Rendez-moi ma virginité !

— Bastien
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[Découverte Indé] Zombie Night Terror

Return of the Living Lemming

Petite trouvaille sympa faite récemment sur Steam. Il s’agit de Zombie Night Terror qui est le résultat abominable du bon vieux Lemmings, sorti en 1991, s’il avait eu la bonne idée de faire des petits avec le genre de films Zombies. C’est pas clair ? Explications !

Lemmings, vous avez dit Lemmings ?

Lemmings, si vous vous en souvenez, mettait en scène ces adorables petits rongeurs aux tendances suicidaires. En effet, le titre était composé de niveaux dans lesquels le joueur devait essayer de sauver un maximum de Lemmings, en transformant certains Lemmings-clé, afin d’empêcher ces petites créatures de se précipiter vers une mort certaine, le plus souvent induite par la gravité et les impacts divers sur le plancher des vaches. En effet, la horde de Lemmings, une fois lancée, se dirigeait, au défi de tout instinct de survie, vers une mort certaine. Pour éviter cela, on pouvait transmuter les Lemmings en stoppeurs, foreurs, constructeurs de pont, et ainsi de suite. Une mécanique simpliste qui vous permettaient de guider le troupeau vers la sortie du niveau.

La même chose, mais différemment.

Zombie Night Terror garde le même gameplay – la mutation – de son vénérable ancêtre, et remplace les Lemmings par des Zombies. Comme dans Lemmings, la plupart du temps, il faudra diriger les Zombies vers la sortie pour finir le niveau. Chaque niveau propose des objectifs optionnels comme par exemple « ne pas perdre un seul Zombie », ou alors « tuer tous les humains ». Pour y arriver, vos Zombis peuvent donc prendre des formes mutantes, comme par exemple l’Overlord, un Zombie qui dirige ses « collègues » dans une direction précise. Autre exemple, le Zombie explosif, très utile pour se défaire de barrières ou tout simplement faire un carnage au milieu des humains. Ces mutations peuvent se combiner entre elles, permettant des approches différentes à chaque niveau. Vous disposez d’un nombre fini de Zombis par niveau, qui peut être augmenté en laissant faire les Zombis ce qu’ils peuvent faire de mieux : croquer de l’humain. Mais attention : tous les humains ne sont pas que de la pâture. Les niveaux sont parsemés d’humains armés, et les éviter, voire les tuer, constitue un challenge additionnel pour le joueur.  Ainsi, chaque niveau constitue un ensemble de puzzles à résoudre pour faire grandir la horde cannibale, éviter les pièges, surmonter les obstacles et la faire sortir du niveau. Et contrairement à Lemmings, le niveau de difficulté monte assez vite, et il n’est pas rare de se fasse éliminer au dernier moment dans la hâte et par manque d’anticipation.

Brrrraaaaiiiiiinnnnnssssssss!!!!!

Le tout est présenté, comme son aïeul, en pixel art, mélangé à la sauce films d’horreur de série B. Les aficionados du genre retrouveront d’ailleurs très rapidement références aux fleurons du genre, surtout les films d’horreur « comiques » et grand-guignolesques comme Retour des Morts-Vivants, Re-Animator et autres Evil Dead. D’ailleurs, les différents niveaux sont groupés en « films » et suivent un scénario digne de ces mêmes films d’horreur duquel Zombie Night Terror tire le gros de son inspiration.

Bref, si vous êtes un nostalgique de Lemmings, si vous aimez les jeux à Zombies et que ça vous fait plaisir de changer de côté, ou si tout simplement vous aimez les puzzle-games soumis à une contrainte temporelle (car il faut anticiper et avoir les réflexes vifs et aiguisés pour guider vos cadavres ambulants!), Zombie Night Terror est pour vous !

 

[Preview] The Incredible Adventures of Van Helsing 3

Toutes les bonnes choses ont une fin.

Neocore, un petit studio d’Europe de l’Est, nous a toujours agréablement surpris avec leurs titres brassant et mélangeant les genres. Ainsi, leur tout premier jeu, King Arthur : The Role-Playing Game, proposait un savant mélange entre stratégie temps réel façon Total War et jeu de rôle « dont vous êtes le héros ». Un peu à la manière d’un Tarantino, ils s’approprient un genre et y ajoutent leur magie.

Petite rétrospective

Et c’est en 2013 que Neocore nous propose sa vision du Hack-n-Slash façon Diablo, avec The Incredible Adventures of Van Helsing. On y incarne le fils de l’éponyme Van Helsing, chasseur de vampires, issu des pages du Dracula de Bram Stoker. Accompagné par la mystérieuse Lady Katherina, on est propulsé dans un monde gothique, noir aux ascendances steampunk qui, dans la grande tradition des films de la Hammer, nous fait voyager dans le pays de la Borgovia et son éventail de créatures mythologiques du folklore des pays de l’Est et engeances issues des laboratoires de savants fous. A la lisière de Frankenstein avec quelques mutations « Lovecraftiennes » jetées dans le tas. Le titre sera assez rapidement suivi d’un deuxième opus, qui reprend l’histoire tout en y ajoutant de nouvelles classes, pour cette fois découvrir une Borgovia en proie à la guerre civile à l’issue des événements du premier opus, et en offrant au joueur une gestion de troupes de résistance qui vous permettront de combattre l’infâme de cet épisode.

Le retour du fils prodige

… et puis graphiquement, c’est beau !

Et déjà, un an plus tard, Neocore semble sur le point de mettre un terme à la saga Van Helsing. Nous avons pu jouer à la bêta de ce troisième épisode qui sera la conclusion des aventures de notre chasseur de vampire. Au programme : des nouvelles classes permettant un gameplay varié et du bon « theorycrafting » pour peaufiner votre perso selon vos envies. Car en effet, la série se démarque particulièrement des Hack-n-slash classiques de par la possibilité de customiser votre Van Helsing. Pour vous donner un exemple, le Chasseur peut être développé en guerrier corps-a-corps, en spécialiste du tir à distance, le tout saupoudré de magie. Ajoutez à cela votre compagnon Lady Katherina qui peut elle aussi être personnalisée et vous aurez ainsi toute une panoplie de synergies possibles à découvrir.

En parlant du Protecteur …

Vous aurez dans cet épisode les classes d’Umbraliste (spécialisé dans les attaques furtives), l’Elémentaliste (qui contrôle des … éléments, bien sur, et une des classes auxquels on pouvait jouer dans la bêta), le Phlogistoneer (un spécialiste de la technologie steampunk) et le Protecteur (un pro de la mêlée en armure intégrale avec qui j’ai passé le plus de temps). Un bon tank avec tous les avantages d’un Paladin. Van Helsing marche plus sur le chemin d’un Path of Exile que d’un Diablo par la multitude de combinaisons possibles pour développer votre avatar. Ajoutons à cela que la saga Van Helsing est remplie de références et autres « easter-eggs » au genre du film d’horreur classique, et de dialogues succulents entre Van Helsing, Katherina et les protagonistes du jeu, et vous avez là un cocktail détonnant avec un scénario plein de retournements de situation sur base de gameplay hack-n-slash solide. Sans oublier toute cette gestion de troupes ainsi qu’un gameplay typée « tower defense » pendant que votre quartier général se fait attaquer par les légions de créatures adverses.

Pour terminer

Les aficionados des deux premiers titres seront plus que ravis de revoir leur héros préféré pour une dernière fois. Cependant, il faut souligner que ce troisième titre pourrait être un peu hermétique aux nouveaux venus, car, si d’une part il clôture cette trilogie Van Helsing au niveau scénario et qu’un néophyte pourrait ne pas comprendre les enjeux de l’histoire, d’autre part, il sera sans doute écrasé par le poids des options de gameplay offertes, vu qu’on débute la partie avec un perso d’un assez bon niveau et que la courbe de difficulté est assez raide. Si je peux me permettre une comparaison, je dirais que Van Helsing 3 c’est un peu Reaper of Souls mode Hardcore, et infiniment plus complexe dans les possibilités d’évolution de votre PJ. Donc perso, j’attends avec impatience la release finale afin de pouvoir tester les autres nouvelles classes et en attendant, j’ai recommencé une partie avec le premier épisode avec cette hâte de connaitre le fin mot de l’histoire ! Rendez-vous donc après le 13 Mai pour de plus amples investigations !

[Preview] World of Warships

Prêt à défoncer la grande barrière de corail ?

avril 26, 2015

Amateurs de très gros calibres, bienvenus dans l’enfer de rouille et de sel : World of Warships va aborder incessamment sous peu et nous emmener dans le maelström de combats navals entre ces Léviathans de la mer ! Petite preview de ce troisième titre qui nous mène, après les terres et les cieux, sur les champs de batailles maritimes !

