allaient ils faire un simple copier-coller, ou tout remodeler du jeu de base et gâcher la belle alchimie qu’il possédait ?

Heureusement, rien de tout cela ! Certes ce n’est pas la même chose, mais ça reste tout aussi excellent… Je développe dans les lignes qui vont suivre.

Allez hue dada !

Graphiquement et techniquement, la 3DS gère pas mal !

Graphiquement et techniquement, la 3DS gère pas mal !

Dans Dragon Quest VIII : L’Odyssée du Roi maudit, on incarne un héro (ne tient qu’au joueur de le nommer à sa guise) et son ami Yangus. Les deux personnages accompagnent le Roi Trode et sa charmante fille Médéa pour une longue quête. En effet, ce bon Roi a été transformé en vieux schnock à l’air de Yoda obèse par un vilain sorcier nommé Dhoulmagus. La Princesse quant à elle a eu un peu plus de chance dans ce malheur puisqu’elle s’est vue transmutée en une jument blanche. L’aventure tourne ainsi autour du fait qu’il faut retrouver quoiqu’il en coûte ce mage diabolique et le contraindre à rendre leur forme originelle à Trode et Médéa. Évidemment, cela ne se fera pas sans d’innombrables embuches, intrigues, bonnes et/ou mauvaises rencontres, secrets à découvrir, combats acharnés,… et j’en passe et des meilleurs. Les grandes lignes du pitch n’ont donc pas changé d’un poil par rapport à 2006 et le concept du jeu encore moins. Les qualités scénaristiques de la saga sont toujours bien présentes et il y aura de quoi s’occuper durant une bonne soixantaine d’heures au minimum voir plus d’une centaine si vous voulez aller au bout de chaque recoin de carte et dénicher le moindre trésor caché.

Côté gameplay, rien n’a changé non plus sur 10 ans, le joueur reste seul maître et seul responsable de ses choix ! On garde ce système de jeu ou on se promène librement sur une énorme carte, on entre dans des zones « villes » quand on le désire, on voit bien les ennemis sur la carte en face de nous (donc il est possible de les éviter) et les combats se déroulent au tour par tour, avec choix de différentes techniques classiques, des points d’EXP à accumuler pour grimper en niveau et des points de compétences à attribuer dans différentes caractéristiques des personnages que l’on peut « customiser » comme on le sent en fonction des points disponibles. Ce n’est peut être plus très attrayant aujourd’hui en 2017, mais pour moi c’est un des meilleurs jamais créé, surtout qu’ici il reste particulièrement complet, simple à prendre en main et diablement efficace. Je note juste la nouvelle possibilité d’accélérer la vitesse de combat ce qui est chouette pour aller un peu plus vite à « farmer » ou « leveler ». Les menus et méthodes d’alchimie (combiner plusieurs objets) ont eux aussi été revus et simplifiés, ce qui n’est pas plus mal.

Dragon Quest 8 Image

Enjoy

La DA signée Akira Toriyama (DBZ) fait beaucoup au succès du jeu !

Comme je vous le disais, j’avais un peu peur d’être déçu par ce portage à cause des limites techniques de la 3DS et l’absence de deux sticks qui auraient permis de gérer la caméra. Il n’en est absolument rien ! Dragon Quest VIII reste toujours aussi beau, aussi coloré et aussi bien géré graphiquement. C’est un pur bonheur, même si il m’a fallu quelques minutes d’adaptation pour la gestion de la caméra qui se fait avec la croix directionnelle pour le haut – bas ou les touches L et R pour le droite – gauche. Je précise enfin que j’ai été surpris de ne pas avoir de 3D sur l’écran supérieur de ma 3DS. Tout s’affiche « simplement » et normalement sans impression de profondeur, et ça c’est un peu dommage quand même sans pour autant être dramatique entendons nous bien.

Par contre, je reste un peu mitigé sur l’arrivée de deux nouveaux personnages à l’aventure. Morry et Rubis viennent s’ajoutent à Yangus, Jessica, Angelo et au héros en guise de membre de l’équipe et personnages jouables en combat. Même s’ils entrent à merveille dans l’histoire et dans la team, qu’ils sont assez sympathiques à découvrir et à utiliser, quelque chose me dérange, me titille légèrement. Le fait que ça, ça change quand même fort du jeu d’origine sans doute, mais ça reste mon impression. Un nouveau donjon bien balèze dont je ne suis pas encore arrivé à bout (j’ai fait de la ligne droite principalement sans trop d’annexes) fait aussi son apparition et un nouveau système de quêtes spécial qui permet d’obtenir des objets neufs. Un module de caméra fait aussi son entrée dans le rayon des nouveautés, histoire de faire quelques photos souvenir du périple. Il y a donc un peu de neuf, sans trop chambouler mes souvenirs et mes vieux réflexes issu de la PS2, je suis vraiment très content !

Odyssée immanquable

Voyager sur l'immense carte, ça se fait aussi en bateau !

Voyager sur l’immense carte, ça se fait aussi en bateau !

Dragon Quest VIII : L’Odyssée du Roi maudit sur 3DS, c’est ce que j’appelle un vrai portage ! Ce n’est pas qu’une simple copie faite à la va-vite, mais ce n’est pas non plus une refonte totale. Je suis vraiment très heureux d’avoir pu revivre cette aventure épique sur la portable Big N. Un équilibre parfait a été trouvé dans l’ajout de nouveautés, tandis que les énormes qualités narratives, visuelles, sonores et techniques du jeu d’origine ont été conservées malgré les limites de la console. Le jeu était déjà très bon en 2006, il l’est toujours autant !

C’est pourquoi je terminerais ce test en vous conseillant vivement de vous plonger dés que possible dans ce JRPG à l’ancienne, quelque soit votre âge, votre expérience au jeu, le fait que vous ayez ou non déjà fait le jeu sur PS2,… il était est reste toujours une valeur sure du jeu de rôle et il ne manquera pas, comme il l’a encore fait pour moi, de vous passionner un bon gros paquet d’heures. Je vous conseillerais seulement de l’acquérir en version boîte car la version dématérialisée est très lourde et consommera beaucoup de l’espace de stockage de votre console, mais ça aussi c’est loin d’être dramatique vu que c’est pratiquement ça son seul défaut…

MA NOTE FINALE : 18/20

 

On aime :

  • Tout l'art d'Akira Toriyama
  • Les animations très réussies et la vie de ce gigantesque univers
  • Les voix, sons, bruitages,... c'est tout simplement parfait
  • Des systèmes et des mécaniques de jeu simples, fluides et efficaces
  • Un vrai J-RPG à l'ancienne dans toute sa splendeur
  • L'équilibre trouvé dans l'ajout de nouveautés

On aime moins :

  • Une fois de plus, pas de 3D sur une 3DS... hum
  • Très exigent en Blocs mémoire si vous prenez comme moi une version dématérialisée
  • J'ai bon chercher autre chose, mais je ne trouve pas d'autres points négatifs !

Fiche de jeu

Titre: Dragon Quest VIII: Journey of the Cursed King Développeur(s): Level-5 Inc./Armor Project Editeurs: Square Enix/Nintendo Genre(s): Strategy/Adventure Date de sortie: 27/11/2004 Plateformes: PS2 IPHN 3DS ANDR 3DSE CERO: A
0 POST COMMENT

Accueil Forums [Test] Dragon Quest VIII : L’Odyssée du Roi maudit (3DS)

Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par Laurent Laurent, il y a 4 mois. This post has been viewed 381 times

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.