Rendez-moi ma virginité !

— Bastien
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Coup de projo : Tom Clancy

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Décédé mardi, le petit Tom Clancy se rêvait soldat, brillant sous les cieux enflammés – au napalm – d’un Vietnam en guerre … Hélas, il avait une vue aussi perçante qu’un sèche cheveux. Ce sera à travers l’écriture qu’il livrera ses plus grandes batailles contre tous les ennemis des USA. On lui doit un paquet de livres qui sont devenus un paquet de films, un paquet de documentaires et un paquet de jeux… Voici donc l’inventaire postmortem du roi du du techno-thriller !

Jack Ryan

Nous sommes au début des années 80, Marko Ramius est le meilleur sous-marinier d’Union Soviétique. Il commande Octobre Rouge, un sous marin nucléaire lanceur d’engins, le genre d’appareil qui peut faire remonter la mer du nord jusqu’à l’Atomium en deux coups de cuillère nucléaires à pots. Marko est déçu de ses chefs, de l’URSS, de ses chirurgiens imbibés de vodka qui n’ont pas sauver sa bien aimée Natalia Bogdanova d’une mort atroce et il rêve de danser autre chose que le kazatchok… Il se casse le Marko, lui, son sous-marin et ses hommes,…

Employé de la CIA, Jack Ryan s’en rendra compte… Jack Ryan, est à Clancy c’est qu’est Hercule à Agatha, son héros fétiche ! Jack, on le retrouvera dans 13 des 17 bouquins de Tom… les deux hommes ont quelques points communs : ils sont natifs de Baltimore, républicains, ne sont pas soldats. Au fil de ses missions Jack devra exfiltrer un capitaine soviétique, déjouer des attentats, lutter contre le trafic de drogue, éviter une guerre nucléaire, préparer la soupe pour ses enfants qui n’en mangent pas, occuper le bureau ovale, … ! C’est une sorte de Tintin en plus comment dire, plus cowboy que reporter au petit vingtième… Jack, c’est un Chuck Norris mais en vrai ! Au cinéma, il prendra les traits d’Harrison Ford, d’Alec Baldwin, de Ben Affleck et de Chris Pine dans le futur The Ryan Initiative

Anticipation ?

Toujours très documenté, très au fait de ce qui se passe dans le monde, certaines de ses productions passent pour de l’anticipation… Dans Dette d’honneur, paru 1994, il met en scène un attentat aérien sur le Capitole, cet attentat – imaginé par un japonais – déstabilisera la première économie mondiale et Jack Ryan deviendra Président des USA par intérim… Certains y voient une source d’inspiration pour Ben Laden, d’autres disent que les grandes idées se rencontrent…

Red Storm Entertainment

Tom faisait donc dans le roman d’action et dans le cinéma mais aussi dans le jeu ! En 1996, Clancy il se lance dans le jeu et fonde Red Storm Entertainment. Un premier titre Tom Clancy’s Politika sort sur PC en 1997, le jeu est alors vendu avec le bouquin du même titre, à ma connaissance, ce n’est arrivé qu’une fois ! le second titre est un mythe à lui tout seul et deviendra une série à succès dans le domaine du jeu, il s’agit bien-sûr des Rainbow Six ! En 2000, l’Union des bretons indépendantistes (Ubisoft) rachète Red Storm et prend les commandes de la société. Depuis, de très nombreux titres sont parus (Tom Clancy’s Ghost Recon, Far Cry 3,…) et le prochain titre annoncé c’est Tom Clancy’s Rainbow Six: Patriots, il sortira sur les PlayStation 4 et Xbox One. Bref, Tom Clancy est mort à Baltimore ce 1er octobre, il nous reste donc à découvrir des documentaires et un bon dixième de bibliothèque ! 