Mais d’abord, commençons par le commencement. C’est en 2011 que Wargaming nous propose World of Tanks, jeu multi-joueurs de combats entre chars de différents gabarits et de nationalités diverses de tous les conflits armés du XXème siècle. Qui s’est vu suivi de près par World of Warplanes, qui transfère le gameplay du plancher des vaches en combats de dogfight à trois dimensions à bord d’avions, eux aussi emprunts de l’arsenal iconique des zincs des deux guerres mondiales. En participant aux combats, le joueur gagnera en crédits ainsi qu’en points d’expérience et il pourra avancer dans l’arbre technologique et débloquer des engins de plus en plus puissants, entraîner ses équipages et ajouter des améliorations. Les jeux sont en free-to-play, avec une tangente freemium car on peut acheter des crédits via leur boutique online et ainsi accélérer sa progression, voire débloquer des machines de guerre « premium ».

C’est pas l’homme qui prend la mer …

Il ne pouvait donc être que logique de voir Wargaming s’en prendre, pour son troisième titre, aux combats navals. Une fois de plus, on est dans l’ère classique des conflits mondiaux, et pour l’instant, il n’y a que deux nations : les Etats-Unis et le Japon. Comme dans les deux autres jeux, on a la possibilité de choisir entre trois classes : destroyers, croiseurs et porte-avions coté USA, cuirassés coté Japon. Les fans de la série vont tout de suite dresser leurs oreilles : on a en effet une asymétrie entre les factions (pour l’instant, en tout cas, le jeu étant toujours en beta fermée). En effet, là ou l’avancement et les classes sont plus conventionnels pour le Japon, les States voient donc l’apparition de porte-avions et un gameplay fondamentalement différent pour le type de jeu – lorsque vous piloterez un de ces aéroports flottants, vous entrerez dans une partie de STR. Pas de visée au canon, pas de déplacement facile, votre tache sera de lancer des escadrilles de chasseurs, avions-espions, avions-torpilleurs et autres bombardiers que vous guiderez comme dans un bon vieux STR à l’aide d’une carte dressée pour l’événement.

… c’est la mer qui prend l’homme.

Pour le restant des classes, c’est plus classique. Ainsi, les Destroyers, véritables scouts légers ultra maniables et rapides, pourront lancer des attaques éclairs tout en utilisant des fumigènes et surtout lancer des attaques dévastatrices de torpilles sur des croiseurs et cuirassés, mais en contrepartie, ils se retrouvent extrêmement vulnérables à toutes sortes d’attaques. Les croiseurs, eux, sont plus polyvalents et pourront s’attaquer aux destroyers et aux cuirassés, mais leur première objectif restera le support, surtout en matière de couverture anti-aérienne. Finalement, les cuirassés avec leurs énormes canons se tiendront à distance et canarderont tout ce beau monde à des distances allant jusqu’à couvrir les 10 à 15 kilomètres. La moitié de la carte de jeu en somme. Inutile de préciser que le malheureux Destroyer qui aura eu la bonne idée de s’en approcher sans prendre de précautions se verra rejoindre les fonds marins de Jacques par une salve bien placée.

On retrouve donc le gameplay typique des deux autres jeux, mais sur une échelle bien plus grande. D’ailleurs, tout est vu en plus grand, plus posé : les navires se déplacent lentement, sont vraiment très peu maniables, il faut donc bien prévoir ses trajectoires à l’avance. Idem pour les tirs : les tourelles s’alignent que très lentement sur les cibles, et idéalement, il faut présenter le coté de son navire à l’ennemi pour pouvoir profiter de l’ensemble de ses canons et pouvoir délivrer toute la puissance de feu. La recharge étant relativement longue, on a tout intérêt à bien faire sa trigonométrie en tête, car si on doit tirer sur un navire qui se déplace à une certaine vitesse, en tenant compte de la vitesse que votre rafiot s’imprime à lui même, selon sa position à un instant « T » et en gardant à l’esprit que les ogives peuvent prendre quelques secondes avant de toucher leurs cibles … Bref, vous voyez le tableau.

Tout cela semble étre très calculé mais je vous rassure, le tout est très fluide, intuitif, on tire une première salve, on ajuste, on envoi toute la sauce. C’est beaucoup plus stratégique et réfléchi que Tanks ou Warplanes.

Bref, un peu de renouveau dans la série; il faudra maintenant voir au niveau des nations additionnelles, s’il va y avoir encore plus de diversité dans les navires, et surtout, voir si le gameplay asymétrique entre cuirassés et porte-avions va être maintenu, car c’est une décision de taille : plus que dans les deux précédents opus, le choix de votre nation induira à terme votre gameplay. Et seuls les plus acharnés auront le courage (ndlr.: et le temps) de se faire la main avec diverses nations.

Pour finir, il faudra évidemment voir ce que le grand concurrent du genre au complet, j’ai nommé Gaijin – War Thunder – est en train de nous concocter. L’intégration des cuirassés est depuis un moment en cours de développement, sans plus de précision pour l’instant.

Fractal V7 : L’ordre dans le chaos

La décadence humaine à l’état pur !

Oui je suis un lâche, être humain faible, une victime du système qui paie pour jouer aux blockbusters des grosses boîtes de production qui respirent à coup de millions de dollars. Oui je les achète comme un con pour y jouer quelques heures voir quelques jours puis pour mieux les classer dans les oubliés de ma vidéothèque. Je suis pourtant conscient depuis longtemps que pour prendre du plaisir (même sexuel) je ne suis pas toujours obligé de payer ! C’est pourquoi j’ai décidé de vous parler aujourd’hui d’un jeu web 100% belge, une page à laquelle je me connecte tous les jours depuis plusieurs années et qui arrive à éclipser tous les soit disant hits d’Activsion, Ubisoft et autres Electronic Arts. Je ne sais pas pourquoi, c’est comme une drogue, je reviens sans arrêt sur www.fract.org !

Pour placer le décor introductif de cette « expérience » de la meilleure des manière, sachez que d’après ses concepteurs, chaque joueur ne serait qu’une grosse merde IRL, ne représentant aucune promesse d’avenir et que personne ne peut plus rien pour eux si ce n’est la grande faucheuse. C’est déjà mort, foutu, cramé et me concernant, ils ont probablement raison. C’est pour cela qu’avec leur extrême bonté, ou leurs meilleurs intentions on ne sait pas trop, ils nous proposent une alternative intéressante avec le jeu: Fractal – L’ordre dans le chaos. Le Fract, c’est l’opportunité de vivre une existence parallèle, une vraie vie où ce que l’on fait, ce que l’ont dit, ce que l’on trouve, ce que l’on mange, ce que l’on bute lâchement, ce que l’on baise (dans tous les sens du terme),… provoque des montagnes de conséquences et vraiment pas que les meilleures.

Osez, vous n'en sortirez que plus forts !

Osez, vous n’en sortirez que plus forts !

Une expérience sociologique ?

Comme le dit si bien Cavey, le belgo-sudiste créateur du jeu :

« Dans un jeu vidéo actuel tout est déjà écrit à l’avance, vécu et revécu pour la même horde de joueurs. Les gamers se contentent de tourner en rond, de suivre le mouvement et de parcourir passivement des scénarios prédigérés ».

Ce qui me plait à moi avec Fractal : L’ordre dans le chaos, c’est que c’est précisément dans ce domaine qu’il tente de marquer sa différence. Cette page web propose à son joueur de devenir le moteur du jeu, le créateur d’un monde, un acteur à part entière du déroulement des choses sur laquelle il a plus ou moins d’emprise. Le gamer ne sait plus être le spectateur passif de la même histoire, puisqu’il n’y en a pas ! Quand on y joue, il n’y a pas de fil conducteur à suivre bêtement, il n’y a aucun background, Fractal reste toujours un jeu construit et géré par les joueurs uniquement. Et ça c’est cool ! On se lance dans une aventure, sans savoir ne serait ce que 1% de ce qui nous y attend.

L’écran principal de Fractal, c’est ça…

En débarquant sur Fractal, après une brève création d’un avatar. On débarque comme un cheveu dans la soupe, perdu au milieu de nul part dans un immense désert post-apocalyptique, avec comme seul réconfort quelques rations qui permettrons de survivre quelques lunes et rien de plus. La présence d’autres joueurs aux alentours n’est pas toujours positive puisque s’ils n’ont pas envie de faire ami-ami avec vous ou de commercer, rien ne les empêche de venir vous violer sauvagement, ou de vous voler vos provisions, ou de vous buter tranquillement pour vous bouffer, ou le tout en même temps ! Ce n’est qu’une question de points de vue, de points de vie et de points de compétence… Et vu que le Fract c’est un peu comme la vie réelle, bin quand on meurt, on meurt. Il n’y a plus rien après. Sauf qu’on peut quand même recommencer un nouveau perso si on a envie. Comme disait si bien la maman de Forrest Gump : « La vie c’est comme une boîte de chocolat », on ne sait jamais sur quoi on va tomber ». Ici au moins, le 1% de chose qu’on savait avant de se lancer dans le jeu, c’est qu’on sait que le pire est toujours à venir !

Avec un peu de chance, on se fait rapidement recruter dans un petit groupe dont le leadership revient à une petite fille mégalomaniaque à la capuche rouge, gérant de main de maître un gars pas très malin qui se prend pour un vampire en quête de rédemption, un ex-dentiste psychopathe, une sorte de Sandra Kim suicidaire, une réincarnation bienveillante de Lance Armstrong ou que sais-je encore. Attendez vous à rencontrer rien que du beau monde dans cet univers ! Dans tel cas, c’est uniquement pour nos talents de cuisinier, de chercheur d’eau, de constructeur,… et histoire que tout un chacun puisse survivre grâce aux aptitudes des autres membres de l’équipe que vous serez invité à la rejoindre. Si on a vraiment de la chance, peut être que ceux-ci font même partie d’une communauté toute proche et qu’ils vous y présenteront ! La vie en bidon-ville est quand même un peu moins désagréable que la solitude dans le désert, parole de l’immonde catcheuse black de 128 kg que j’incarne actuellement.

Là où tout est possible

Il faut s’armer pour être compétitif ! Au début, c’est pas facile.

Le concept de base du jeu toujours resté le même depuis que Fractal existe : offrir aux joueurs un monde vierge, fraîchement apocalyptisé, pour leur permettre de… faire ce qu’ils veulent ! Tout est possible ici grâce au RP, on peut tout jouer et les possibilités d’actions proposées par les créateurs sont aussi multiples qu’incroyables. Se promener innocemment : C’est possible. Devenir un espion pour la solde d’une communauté ennemie extérieure : C’est possible. Esclavager les passants pour mieux le violer de temps en temps puis les vendre : C’est possible. Devenir un grand médecin renommé : C’est possible. Organiser des rébellions avec ses potes : C’est possible. Devenir malade en bouffant le cadavre d’un de vos compagnon décédé : C’est aussi possible. Chevaucher les plaines du Fract à dos de chameau : C’est même obligatoire ! Il faut le voir pour le croire, ce type de gameplay permet vraiment de tout faire et vu que le tout se joue avec d’autres joueurs humains, les possibilités scénaristiques et le déroulement des évènements est toujours aussi inattendu qu’inimaginable.

Tous ces objectifs sont très long à atteindre et ne s’atteignent uniquement qu’en cas de survie du personnage. Ce qui est loin d’être fastoche vu dans le monde dans lequel il faut progresser. On ne débute qu’avec quelques misérables rations et quelques pauvres points de compétences. Il faudra développer ses aptitudes à force de travail régulier ou suivre des entraînements pour pour devenir quelqu’un fort ou de respecté, tout en sachant qu’il faut aussi se protéger contre les ennemis, entretenir ses amis, bien continuer de manger, de boire et de consommer fréquemment des médicaments, sinon les pertes impromptues de PV et autres maladies suspectes feront leur apparition. Puisqu’on ne sait effectuer qu’un nombre limité de déplacements et qu’une seule action par lune, il faut agir avec stratégie et intelligence, surtout lorsque le danger n’est pas loin. Vaut il mieux user son jeton d’action pour attaquer l’ennemi que de l’utiliser s’assurer une production de vivres devenant très rare ? Voir l’utiliser pour doubler ses déplacements pour courir bien vite se mettre à l’abri ? Ou faire encore autre chose de pathétique et désespéré ? La meilleure solution n’est jamais facile à trouver et à chaque fois, elle peut vous coûter la vie.

Avec un peu d’imagination

La question qui tue : Que faire avec mon jeton d’action ?

Je crois que je me rend sur ce site depuis près de 6 ans. Pourquoi donc est ce que je vous parle de Fractal aujourd’hui, alors que Fractal n’est pas une nouveauté ? Tout simplement parce qu’il vient de subir une gigantesque mise à jour, une remise à zéro de son monde et qu’il lance depuis quelques jour l’Alpha de sa V7. Avec elle-ci, nous pouvons nous attendre à encore plus de nouveautés, de possibilités, de fantaisies et de pure folie ! Accéder à cette version non-finalisée (toutes les fonctionnalités ne sont pas encore actives et que de nombreux bugs subsistent), ce serait pour vous l’occasion rêvée de vous essayer à cet univers de dinguos, histoire de vous donner un superbe aperçu des concepts du gameplay, de l’apprivoiser sans encore avoir trop de retard par rapport aux autres joueurs et sans non plus redouter une mort rapide et désagréable. Ok, le jeu n’est toujours pas super affriolant au niveau de ses graphismes et de son interface, mais il ne faut pas oublier que ce sont des gars bien de chez nous qui y bossent dans leur cave après le taf fin de journée, quand leurs sales gosses leurs permettent. Et quand on sait ça, avec un peu d’imagination et d’amour on ne voit que des merveilles à l’écran.

Il faut savoir que le Fract ne demande pas non plus énormément d’investissement de base, tant financièrement (puisque c’est gratuit) que physiquement. Comme je vous le disais, le joueur à un jeton d’action et quelques points de déplacements à utiliser sur une lune. Tout en sachant qu’on change de lune tous les mercredi et dimanche soir, cela fait deux actions à faire par semaine. Mais bon, rien ne vous empêche non plus d’être à fond dans du RP, de contacter sans arrêt vos amis dans le jeu pour créer des échanges, de commercer et de jouer au stratège durant quelques heures tous les jours afin d’évaluer les meilleures options avant l’agissement, apprendre encore et toujours sur les règles et techniques de jeu,… C’est d’ailleurs dans cette optique que le jeu propose tout son charme et que le plus de possibilités s’offrent aux joueurs !

Bouffé ou être bouffé

A essayer de toute urgence !

Cette expression n’a de sens à mes yeux que depuis que je joue à Fractal et dieu sait que je l’ai vérifiée puisqu’elle se dit là bas au premier degré. Le Fract donne la possibilité à ses « Fractaliens » de créer et de vivre dans leurs univers plus ou moins tordus et aux moralités plus ou moins recommandables. A eux de savoir ce qui se cache au fond d’eux et ce qu’ils ont envie de faire de leur existence, tout est permis ! C’est d’ailleurs pour ça que Fractal me tient depuis autant d’années. Comme je vous le disais, Fractal est un monde de fou et on ne sait jamais, ô grand jamais, ce que nous réserve la lune suivante, ni même si on sera encore en vie tiens… On est sans cesse surpris par la tournure des choses, pris et bouffé par cette méfiance que l’on éprouve envers les autres joueurs qui cachent tous très bien leur réelles intentions et par cette insatiable besoin de savoir jusqu’où on serait capable d’aller pour ne pas crever de faim, de soif ou d’une MST seul dans le désert.

Cette V7 de Fractal devrait offrir aux joueurs une expérience inoubliable et qu’il faut au moins essayer. C’est pourquoi, je vous conseille aujourd’hui de vous y inscrire, d’y créer votre premier personnage et enfin de vous lancer dans le grand bain !

Fractal : L’ordre dans le chaos V7 Alpha se joue en cliquant ici : www.fract.org

La page Facebook du jeu se trouve en cliquant ici : https://www.facebook.com/groups/19097938320/

Le Blog de Fractal où on en apprend plein sur les créateurs : http://blog.fract.org/

Le channel Youtube super marrant : https://www.youtube.com/channel/UCjgt1uUSxIl92tfbka-2s4Q

Quant à moi ‘espère vous retrouver sur le jeu très prochainement, mais uniquement si vous me promettez qu’on sera amis et que vous ne penserez pas trop à me buter. Je vous laisse avec une des nombreuses vidéos de présentation de cette V7, nouvelle évolution tant attendue par les fidèles joueurs du jeu et enfin disponible depuis quelques jours.

 

 

 

 

 

On a joué à Splatoon !

Et on en gardera un bon souvenir

A la Gamescom, durant la présentation du Line-Up Nintendo dans sa Buisness Area, nous avons eu le privilège de jouer quelques parties de Splatoon en privé avec quelques autres agents de presse. Cette nouvelle licence Wii U annoncée lors de l’E3 débarque un peu de nul part et n’a pas encore beaucoup fait parler d’elle, mais sincèrement elle nous a plu dés le Gamepad pris en main ! C’est pourquoi j’ai envie de vous en dire un peu plus à son sujet dans via cet aperçu. Imaginez de belles grandes arènes multijoueurs bien tordues, deux équipes de quatre joueurs déchaînés armés de pistolets à peinture, un super pouvoir de pieuvro-transformation, l’objectif de repeindre la plus grande partie de cette map, le tout avec du fun et des couleurs à revendre. C’est fait ? Vous venez alors de comprendre 99,9% du principe de Splatoon.

La guerre, mais en couleur !

4vs4, un peu de strat et de peinture et c'est parti !

4vs4, un peu de strat et de peinture et c’est parti !