GC 2013 : Coup de projo sur la Pandora

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Pour enchainer sur l’article de Laurent à propos de Romstation, site qui nous offre un florilège de jeux old-school, et pas mal d’émulateurs, je vous propose de re-découvrir une console de jeu justement dédiée à l’émulation. : le mini-ordinateur Pandora !

Re-découvrir, car en effet, la console existe déjà depuis deux-trois ans, à déjà vécu tout un cycle de délais et de modifications en cours de route car les débuts du projet Pandora remontent quand même jusqu’à 2008!!); ensuite il y a eu des problèmes de livraison car la demande excédait le nombre d’unités disponibles…  Mais finalement la version 2013, la Pandora Rebirth, est enfin arrivée à maturité – et surtout, enfin disponible avec des stocks raisonnables.

Mais qu’est-ce donc que cette Pandora?

Admirez ces courbes !Et bien, contrairement à la fameuse boite de Pandore d’où le produit tire son nom, cette console, ou plus précisément, ce mini-ordinateur tournant en open source (GNU/LINUX), ne contient nullement tous les maux de l’humanité, mais propose ni plus ni moins d’être une plateforme pour tout émulateur de toutes les consoles et micro-ordinateurs de l’âge d’or du jeu vidéo jusque grosso modo la Dreamcast!! Oui, vous avez bien entendu : du vénérable ZX Spectrum, en passant par le C64, l’Amiga, mais aussi la NES, Super NES, N64, Gameboy, jeux d’Arcade façon MAME, Playstation 1, et j’en passe! Bref, cette console portable (qui ressemble à s’y méprendre à une Nintendo 3DS) est le rêve ultime de tout fan d’émulation old-school ! Théoriquement, pour autant qu’il existe un émulateur et que vous avez la ROM d’un jeu (que vous aurez bien entendu obtenu de façon parfaitement légale…), la Pandora peut le faire tourner les doigts dans le nez.

Mais voyons un peu les spécifications techniques de l’engin : 

  • Processeur ARM Corex de 1Ghz ainsi qu’un processeur graphique dédié
  • 512MB de RAM
  • Ecran couleur tactile 800*480, sortie S-Video et Composite
  • Connectivité Wifi et Bluetooth, USB 2.0
  • Clavier complet et contrôles classiques : D-Pad, deux sticks analogues et 6 boutons
  • Deux emplacements SD pouvant aller jusqu’à 256 gigas de stockage
  • Batterie de 4000 milli-ampères, garantissant jusqu’à 10 heures de jeu entre deux recharges

En analysant ces spécifications, on peut comprendre que l’approche de l’émulation est celle de « brute force »; en effet, de nos jours, il est devenu facile d’émuler ces vénérables consoles d’antan car la puissance de calcul des processeurs actuels dépasse de très loin les besoins des jeux émulés. Et ayant testé quelques jeux, je peux vous assurer que c’est même plus agréable de jouer en émulation qu’à l’original ! Fini les saccades qu’on pouvait avoir sur des jeux PS1 originaux! 

En plus, avec tout l’espace de stockage qui est disponible, il est tout à fait envisageable d’avoir une bibliothèque quasi illimitée de jeux émulés, couvrant l’âge d’or du jeu video, du début des années 80 jusque le début 2000 – 20 ans d’histoire de jeu video dans sa poche!

Mais, cerise sur le gâteau, vous disposez aussi d’un vrai OS open source, faisant de cette console de jeu un véritable ordinateur de poche tournant sous Linux, pour être plus précis, il s’agit de la distro Angstrom. Mais rien ne vous empêche de faire tourner une autre distro dessus, voire, carrément utiliser un OS Android, car la Pandora est configurable et modifiable à l’extrême!