Quand on joue une partie à Splatoon, chaque joueur fait partie d’une team et possède son fusil capable de tirer des boules de peinture. La mission principale est de recouvrir un maximum de zones avec la couleur de son équipe en tirant un peu partout sur le décor. L’équipe qui a le plus coloré la zone à la fin du temps imparti remporte ainsi la manche ! Mais en pratique ce n’est pas si simple, en plus d’avoir la possibilité d’éliminer ses adversaires en leur tirant dessus, le gamer peut aussi se transformer en calmar à n’importe quel moment. Ce qui lui permet de se planquer au sol, de nager à toute vitesse dans les taches de peinture de sa couleur, de se diriger dans des zones adverses difficiles d’accès et surtout de recharger son arme. En prenant bon compte de toutes ces capacités et au vu du fait que Splatoon se joue en équipe, il est dés lors primordial d’avoir au moins un semblant de stratégie avec ses comparses avant de commencer une partie. Genre un qui s’occupe de peindre tranquillement autour de son spawn, deux qui s’occupent de ralentir les ennemis au centre de la map et un qui essaie de se rendre rapidement en calamar vers un point stratégique chez l’adversaire pour repeindre chez eux ? Ca me semble bien ça ! Allez à l’attaque…

Accessibilité et 100% fun

Toutes les fonctions du GamePad sont utilisées !

Ce qui nous a frappé en premier en nous essayant à Splatoon, c’est son accessibilité. Notre cher ami Pada, qui n’avait encore jamais mis la main ni sur le jeu et encore moins sur un Gamepad de Wii U a eu un peu de mal à gérer les premières minutes de jeu, mais s’en est vachement mieux sorti dés le troisième round. Splatoon utilise particulièrement bien toutes les fonctionnalités de la « mablette » de la Wii U, tant les touches que son écran et que sa fonction gyroscopique qui est notamment utilisée pour la visée, ce qui nécessite un chouya de pratique avant de bien maîtriser toutes les subtilités du gameplay. Pour tous types de gamer, quelques minutes d’adaptation seront nécessaires pour intégrer toutes les possibilités de l’avatar contrôlé, puis en avant Guingamp, on devient un killer à prendre au sérieux dans chaque manche ! Les commandes répondent bien, les animations sont fluides et le gameplay lorsqu’on est transformé en calmar est quant à lui beaucoup plus rapide et donne aux parties son aspect fun mais aussi un côté assez nerveux. Comme je vous le disais, après quelques manches de prise en main, c’est là qu’on s’est rendu compte de l’énorme potentiel du jeu, qu’on à vraiment pris du plaisir, tant à traquer l’adversaire pour l’éliminer, qu’à utiliser les différents gadgets pour gagner du terrain ou à jouer les Picasso du dimanche sur les murs.

C’est mignon comme d’hab

Coté visuel, on reconnait facilement l’habituelle « Nintendo Touch » graphique. C’est à dire que le dessin est comme toujours très enfantin, ultra-coloré et tendant largement vers l’humour. Il n’en est pas moins très réussi pour la cause, même si je regrette un peu que les avatars n’aient pas bénéficié d’un peu plus de soin, voir de personnalisation pour leur donner un peu plus de charisme. Je n’ai pas non plus eu la chance de découvrir toutes les cartes, mais celles que j’ai pu parcourir étaient très chouettes et possédant chacune leur petit côté complexe pour poser des problèmes à l’adversaire. J’ai apprécié les petits détails sur les différentes maps, histoire de nous faire penser à des lieux spécifiques, avec une profondeur de champs qui donne vraiment vie à l’endroit dans lequel nous sommes en train de nous battre. Pour résumé vite fait mais justement, je vais dire que visuellement c’est comme toujours du très bon et du très joli, même si c’est pas de la haute qualité graphique.

Plus que tu peins, plus que tu gagnes !

Mais ? Et ? Pourquoi ?

Bien choisir son arme et ses gadgets, ça aide !

Vous l’aurez maintenant compris, j’ai passé un bon moment à mettre des boules de peinture dans la tronche de mes collègues et à peinturlurer des arènes démentielles. Cependant quelques questions continuent de me tarauder après cet essai. La première étant liée à du jeu offline. En effet, suite à son système de visée, Splatoon nous a été présenté comme un jeu Online, qui se joue avec le GamePad de la Wii U. Qu’en est il alors des éventuelles parties à la maison avec les copains sur une seule télé ? Le jeu avec une WiiMote serait elle possible et tout aussi fun ? Je n’ai pas eu de réponse très concluantes. Je me demande également si ce titre gardera tout son intérêt et toute son intensité après plusieurs heures de jeu. Car oui, c’est très fun et tout au début, mais je me pose aussi la question du maintien de l’intérêt à long terme. Surtout en cas de plusieurs défaites successives. Une fois une partie mal engagée, il est très difficile de retourner la situation, vu que moins il y a de peinture, moins on se déplace vite (et inversement). J’aurai plus que probablement les réponses à ces questions une fois le jeu sorti en 2015 !

Enfin un jeu Wii U à suivre

On fera bientôt les comptes. Mais en 2015 !

Ce n’est pas souvent que nous avons droit à une nouvelle licence chez Nintendo. Mais quand j’ai appris que cette nouvelle franchise prenait la forme d’un jeu de tir et d’action coopérative axé Online, je m’y suis directement intéressé et à juste titre j’ai envie de dire aujourd’hui après cet essai fort concluant. Splatoon a réussi à nous impressionner grâce à son gameplay accessible et nerveux, à son concept à la fois original et bien fichu visuellement et donc via son orientation qui je trouve est en opposition avec la direction que privilégie Nintendo à son habitude. Splatoon est destiné aux amateurs de jeux d’action pas trop prise de tête, aux gens qui recherchent des jeux multijoueurs hyper fun et donc il devient un jeu à suivre avec beaucoup d’attention de la part de tous les possesseurs de Wii U. Je vous laisse découvrir cette bande annonce pour terminer cette Preview, lequel vous donnera un très bon exemple de ce qu’est une partie de Splatoon et vous montrera quelques unes de ses énormes qualités.

 

 

 

Mon coup de coeur Gamescom : Tom Clancy’s – The Division

Il m’a séduit ! C’est ma plus grosse surprise

Nous sommes déjà au terme du salon allemand et l’heure des bilans arrive petit à petit. Comme chaque année à la fin du voyage, j’ai le bonheur de vous faire part de « mon coup de cœur Gamescom » qui consiste à vous présenter LE jeu que j’ai testé et qui m’enchante le plus. Après South Park en 2013, c’est encore chez Ubisoft que j’ai déniché ma perle rare, le jeu qui m’a le plus impressionné lors de cette semaine de folie, ce jeu c’est le fameux : Tom Clancy’s – The Division.

Le pitch

New-York, bien qu'abandonné, est magnifique !

New-York, bien qu’abandonné, est magnifique !

Je commence par le début, à savoir, vous placer le décor pour mieux visualiser le concept du jeu. Dans The Division, un dangereux virus s’est propagé via les nombreux échanges de billets de banque lors du Black Friday (la journée super stressante ou tous les américains font leurs courses de Noël). Très vite, New-York ne ressemble plus qu’à une ville morte, la situation ayant très vite dégénéré et créé l’anarchie totale. L’état américain ne pouvant rester les bras croisés, le président décide de déclencher la directive 51 qui consiste à réactiver tout un réseau d’agents tout aussi secrets que spéciaux, lesquels ont pour mission de ramener l’ordre et protéger la population survivante. Évidemment, je joueur dirigera un de ces agents qui débarque péniblement en ville trois semaines après le début de l’infection. La situation est grave et il va falloir se battre pour rétablir un semblant de calme et de paix.

Je le conçois, dit comme ça, le scénario pourrait ne rien inspirer de grandiose ni de révolutionnaire. Mais, bien qu’Ubi n’aie rien voulu dévoiler de concret à ce sujet, il est pratiquement sur et certain que nous aurons droit à de nombreux rebondissements scénaristiques et autres coups de théâtre ! Les développeurs se cachent bien de tout nous révéler pour mieux nous surprendre à la sortie du jeu. En tout cas, on m’a promis qu’il serait possible d’explorer la ville de New York comme bon nous semble et que nos actions auront des répercussions pour tout les joueurs, un peu comme si le jeu était dynamique, qu’il avait sa propre vie avec des évènements aléatoires.

Marquant

Les gunfights sont tactiques, avec plein de gadgets super !

Les gunfights sont tactiques, avec plein de gadgets super !

Ce qui m’a tout d’abord marqué lors de la présentation de « The Division », c’est tout d’abord sa beauté graphique. Les environnements sont superbement réalisés, les décors post-apo de la ville de New-York sont incroyables et les animations sont criantes de réalisme. Sur ce coup là déjà Ubisoft à fait un boulot de titan. Ensuite, c’est par son ambiance et la mise en scène que le titre va probablement se démarquer. En jouant et en visionnant les images présentées, j’ai particulièrement bien ressenti le stress d’une situation pesante, une certaine angoisse de savoir, de revoir, de revivre, ce qu’il se passé dans ces lieux grâce évidemment au soin apporté à la réalisation, mais aussi via les petits flash back disponibles au fil de la progression.