Bien sur, tant de liberté, tant de puissance vient avec trois bémols : le prix, le facteur « prototype » et le degré de connaissances nécessaires pour faire tourner l’engin. Premièrement, la Pandora se vend quand même dans une fourchette de prix allant de 250€ à 600€, en fonction de la version : 250€ pour la version Classic, et donc presque 600€ pour le modèle haut de gamme. Aussi, on peut voir que la Pandora reste un produit de niche, qui est (et sera probablement jamais) vendu en production de masse..avec tous les inconvénients que cela peut entraîner au niveau SAV, support…En effet, j’ai pu constater que sur les trois modèles d’exposition, qui devraient normalement être identiques, on avait l’impression que chaque console avait été assemblé à la main (et pas par une unité de production automatisée)… ça faisait un peu bricolage de projet de fin d’études! Finalement, il ne faut pas croire que l’on peut acheter la Pandora, l’allumer, et commencer à jouer… il faut un peu soit tant s’y connaitre en Linux et émulateurs. Ceci dit, les forums utilisateurs regorgent d’un tas incalculable de tutoriels, explications, guides… dont vous aurez certainement besoin tant il y a des possibilités avec ce système.

Conclusion

Bref, perso, un coup de coeur absolu. Mais pour le gamer « classique »,  je dirais quand même qu’il s’agit là vraiment d’une console de niche qui s’adresse uniquement aux geeks nostalgiques, bidouilleurs, bricoleurs et fan de la scène émulation ! Et pour peu que vous n’ayez pas peur de mettre les mains dans le cambouis, vous avez là vraiment un système portable tout à fait unique en son genre !

C’était mieux avant : ELITE

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Espace, frontière de l’infini.. Ceci sont les voyages du Dude, un vieux cargo intersidéral datant du crépuscule de l’ère du jeu video. Sa mission : explorer l’espace-temps jeuvidéoludique à la recherche des origines des jeux video, leur histoire, leur évolution!

Dès ses débuts, le jeu vidéo a toujours été un territoire fertile pour l’imaginaire si chèr a la science-fiction. Space Invaders, Asteroids, Defender…les toutes premières bornes arcade à succès en étaient la preuve. Néanmoins, ces jeux qui sont à la base du genre Shoot-em-up (ou encore SHMUP) ne demandaient jamais beaucoup plus que de très bons réflexes. Certes, on essaya d’y ajouter quelques éléments de stratégie ou d’aventure/exploration, mais l’intérêt principal restait toujours au bon vieux dézinguage d’alien.

Il fallut attendre 1984 pour qu’un nouveau genre s’impose : le jeu d’exploration et de combat spatial. Ian Bell et Dan Braben sortaient leur petit bijou ELITE sur micro-ordinateur BBC Acorn (un des nombreux ordinateurs de l’ère 8-bits à côté du Atari 800, Sinclair Spectrum et du mythique Commodore 64)

ELITE fut un des premiers jeux avec un univers entier généré de facon procédurale (comment faire tenir autrement des galaxies entières, chacune contenant des centaines de planètes, sur le maintenant microscopique support d’une disquette?). Le joueur pouvait évoluer dans cet univers à bord de son petit vaisseau d’exploration (qu’il pourra améliorer, voire, changer), le tout en 3D vue subjective en fil-de-fer. Chaque planète, qu’on pouvait atteindre via hyper-sauts, avait ses paramètres précis, comme son type de gouvernement (démocratie, dictature, anarchie); sa classe de terraformation (planète désert, arctique, aquatique) – et son économie dictée par tous ces paramètres. Car si le joueur pouvait en effet upgrader son vaisseau d’origine (le fameux Cobra Mk III), tout cela coûte de l’argent (en occurrence les Credits). Et les creds, on les gagne en complétant des missions, en dégommant des pirates de l’espace et surtout… en marchandant. Car chaque planète possède une bourse de produits avec des prix fluctuant selon des lois économiques de base de l’offre/demande. Sur ces principes de base venaient se greffer un gameplay totalement open world : au joueur de voir s’il veut rester dans le mercantile, s’il veut devenir pirate, chasseur de tête, ou juste explorer… toujours avec la perspective de gagner en rang, qui partant du “Principalement inoffensif” à travers le “Dangereux” vers le statut tant convoité de ELITE.

ELITE a eu deux successeurs, Frontier : Elite 2 et Frontier : First Encounters, deux projets à l’ambition démesurée (car avec le passage au PC, l’univers à explorer s’est encore plus enrichi : on avait droit à des systèmes solaires entiers parfaitement modélisés en temps réel et le jeu est surtout devenu bien plus complexe avec le rajout d’un modèle de vol “réaliste”, obéissant aux lois de Newton. Les jeux n’ont malheureusement pas eu le succès de leur ancêtre car ils étaient buggés et beaucoup plus difficiles à prendre en main, surtout à cause de ce nouveau modèle de vol.

Eve Online, en gros la variante MMO de ELITE, nécessitant un BAC +3...Depuis lors, de nombreux jeux ont vu le jour qui ont pu, à des degrés variables de succès, étoffer le genre : la série des Privateer, qui a su innover en introduisant un scénario au jeu de base; la série des X, qui a rajouté une gestion économique et une belle surcouche de ce que l’on appelle les jeux “4X (eXplore, eXpand, eXploit, eXterminate); il y a aussi Eve Online, en gros la variante MMO de ELITE, nécessitant un BAC +3 en économie politique, administration des affaires et connaissances mafieuses. Mais la liste ne s’arrête pas là : Independence War, Darkstar One, Evochron, et toute une ribambelle de clones plus ou moins bien faits du jeu original. Mais à vrai dire, jamais vraiment l’essence même d’ELITE n’avait pu être capturé par ces tentatives.

ELITE DANGEROUS donnera le choix au joueur dès le début d’évoluer dans un univers vaste, très vaste.Retour en 2013 : le bon père Braben, à renfort de crowdsourcing, a mis en chantier ELITE : DANGEROUS, qui devrait sortir pour le 30ème anniversaire du jeu original. La grande innovation que ce “ELITE 4” nous promet sera la possibilité de jouer en ligne, avec un gameplay émergent et une histoire que les joueurs vont façonner au fur et à mesure. “On se rapproche donc tout a fait de ce que propose EVE ONLINE”, vous allez me dire… Oui, en effet. Sauf qu’ici, les combats seront vraiment une mesure des skills de pilotage des différents joueurs… et pas une mécanique typiquement MMOesque où on cible son adversaire et on laisse faire ses stats le boulot…n’ “Ah mais ce sera donc un concurrent direct à Star Citizen”, vous allez me dire! En effet… mais je pense qu’il faut pas oublier l’héritage de Star Citizen, successeur spirituel du vénérable Wing Commander une expérience cinématique, assez bien scriptée, qui mettra le joueur de Star Citizen dans le centre de l’action pour le lâcher ensuite dans un monde ouvert alors que ELITE DANGEROUS donnera le choix au joueur dès le début d’évoluer dans un univers vaste.

Personnellement, en joueur de la première heure du genre, je ne peux renier mes racines de fanboy d’ELITE, même si, bien sûr, j’ai passé par après de nombreuses heures sur Wing Commander et, surtout, Privateer 1 et 2. Pour moi, il n’y a que ELITE et ses nombreux clones plus ou moins bien réalisés qui ont su me captiver pendant des heures, alors que les jeux de combat pur finissaient toujours par me lasser. Trouver la bonne marge de bénéfice pour faire passer des marchandises, en évaluant le risque relatif de passer par un système planétaire anarchiste, faire le plein de carburant en “surfant” dans l’héliosphère d’un soleil, et aller toujours plus loin de galaxie en galaxie, et peut-etre tomber enfin sur le nullspace, ou étaient sensé se cacher des extraterrestes, les fameux Thargoïdes, voilà que quelques uns des grands moments de l’époque qui faisaient le charme de cette oeuvre séminale..