Côté gameplay, tout semble déjà presque au point également. On a ici un TPS pur jus, de l’action tant en solo qu’en coopération multijoueurs, des sensations en tout genre, des explosions époustouflantes,… et il y a moyen de se faire plaisir avec la playade de petits gadgets (drones, flash lumineux, grenades spéciales,…) disponibles dans l’équipement du héro. A vrai dire, The Division permet même à son joueur de caractériser un peu son agent en privilégiant telle ou telle arme, tels gadgets en fonction de ce qui est nécessaire à la mission. Ainsi il est possible de se spécialiser dans le heal, la puissance pure ou dans la captation de l’attention des ennemis par exemple. Mais quoi qu’il arrive, tout affrontement gardera un aspect particulièrement tactique qui ne permettra pas de se la jouant bourrin à chaque coup. En multijoueurs, c’est primordial de faire attention à l’orientation donnée à son avatar car on se croirait réellement dans un MMO. La complémentarité entre les joueurs est obligatoire pour arriver à quelque chose. A savoir également qu’un système d’expérience permettant de débloquer de nouvelles compétences, de nouvelles techniques de combats ainsi qu’un système de loot de nouveaux objets et de progression est évidemment prévu pour que le tout ressemble vraiment à un MMO typé action.

Il me le faut !

Enfin un jeu qui tend vers un genre nouveau !

Enfin un jeu qui tend vers un genre nouveau !

C’est certain, Tom Clancy’s – The Division est parvenu à me mettre une baffe et a su me séduire par sa beauté ainsi que par son originalité. Mais au delà de sa réalisation pratiquement parfaite, d’un concept post-apocalyptique que j’apprécie tout spécialement, d’un gigantesque open world, d’un mode multijoueurs ultra-complet, je vois surtout en The Division un jeu qui veut s’ouvrir vers un domaine encore peu (voir pas encore vraiment) exploité, celui du MMOTPS dynamique et vivant. Cette présentation à la Gamescom me laisse en tout cas des plus rêveur et j’espère sincèrement mettre rapidement la main sur ce jeu ! Malheureusement, on ne sait toujours pas quand il sortira, si ce n’est que ce ne sera pas avant 2015…

 

 

 

 

[Preview] The Last Tinker : City of Colors

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Le projet qui avait gagné le titre de « Meilleur projet indé de l’année 2012 » lors de la Game Connection Europe recommence à faire parler du lui ! Visiblement, The Last Tinker : City of Colours arrive en fin de développement et il ne devrait en effet plus trop tarder à débarquer sur nos PC. Mimimi Productions vient de me le confirmer en m’envoyant une version Preview, une édition non-définitive avec laquelle je me suis particulièrement bien amusé hier soir. L’heure est venue de vous donner mes premières impressions sur ce titre déjà haut en couleurs…

Le coup de pinceau

Avant c'était Tink et ça ressemblait à çaIl y a près de deux ans déjà, je vous présentais dans un de mes billets sur leBlogJeuVideo.be un jeu du nom de Tink, fraichement récompensé du titre de « Meilleur projet de l’année 2012 Game Connection Europe ». A cette époque, Mimimi Production présentait aux juges de la GCE une ébauche de jeu d’action et d’aventure unique ultra-coloré et surtout bourré d’émotions. Déjà primée quelques fois auparavant, cette jeune prod’ venue d’Allemagne avait su séduire les juges, s’emparer du trophée et pouvait enfin s’attaquer au développement de leur jeu, à l’accomplissement d’un rêve de gosse.

Aujourd’hui en février 2014, après une campagne de crown-funding réussie et un travail acharné de plus de quatre longues années de la part de tous ses membres, Mimimi Production nous annonce que son jeu à changé de nom en cours de route, il s’appelle désormais « The Last Tinker : City of Colours » et que sa réalisation sera bouclée dans les prochains mois en vue d’une probable sortie cet été sur Steam. Je viens d’avoir la chance de tester ce nouveau titre dans une version Preview non définitive (mais pas loin) histoire de voir comment le projet avait évolué et si les promesses faites il y a deux ans on été correctement respectées. J’y ai joué toute la nuit, j’ai tout essayé et au final l’expérience s’avère assez positive !

Le coup de plume

Aujourd'hui c'est The Last Tinker et c'est çaAllez chut silence, je vous raconte l’histoire du jeu. Hum hum : Dans un monde où la créativité à donné lieu à de très gros conflits, un jeune enfant de la rue, habitant les bidonvilles de Colortown, vise a rétablir l’étincelle et toute l’imagination de sa ville natale en déclin. Koru devra exploiter la puissance de la couleur pour vaincre la morosité et refaire de Colortown la cité dynamique et merveilleuse qu’elle était par le passé.

De ce synopsis, vous devrez déduire qu’en jouant à The Last Tinker : City of Colours, on incarne un jeune garçon singe du nom de Koru qui reçoit la périlleuse mission de rétablir l’entente cordiale entre les clans de la ville, la bonne humeur de la population et rendre à cette métropole sa grandeur d’antan grâce à l’utilisation de différentes couleurs. Ce petit scénario pourrait ne pas paraître très passionnant ou très original vu sous cet angle, mais je vous assure qu’une fois vécu et combiné au gameplay, il prend toute son ampleur et il peut procurer au gamer comme une légère impression de grandeur d’âme. Notamment aux plus philosophes d’entre nous, les joueurs les plus réfléchis qui ne manqueront pas de cogiter à ce schéma de mise en scène. Je suis persuadé que ce pitch ne manquera pas de convaincre ses joueurs avec sa belle morale finale. Il n’est peut être pas plein de rebondissements où jonchés d’incessants coups de théâtre, mais en tout cas, il a fait son boulot sur moi…

Le coup de pastel

Rendons lui le sourir !The Last Tinker, c’est d’abord un jeu d’aventure et de plateformes dans lequel (vous l’aurez compris sans mal maintenant) les couleurs jouent les premiers rôles. Certes, un des objectifs premiers des développeurs Bavarois était de permettre aux joueurs de renouer avec de bons vieux classiques colorés comme Banjo et Kazooie, mais c’est surtout parce que l’utilisation de teintes fait parie intégrante du gameplay, elle en est même toute la base. Une utilisation juste de celles-ci permettra de contrôler et de modifier les émotions des personnages rencontrés au fil de l’aventure et de rendre vie aux différents environnements. En appliquant correctement les couleurs, qui représentent toutes une émotion spécifique, il sera possible de rendre ce monde meilleur et plus pacifiste.

Mais en vérité les coups de pinceaux ne sont que secondaires, la majeure partie de l’activité de Koru étant de courir dans tous les sens et de se battre contre ses ennemis. Saut, équilibre, destruction de boîtes à items, coup de poings sur bestioles et autres courses d’obstacles seront le quotidien du gamer dans ce soft. Et dans ce domaine pas de surprises, le singe se montre particulièrement rapide, fort et agile. La prise en main du personnage n’est en rien révolutionnaire, mais est tout aussi efficace qu’immédiate. Moi je n’en ai pas eu besoin, mais sachez qu’elle est en plus entièrement décortiquée et expliquée dés le début de l’aventure via une mission prologue ou toutes les compétences de Koru seront mises à contribution, histoire d’être sur de bien les maîtriser. Cependant, je tiens tout de même à insister sur le fait que, posséder une manette de jeu peut aider le joueur à profiter pleinement de sa partie, puisqu’un pad améliore grandement la fluidité de la progression qui se montre beaucoup moins agréable et rapide au clavier PC. Maintenant, à chacun ses goûts…

Le coup de crayon

C'est super beau, mais l'architecture est parfois brouillonneGraphiquement, The Last Tinker : City of Colors se montre plus que correct. Ses dessins sont très réussis et ses couleurs n’ont pas manqué de me faire succomber dés les premières minutes. Ca brille de mille feux partout, c’est beau et tout et tout, il est juste très dommageable que des soucis de level design viennent de temps en temps tout gâcher et qu’ils me rende la progression un peu moins intuitive. Il m’est arrivé quelques fois de me demander où aller, quel chemin emprunter pour poursuivre ma route ou même m’interroger sur le fait de m’être trompé de route et d’être tombé sur une plateforme en cul de sac. Et puis, lorsque l’on arrive sur hauteur, qu’on veut profiter de la vue, faire un beau screenshot ou quoi, il y a souvent un arbre, un élément du décor, un bâtiment mal placé qui vient m’empêcher de garder un souvenir impérissable des graphismes du jeu.

Dans The Last Tinker, on rencontre aussi des tonnes de personnages différents, amis ou ennemis. Et de beaucoup de ceux-ci je garderai un très bon souvenir. Il est aussi marrant de rencontrer un petit ours volant qu’une gigantesque pieuvre. La majorité de ces acteurs sont formidablement réalisés, expriment toute l’imagination des développeurs et on un style vraiment accrocheur. Si je devais en choisir un qui n’aurait pas le même punch que les autres, ce serait malheureusement Koru le héro. Il est très mignon et fait bien son boulot, mais je pense qu’il aurait mérité d’être un peu plus charismatique, plus différencié de ce qui se fait dans les autres jeux, histoire de le rendre vraiment « unique et inoubliable ».

Le coup de stylo

Un très chouette jeu indé, on pourra foncer les yeux fermés !Je signe à deux mains pour réitérer l’expérience une fois la version finale du jeu disponible ! The Last Tinker : City of Colors n’est certes pas parfait, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit là d’un jeu indépendant créé pendant plus de quatre ans par un petit groupe de développeurs passionnés et qu’il est destiné à être commercialisé contre une quinzaine d’euros. J’ai pris beaucoup de plaisir à passer cette nuit sur le soft de Mimimi Productions et j’attends avec impatience la sortie de ce titre qui devrait plaire à la majorité des joueurs et aux adeptes des jeux indés.

Ce qui m’a inspiré :

  • – Son univers ultra coloré
  • – La réalisation des personnages et des PNJ
  • – Son petit côté politico-moralisateur caché
  • – La prise en main rapide et accessible à tous
  • – L’imagination des développeurs
  • – Produit beaucoup d’émotions chez le joueur

Ce qui me perturbe :

  • – Le level design parfois caothique
  • – Un héro qui mériterait d’être plus « unique » et « charismatique »
  • – La progression n’est pas toujours très claire, très fluide
  • – Une manette est pratiquement obligatoire pour profiter pleinement du soft

[Preview] South Park : Le bâton de la vérité

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C’est au tout beau et tout frais BotKamp Gaming Center de Bruxelles qu’Ubisoft Belgium m’a reçu pour une inoubliable journée découverte de South Park : Le bâton de la vérité. A un peu plus d’un mois de sa sortie officielle, j’ai eu le privilège de tester cet énorme RPG, ce concentré de vulgarité déjanté qui comme je l’espérais, se montre particulièrement prometteur !

Pour le fan que je suis

Un développement chaotiqueEn tant que fan invétéré de South Park, je me disais qu’adapter le dessin animé le plus piquant et le pus comique de ma jeunesse en RPG ne devait surement pas être une mince affaire et ce, quel qu’en soit le studio créateur. Obsidian Entertainement a pourtant tenté le coup il y a quelques années. Le premier trailer (publié à l’E3 2012) m’avait laissé de bonnes impressions et beaucoup d’espoirs. Mais au vu du passé vidéo ludique de cette cultissime série TV, des ennuis financiers connus par THQ et d’une certaine discrétion par rapport à son développement, je ne pouvais m’empêcher de douter concernant la qualité finale du titre.

Pour le plaisir !!!C’est cet été, lors de la Gamescom à Cologne, que je me suis rendu compte que South Park : Le bâton de la vérité avait véritablement du potentiel et qu’il pourrait probablement devenir un jeu très sympa. Peut être même le jeu qui saurait rendre hommage à l’œuvre télévisée de Tray Parker et Matt Stone ! Suite à une brève présentation et n’ayant eu que les grandes lignes du contenu à me mettre sous la dent, le projet fraîchement repris par Ubisoft avait pourtant su me séduire, me faire rire, dissiper quelque peu ma perplexité et remporter haut la main le titre de « Coup de cœur Gamescom 2013 » sur Le Blog Jeu Video. Il y a quelques jours, au BotKamp Gaming Center de Bruxelles, en invité privilégié d’Ubisoft pour un Exclusive Event, j’ai pu balayer les dernières craintes qu’il me restait. Après y avoir joué pendant un bon moment, entamé l’aventure, découvert le scénario, pris en main le système de jeu et le gameplay, je peux l’affirmer : South Park : Le bâton de la vérité sera excellent, il fera plaisir à tous ses aficionados et mettra une baffe à tous les inconditionnels du dessin animé. J’ai joué, j’ai testé, je dois absolument vous raconter…

Ironic Fantasy

Auto-proclamé Grand Mage, c'est du tout grand Cartman !Comme dans tout bon RPG, avant de débuter l’aventure, il faut créer son personnage. On y échappe pas dans South Park. C’est en totale liberté qu’on peut créer un sympathique petit noir boutonneux rocker aux cheveux verts ou un gogole bigleux punk, voir pire ou mieux si le cœur m’en dit. Incroyable, la touche décalée South Parkienne se sent déjà à ce moment du jeu, alors qu’il n’est même pas commencé. Je rigole comme un fou des burlesques et multiples possibilités de créations. Dés lors, pas question pour le joueur d’incarner Cartman, Kyle, Stan ou Kenny, mais bien le petit nouveau du quartier qui par la force des choses se verra copiner avec les habituels sales gosses bien connus de la série. Cinq minutes de jeu et me voilà déjà recruté comme membre à part entière de l’armée d’un Cartman en plein trip Heroic Fantasy.

Passé ce panneau, il peut tout vous arriverAlors que je viens à peine de quitter ma maison, de rencontrer mon voisin Cartman, de choisir ma classe de combat (entre Guerrier/Voleur/Mage/Juif), que je m’entraîne paisiblement à l’utilisation des touches de la manette et aux différentes caractéristiques de mon métier dans son jardin transformé en royaume médiéval, je suis interrompu par l’arrivée des elfes (d’autres mioches déguisés pour la cause) venus dérober notre Bâton de la vérité, la source de tout pouvoir. Une fois la bataille perdue et le Bâton dérobé, le Grand Roi Sorcier Cartman m’ordonne de partir à sa recherche et le ramener au Royaume quel qu’en soit le prix. Vingt minutes de jeu et cette fois je suis embarqué dans une longue et épique quête pour devenir cool, qui m’opposera à une multitude d’ennemis, des enfants elfes aux jeunes gotiques se prenant pour des vampires, en passant par un garde de sécurité trop zélé, une célébrité déchue, un groupe de junkies en manque, la mission s’annonce difficile, mais je comprend à ce moment que South Park : Le bâton de la vérité reprend avec succès les gros clichés du jeu de rôle et les mêle à tout l’humour et le côté politiquement incorrect qui caractérise la série. C’est du pur bonheur…

La classe tout simplement

On croirait regarder un épisode non ?Ce qui me frappe dés le début du jeu et ce qui sera sans contestation son grand point fort à sa sortie, c’est sa réalisation. Le joueur est immédiatement propulsé dans l’univers cartoonesque et ultra coloré de South Park. Graphiquement, tout ce qui est affiché à l’écran impressionne et est fidèlement reproduit du dessin animé, à tel point qu’on croirait en train de regarder un nouveau long métrage South Park, mais en version interactive. S’il est vrai que les nouveaux venus, les adeptes de grosses productions, ou ceux qui ne connaissent pas du tout le monde de South Park auront un peu de mal à se faire à ce style très particulier de dessins minimalistes, d’animations basiques, les fans quant à eux vont tout simplement se courber et applaudir le travail effectué par l’équipe de développement. Comme je l’ai fait après quelques minutes de jeu à peine, ceux-ci ne manqueront pas de relever tout le soucis du détail, cette fantastique mise en scène, cette parfaite reproduction de la ville la plus timbrée des États-Unis.

Il est pas beau le "Royaume" de Cartman ?L’humour très « particulier » de South Park est également omniprésent. Je prend comme exemple le jardin de Cartman, transformé pour l’occasion en cour médiévale, à grand renfort de piscine gonflable faisant office de bassin de vision d’avenir, d’une litière pour chat en guise d’étable et j’en passe et des meilleures. Chaque classe de personnage possède aussi ses propres animations rigolotes, à chacun ses compétences complètement tordues, à base de toucher rectaux guérisseurs, de lancés de flatulences empoisonnées, d’électrocutions malencontreuses et autres attaques du même acabit. Personnellement, j’ai pleuré de rire à la vue de l’attaque de la pierre de lapidation. Etant de classe juive lors de cet essai, j’ai trouvé ce concept à peine tendancieux, diablement jouissif, marrant et efficace… Inutile je crois de vous parler des dialogues vulgaires, des éléments du décors débilos-malsains-moqueurs, de certaines références artistiques déclinées, des habituelles blagues racistes et/ou de mauvais goût,… tout est là comme dans la série qui fait notre bonheur depuis près de 18 ans, et on en bouffe puissance mille.

La baston

Faire caca, fait aussi partie du gameplay. N'oubliez pas de ramasser votre crotte !La prise en main m’avait fait un peu peur à la Gamescom, mais de ce côté aussi, mes craintes se sont avérées infondées. Déjà l’interface m’est apparue comme très claire et intuitive, faudrait vraiment être loin dans la forêt pour ne pas y adhérer dés les premières secondes, tant le tout paraît enfantin. Ensuite, le gameplay est expliqué via un petit tutoriel qui s’affiche à l’écran dés le début du jeu. Bouger, fouiller les armoires, ouvrir les portes, toute interaction possible avec un objet, le tir à l’arc,… toute manip’ à effectuer s’annonce une fois l’opportunité d’agir présente et ce, même l’aventurée déjà bien entamée, au cas où un trou de mémoire se présenterait. Pour les combats, l' »entraînement de Cartman » prodiguera de manière simple et inventive tout ce qu’il y a à savoir, toutes les techniques à maîtriser pour avoir à l’avenir la parfaite gestion d’une baston.