Par contre, je pense qu’il ne faut pas essayer de mettre les deux nouveaux jeux en compétition; tous les deux, j’espère, vont nous faire vivre une expérience similaire – les moyens d’y arriver seront différents : explorer l’univers et “boldly go where no man has gone before!”

Coup de projo : Nike+, spécial 20 km de Bruxelles

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C’est ce dimanche 26 mai que 37 000 coureurs – plus ou moins entraînés – tenteront de relier le Cinquantenaire au Cinquantenaire. La boucle passera par la rue de la Loi, le Parc de Bruxelles, l’avenue Louise,… Plus loin, ce sera le Bois de la Cambre, l’hippodrome de Boitsfort, le musée du tram, l’avenue de Tervuren… Ce sera la 33ème édition des suants 20 km de Bruxelles. À cette occasion, nombreuses et nombreux seront les coureurs qui emploieront une App pour se motiver, se détendre et s’évaluer… Grosso-modo, ça fait 7 ans que je cours, et utilise des choses de chez Nike pour me supporter. Plusieurs applications (sur tous les supports) sont proposées par la typographique marque. Présentation pour aider les indécis (ou les dérangés qui commenceraient à s’entraîner aujourd’hui pour dimanche) !

Nike Running

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Cette application est totalement gratuite et pourtant, ça ne le sera pas… Pourquoi ? D’abord parce que pour fonctionner cette application doit être jumelée avec un capteur qui ne trouvera sa place que dans une paire de Nike… Vous voilà donc otage de la marque :)… Le plus souvent c’est avec celle-là que je cours mais j’aime avoir le choix… Dans le menu, plutôt sommaire, vous retrouverez la possibilité de courir sans objectif précis, de chronométrer votre temps, de parcourir une telle distance, de brûler autant de calories… Ensuite, vous pourrez choisir la piste musicale sur laquelle vous allez entraîner vos fesses et partir à l’aventure dans les bois de Gembloux ou ailleurs… Durant la course votre smartphone vous enverra quelques infos (mi-course, sprint final, allure,…), en opérant une rotation digne d’une chouette hulotte, vous pourrez voir l’écran qui reprend ces infos. Au final, vous aurez un bilan, vous avez atteint votre objectif, vous l’avez dépassé, vous avez couru à telle allure,… Le minimum. Un historique de vos courses vous permettra de cumuler toutes ces infos,… c’est bien mais c’est donc le minimum.

Nike + Running

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Jadis disponible au prix exorbitant de 1.69 €, l’application est aujourd’hui gratuite et, première nouveauté par rapport à la première, il n’est plus nécessaire d’avoir des Nike aux pieds pour pouvoir l’utiliser ! Qu’importe vos chaussures, vous pourrez toujours l’utiliser, que vous appréciez les Asics, ou les Mizuno chères à Murakami, vous en profiterez de la même manière. Plus de Nike, plus de capteur à jumeler, vous venez de gagner 19 euros et une raison en moins de se demander si tout se passera bien… Les joggers que je connais sont parfois embêtés par un minuscule détail avant de faire une sortie… Il y a un truc qui ne fonctionne pas, mais quel truc… Parfois, il s’agit du capteur, l’abandonnant, on se simplifie la vie. 

Le plus intéressant, ce n’est pas la course, c’est ce qui vient après ! Quand je termine une course, je peux synchroniser mes données, voir où j’en suis par rapport à mes amis, découvrir le plan de coupe de mon parcours, mon parcours lui-même… Vous l’aurez compris, Nike + Running utilise la fonction GPS de votre smartphone…

La synchrnonisation de votre course vous permet aussi de cumuler les exploits et les explorations. En utilisant le site en paralèlle de votre smartphone, vous collecterez les trophées, les distances et les comparaisons… Un exemple, en moyenne, je cours à X km/h par rapport aux autres membres de la communauté, je cours X fois par semaine, je perds X calories par sortie… Ce sont des petites choses pour se motiver, je ne suis pas persuadé que ce soit vraiment utile mais c’est sympathique…

Et la musique ?