Des ennemis... inattendus !South Park utilise un système de combat au tour par tour que l’on retrouve dans la plupart des RPG d’antan mais agrémenté d’une touche d’utilisation de timing pour effectuer des parades. Appuyer sur le bon bouton au bon moment permettra de mieux encaisser les coups, d’éventuellement créer une riposte et d’effectuer des attaques plus agressives. Le système de combat n’a donc rien de révolutionnaire, mais se montre efficace et tout aussi accessible que les phases de jeu en ville. L’aspect intéressant, encore une fois, relève de la possibilité de lancer toute une panoplie d’attaques complètement loufoques, voir appeler au secours des invocations trop excellentes (que je n’expliquerai pas, car se serait vous gâcher l’effet surprise). Déjà, les attaques de base ne sont pas mal dans leur genre, les attaques spéciales à MP sont encore plus tordantes, mais j’insiste sur le fait que les invocations ne vous laisseront pas indifférents. Si elle ne vous font pas pleurer de rire, elles auront au moins l’occasion de vous choquer à vie !

La pierre à l’édifice

Super PowaaaAprès cet essai du jeu, j’ai envie de dire que South Park : Le bâton de la vérité, a absolument tout dans sa besace pour arriver le 4 mars prochain comme un boulet de canon et se placer comme cet hommage à Troy Parker et à Matt Stone que j’attendais. Gonflé à l’humour, multipliant les références, constamment lié aux stéréotypes du jeu de rôle et facile à prendre un main, je peux prédire sans le moindre risque de me faire pendre en place publique que les fans de South Park l’accueilleront à bras ouverts et sans doutes une grande majorité des autres joueurs qui ne sont pas spécialement aussi attachés que moi à cet univers politiquement incorrect.

Oui, Kenny est une femme...Il me reste cependant deux interrogations qui ne trouverons leur réponses qu’après avoir terminé le jeu, deux questions qui tournent autour d’un éventuel « abus d’humour ». Ainsi, je me demande si système de combat gardera son intérêt tout au long du jeu une fois les compétences les plus marrantes débloquées, ou s’appuie t-il uniquement sur cette avalanche de gags incessants au début du jeu ? Ensuite, que vaut réellement le pitch de cet épisode, est ce que le final de l’histoire sera capable de me surprendre et de me proposer une histoire, certes marrante, mais aussi intense et moralisatrice que l’étaient chaque épisode de la série télé…

 

 

Ce qui m’a inspiré :

  • – L’univers SP est fabuleusement reproduit
  • – Les voix de la série télé sont là
  • – L’humour lourd omniprésent et on s’en lasse pas !
  • – Les situations burlesques et inattendues
  • – L’ambiance Heroic Fantasy sur bien mise en place
  • – Les nombreuses références RPG et clins d’œils à l’actu
  • – Gameplay facile à prendre en main

Ce qui me perturbe :

  • – Les objectifs secondaires m’ont paru peu attractifs
  • – J’ai pas vu de boss vraiment « charismatique »
  • – Quid de l’intérêt à long terme et de la durée de vie ?
  • – Sans son Cartman en état de grâce, je suis pas sur que le jeu aurait cette même puissance
  • – Ce SP s’appuie t-il trop sur son humour ?

Editeurs : Ubisoft

Développeurs : Obsidian Entertainment

Genre : RPG / Aventure

Classification : Déconseillé aux -18 ans

Plateformes : PC / PS3 / Xbox 360

Date de sortie : 04 mars 2014

Degré d’attente : 89° (en sachant qu’à 100° je claque)

– Un petit extrait du jeu (Le début du jeu à vrai dire) : – Un autre extrait de gameplay plus axé sur le système de combat :

– Le making of avec les créateurs :

Preview : The Banner Saga

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Quel est le fruit du travail de trois employés ex-Bioware qui se lancent pour faire un jeu histoire de prendre leur pied ? La réponse est « The Banner Saga ». Mais avoir envie n’est pas suffisant, il faut se donner les moyens. Et de nos jours, le crowdfunding est souvent la solution pour des développeurs sans le sou. Faut-il encore réussir à motiver les futurs joueurs.

C’est ainsi qu’au début de cette année, nos trois développeurs, sous le nom de leur nouveau studio de développement Stoic, ont sorti sur Steam un petit jeu multi en free-to-play : The Banner Saga – Factions, qui était sensé introduire certains aspects et personnages ainsi que donner un aperçu du noyau principal, le combat, de leur jeu final : The Banner Saga.

Exemple de QCMThe Banner Saga nous proposera donc un jeu solo, partagé en plusieurs chapitres, très comparable aux jeux comme Heroes of Might and Magic ou autres Tactics Ogre et Fire Emblem. Une longue campagne ou nous suivrons un groupe de héros évoluant sur une carte d’un continent à explorer, saupoudrée de combats au tour-par-tour, en vue isométrique.

Une histoire empreinte de mythologie Viking et de légendes nordiques…

Un magnifique écran de gestionJusque là rien de nouveau : on pourra faire évoluer ses héros, de temps en temps, il faudra faire des choix en question à choix multiples qui auront toujours une incidence sur le déroulement de l’histoire, de la Saga. Là ou The Banner Saga se démarque parmi la multitude de jeux du genre, c’est surtout par son setting. Une histoire empreinte de mythologie Viking et de légendes nordiques, mais aussi par son graphisme : nous aurons droit à de la 2D du plus bel effet, très proche du trait des dessins animé Disney « old-school » (d’avant l’avènement de l’image de synthèse), aussi bien lors des phases de combat mais surtout pendant les cut-scenes qui font avancer l’intrigue. Il y aura aussi des phases ou il faut faire la gestion de ressources et faire évoluer ses héros.

Que les curieux ne se laissent cependant pas effrayer cette « Disney touch » – d’après les développeurs, l’intrigue sera mature et digne de scénarios typés Game of Thrones !

Admirez ces cut-scenes Disney-like.J’ai pu jouer à la preview du jeu et même si les mécanismes du jeu sont très familiers pour les fans du genre tactique au tour-par-tour, la qualité des graphismes et le background fantastique, loin des habituels Elfes, Nains et Dragons sont vraiment attirants. De plus, l’histoire suit le destin de tout un ensemble d’héros différents dans un scénario épique aux rebondissements et intrigues multiples et qui change en fonction des victoires, défaites et autres choix du joueur. D’ailleurs, les développeurs eux-même communiquent sur l’importance de ces choix et des risques à prendre pour tenter de vivre avec ces bonnes (ou mauvaises) décisions (au lieu de relancer une sauvegarde en cas de défaite), car ici c’est l’histoire qui prime avant tout. Chose qui promet une rejouabilité assez intéressante. 

The Banner Saga sortira sur Steam le 14 Janvier 2014.

A la découverte de la Nintendo 2DS !

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Fin du mois d’août, Nintendo nous annonçait l’arrivée toute proche d’une nouvelle console portable : la Nintendo 2DS. Croyant vraiment à une blague du constructeur japonais et nourrissant de sérieux doutes quant à la crédibilité d’une telle machine sur le marché belge actuellement, Tom et moi-même avons filé dans les locaux de Nintendo BeNeLux afin de mettre la main sur l’une d’entre elle. Après avoir décortiqué les moindres aspects de la 2DS, joué de longues heures et essayé tout ce qui était possible, voici nos impressions « objet en main »… Le mot du jour en sera : Surprise !

Pour-kou-waaaaaa ???

Je pense que nous sommes arrivés Tom !Déjà, l’annonce était surprenante. Le 28 août dernier, Nintendo avait laissé toute l’équipe du Blog Jeu Video assez perplexe quand il nous avait communiqué son intention de proposer la Nintendo 2DS sur le marché belge. De suite, nous n’avons pas trop compris pourquoi le géant nippon se lancerait dans la commercialisation de cette nouvelle machine. Pourquoi lancer dans l’arène une console portable totalement équivalente à la 3DS au point de vue technique, mais qui ne proposerait pas d’affichage 3D ! A cette question que nous avons bien évidemment posée, Nintendo Belgique s’expliquera clairement :

« Nintendo veut proposer une expérience de jeu alternative à la 3DS. Mettre à disposition des joueurs une console portable à moindre coût, adaptée à toute la famille et qui pourrait faire en sorte de les aider à découvrir toute la gamme de divertissement Nintendo. »

Il n’empêche qu’une 2DS, ça reste une 3DS sous un autre design et qui n’affiche pas son écran en 3D. L’ancien argument de vente, deviendrait il maintenant l’abandonné, le mal-aimé de Nintendo ? A cela, les responsables Nintendo nous répondront que la 3D ne correspondait pas à tout le monde à l’heure actuelle. Tous les joueurs n’aiment pas forcément jouer avec la 3D activée et que pire encore, certains gamers n’ont même pas la capacité physique de l’apprécier (et je ne parle pas des aveugles, on s’en doute !). La 2DS serait aussi pensée pour ces joueurs là !