Il est toujours possible de courir accompagné avec iTunes mais aussi avec les autres, perso, c’est Deezer que je préfère… Je télécharge l’une ou l’autre playlist et je suis parti… Enfin, n’oublions pas que dans smartphone, il y a “phone”. Il est toujours possible de l’utiliser mais c’est sport… (c’est le but mais d’accord), si c’est vraiment nécessaire, on peut s’offrir un casque plus sophistiqué mais vu leur durée de vie, c’est une dépense un peu superflue… Enfin, les applications pour courir ne manquent plus mais, aujourd’hui, je n’ai aucune envie de changer !

Coup de projo : La famille Astier, entre Roi de Bretagne et Super Hero.

par Pada
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Lorsque j’ai vu mes collègues du blog mettre en avant des œuvres qui méritaient être connu, je me suis dit qu’il était temps pour moi de présenter une série que trop peu de monde connaît. Une série qui refait l’adaptation d’une histoire vraie déroulée il y a fort fort longtemps dans un pays pas très éloignés.

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Alexandre Astier, le créateur de la série dont je vais vous parler aujourd’hui est né à Lyon, le 16 juin 1974. Issu d’une famille de comédiens, il se met très tôt au théâtre et se fait remarquer par le public lyonnais grâce à la pièce « Le jour du froment ». Il se lance alors dans la réalisation d’un court-métrage qui sera à la base Kaamelott.

Dois-je vraiment vous présenter Kaamelott, la série médiévale fantastique écrite, réalisée et musicalisée par Alexandre Astier ? C’est en parlant d’Alexandre avec Gilles que j’ai découvert avec horreur que des gens ne connaissaient pas Kaamelott. Je me dis donc Tabarnak ! Je dois remédier à cela.

Kaamelott, une série pas de pacotille !

Kaamelott, c’est une série qui retrace l’histoire de Arthur, Roi de Bretagne. Dans la saison 1, le chateau est terminé, la Table Ronde est en place et ses chevaliers peuvent partir à la conquête du Grââl ! Tout va pour le mieux mais progressivement tout se dégrade. Arthur se rend compte que ceux qui l’entourent ne vont pas forcément dans le même sens que lui et nous arrivons au fil des saisons à la dégrigolade, à la trahison et même au putsch.

Dans cette série, le Roi Arthur est vraiment bien entouré. Il est marié à Guenièvre, une femme … peu séduisante  qui ne compense pas non plus avec son intellect. Son beau père est Léodagan de Carmélide, beau père qui, disons le, ne peut pas le biffer. Il nomme chevalier les célèbres Perceval et Karadok, plus affamés qu’intelligents, ainsi que son neveu Yvan “le chevalier au lion” et Gauvain, frère de la reine et plus tire au flanc qu’aventurier et encore d’autres rois de pacotilles.

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Après ces quelques personnages présentés, vous aurez compris que le Roi est entouré d’une équipe de bras cassés. Les situations sont des plus drôles et l’histoire racontée donne lieu à des dialogues complètement loufoques et répliques dignent de devenir cultes. Je prendrai pour seul exemple le moment où Perceval pense avoir compris la célèbre expression “sur une échelle de 1 à …” :

 

Karadoc : « (…) Non mais je crois qu’ils sont en dehors des réalités ».

Perceval : « Sur une échelle de 12 à 22, de 12 à 16 ils interdisent les vins étrangers, de 17 à 20, vous pouvez pas vendre du vin local et de 20 à 22 ils sont en dehors des réalités ».

C’est avec cette fameuse équipe qu’il devra faire face aux Romains, aux Dieux, aux envahisseurs, aux brigands, aux marchants d’esclaves et surtout à sa belle famille !