This is the end my friend ?Voilà donc autour de quoi tournait les réponses à nos questions. Si je me permets de résumer grossièrement leurs intentions, en créant la 2DS Nintendo voulait mettre en place une nouvelle version de la 3DS qui serait un peu la « low-coast » de la gamme. Une nouvelle console qui serait appréciée par une majorité de joueurs et qui pourrait convenir à tout le monde. L’objectif étant visiblement de lancer une machine accessible sur tous les fronts (financier, prise en main, technique, pubic…) afin de permettre aux personnes qui ne sont pas encore dedans, de rejoindre leurs amis, de se plonger à corps perdu dans l’univers Nintendo et de découvrir les jeux Nintendo 3DS. Du côté de vos blogueurs préférés, on trouve que ça se tient comme arguments et on se sent un peu plus rassuré de voir que derrière tout cela, il y avait quand même une pensée constructive…

L’heure de vérité !

Silence, on joue !Après le bla-bla, le moment de vérité ! Deux Nintendo 2DS nous attendaient patiemment sur une table, une pour Tom et une pour moi ? A non, c’était juste histoire de mettre en valeur les deux couleurs qui seront disponibles au lancement en octobre : une version Noire – Bleue et une autre version « Rouche » – Blanche (pas besoin de vous dire vers laquelle je me suis jeté). Et là… boum surprise : C’est que c’est pas si moche une 2DS ! A vrai dire, elle est même visuellement très sympathique pour un monobloc auquel le haut est plus épais que le bas. Elle est bien dessinée, fidèle à l’esprit Nintendo DS avec ses deux écrans, tout en étant suffisamment novatrice pou représenter une arrivante sur le marché. Maintenant, la plastique qui la compose fait un peu jouet PlaySchool pour enfants en bas-âge mais semble tout aussi solide et efficace que ce que Nintendo à toujours l’habitude de faire. De plus, dans nos grandes et grosses mains d’ogres bouffeurs de mioches, elle tient super bien la position. Pour ma part, vu que la 2DS ne se replie plus en deux comme les précédentes DS, elle me un peu fait penser à la prise en main que j’avais pu avoir avec un bon vieux Game Boy (mais en moins lourd évidemment). De son côté, Tom apprécie l’accès aux touches de dos L et R particulièrement bien fichues (placée de part et d’autre du haut de la console) car légèrement arrondies, mais estime que des plus petits enfants auraient un peu de mal à gérer l’utilisation correcte de ces deux touches parfois si importantes. La nouvelle disposition des touches, beaucoup plus haute que sur les précédents modèles, permet logiquement de rendre les gâchettes accessibles mais peut être pas assez pour de toutes petites mimines enfantines.

La forme peut surprendre, mais c'est très agréable à tenir en main !En plein jeu, il n’y a pas grand chose qui change évidemment, si ce n’est l’absence totale de 3D. L’écran tactile du bas est toujours aussi intuitif et l’affichage de l’écran du haut est toujours aussi plaisant qu’avec une 3DS en mode 3D OFF. Nous avons testé toute une gamme de jeux actuels 3DS (Donkey Kong Country, Luigi’s Mansion 2, Fire Emblem,…) et chaque jeu reste d’une grande qualité, même s’il est joué sur 2DS. Au niveau des menus internes de la console, c’est tip top et pil poil ce qui se fait également sur 3DS. On retrouve tous les services et les options que l’on a connu avant sur sa grande sœur ! D’un autre côté c’est normal, ça tourne sur le même système d’exploitation et elle répond aux mêmes mises à jours…

Une console Nintendo de qualité ! Mais sans nouveautés...La seule chose qui nous a semblé avoir changé : Le gyroscope. Dans certains jeux, il faut utiliser la fonction gyroscopique de la DS pour avoir une vision particulière à l’écran (regarder au plafond avec Luigi, dans une longue-vue dans Zelda,…) et cette option nous est apparue comme bien plus répondante, agréable et réaliste ! Nous avons pensé qu’il s’agissait probablement d’un corollaire à la nouvelle prise en main et au nouveau design de la machine vu que nos mouvements étaient un peu plus « logiques ». Il n’empêche qu’on on a remarqué une grosse différence positive à ce niveau et ce n’en est que tout bénef’ pou les futurs joueurs. Pour le reste, on ressent exactement les mêmes bonnes impressions qu’avec la 3DS.

A savoir

Pour ne pas mourir idiotSi je compare la Nintendo 2DS à son illustre prédécesseur la 3DS, il y a tout de même quelques petites choses qui posent question, quelques petits « trucs » qui ont changé, ou qui nous ont surpris, des choses à savoir quoi ! Voici ce que nous avons remarqué en retournant la console dans tous les sens :

– La 2DS est plus lourde que la 3DS. Mais son design et sa forme plus régulière donnent l’impression inverse !

– La 2DS ne possède plus de bouton d’allumage Wi-Fi, tout se règle désormais via le menu « Option ».

– Sur la 2DS, un petit voyant lumineux en haut à droite de l’écran principal fait son apparition. Celui-ci est destiné à avertir le joueur de notifications Street Pass, Spot Pass,…

– Pour la première fois sur une DS, les lettres X, Y, A, B ne sont plus peintes d’une couleur différente sur les touches de la 2DS. Un petit effort sur les yeux s’impose en cas de partie nocturne si on ne connais pas ses touches !

– Les appareils photos sont les mêmes sur 2DS que sur 3DS. C’est à dire que vous pourrez toujours faire des photos en 3D avec une 2DS.

Faut il craquer sur la 2DS ?

Pour tout le monde, mais surtout les grands enfants !La première chose que j’ai envie de mettre en avant, c’est que nous avons sincèrement et agréablement été surpris par l’engin après avoir eu de nombreux doutes à son égards suivant son annonce. Vendue chez nous en Belgique à partir du 12 octobre prochain, la Nintendo 2DS nous a effectivement paru être une alternative raisonnable pour une première console à moindre coût dans l’écosystème de Nintendo. Bien qu’elle s’adresse à absolument tout types de joueurs et de tout âge, elle pourrait vraiment se distinguer en tant que console « back up » pour des familles avec plusieurs enfants, ou pour le petit jeune de la famille qui n’a pas encore accès aux jeux vidéos comme ses grands frères par exemple. Ceux qui n’aiment pas le jeu en 3D, ou ceux qui ne savent pas la voir et qui n’avaient pas encore de 3DS peuvent aussi trouver l’opportunité 2DS intéressante afin de découvrir les grands classiques 3DS de Nintendo à moindre coût.

La prise en main est un argument qui plaide en faveur de la 2DS !Deuxio, le Form Factor de la 2DS nous a beaucoup plu. Monobloc aux touches sur-élevées, il est vraiment important pour nous d’insister sur le fait qu’en fonction de la taille des mains du gamer, il est très facile pour un ado et un adulte de prendre un contrôle aisé et rapide de la machine. Visuellement plaisante et donnant une impression de jouet incassable, elle pourrait également séduire selon ces critères de construction un très large public. La « perte » de la 3D n’est pas vraiment un gros point négatif car jusque là, la majorité des joueurs la considérait quand même comme un bonus, un cosmétique qui n’apportait pas vraiment quelque chose de plus au gameplay.

Plus tard je serai vendeur Nintendo ! Ou pas...Enfin, le prix raisonnable au lancement pourrait également entrer en ligne de compte. La 2DS sera vendue contre une somme avoisinant les 130€, soit 30€ moins cher qu’une 3DS neuve à l’heure actuelle. Pour peu que la 2DS soit vendue assez rapidement dans un pack comprenant un jeu pour quelques euros de plus, cela devient encore plus attrayant et la pilule serait encore plus facilement digérable pour des gens qui n’ont pas trop les finances pour Noël ! Pourquoi ne pas surfer sur la vague avec un des prochain gros hits de la Nintendo 3DS en proposant un bundle Pokémon ou Zelda hein Nintendo ? Dommage que rien ne soit à l’ordre du jour… Zut, en disant cela je pense être devenu une cible, un acheteur potentiel pour Nintendo !!!

 

Les +

  • – Forme et design agréable
  • – Prise en main facile
  • – Touche L et R arrondies
  • – Impression de solidité, de fiabilité
  • – Prix abordable

Les –

  • – Pas de 3D évidemment
  • – Toujours pas de deuxième stick à droite
  • – Ergonomie pas pensée pour les plus jeunes
  • – Les couleurs du plastique sont moches

CONSTRUCTEUR : Nintendo

GAMME : Console portable

PUBLIC CIBLE : Tout le monde !

DATE DE SORTIE : 12 octobre 2013

PRIX DE VENTE : +/- 129€

Toute l’équipe du Blog Jeu Vidéo tient à remercier les responsables de Nintendo Belgique pour leur accueil, leur sympathie, les réponses à nos questions intimes et tout ce qui va avec ! A très bientôt…