La série compte 6 saisons. Les cinq premières saisons partent dans un ordre croissant avec dans un premier temps avec format court. D’épisodes de 3 minutes 30, la série évolue très vite et passe à 7 minutes par épisode. Les intrigues deviennent plus complexes mais l’humour très caustique de la série perdure. La trame devient plus importante que la rigolade. Dans la sixième et ultime saison, saison qui traite de la jeunesse d’Arthur et de sa montée au pouvoir, on atteint des épisodes de 45 minutes avec une histoire drôle mais aussi touchante et parfois triste.

Au fil des saisons, les personnages défilent. Si les personnages récurrents restent les mêmes, des guets font leur apparition et c’est une ribambelle de personnalités qui finissent dans la série. Il serait fou de vouloir tous les citer tant il y en a, mais c’est avec plaisir qu’on retrouve des acteurs comme Elie Semoun, Bruno Salomone, Alain Chabat, Pierre Mondy ou encore Lorant Deutsch.

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Alexandre Astier profite du succès grandissant de la mini-série pour diversifier son offre : il travaille sur une bande dessinée issue de l’univers de Kaamelott, une série de romans graphiques sont aussi sur la planche de l’acteur, compositeur, scénariste et écrivain, et lui serviront de transition entre la série et la future trilogie de films qu’Alexandre met sur pied.

Les produits dérivés sont dirigés par Alexandre lui même et il prend même en charge la bande son de sa série. Le Roi Arthur des temps modernes s’impose de plus en plus, peu de gens auraient parié sur un tel succès mais force est de constater que la famille Astier a du talent à revendre. 

 simon.jpgCar si Alexandre est très bon dans ce qu’il fait, on peut aussi parler de Simon, le demi-frère d’Alexandre et fils de Lionel. Pour ceux qui ne savent pas, Lionel Astier (acteur et metteur en scène français) est le papa de Alexandre et Simon. On peut retrouver Simon dans Kaamelott, où il joue le rôle de Yvain le frère de la reine Guenièrve, dans des sketches du Golden moustache, dans la web-série “Le Visiteur du Futur”, dont je vous ai déjà parlé, dans une dizaine des films (dont je tairai le nom car ils ne sont pas vraiment des plus connus) mais surtout c’est un des créateurs de la superbe série “Hero Corp”. 

Mais Hero Corp, qu’est ce que c’est ?!

Hero Corps, c’est une “série télévisée française humoristique”, enfin ça c’est ce que Wikipédia nous dit… En gros c’est une série produite par Calt (Maison de Production de Kaamelott) diffusée depuis 2008 qui traite du monde des super héros.

Le synopsis est le suivant : après une guerre dans les années 80, une agence regroupant les super héros est créée dans le but de préserver la paix. L’agence développe divers QG tenus secrets à travers le monde et c’est dans le département de la Lozère que nous arrivons. Ici vivent les retraités, les non formés, les démissionnaires, bref les déchets de l’agence.

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Vingt ans plus tard, The Lord (un super vilain) réapparaît et seul John (Simon Astier) semble être la solution. Il débarque dans le village dans le but d’organiser les funérailles de sa tante et découvre que les habitants lui cachent quelque chose…

Cette série est une série humoristique un peu loufoque sur le thème des super héros. John, le personnage principal débarque dans un village campagnard complètement bizarre sans avoir aucune idée de ce qui l’attend. Et c’est en perçant des secrets de ce village qu’il découvrira sa véritable identité et ce qu’on attend de lui.

Au niveau des acteurs on y retrouve bien sûr la famille avec Lionel Astier, Alexandre Astier, mais aussi des guests comme Arnaud Tsamère, Pascal Légitimus, Pierre Palmade, Christian Bujeau ou encore Berangère Kief et prochainement Justine Le Pottier.

Des personnages hauts en couleurs et vraiment intéressants. Car si on traite avant tout des super héros, les pouvoirs sont des plus spéciaux. De l’homme araignée à l’homme bouclier, en passant par vampire de jour ou encore Captain sport extrême, les pouvoirs ne sont pas toujours utiles et cela donne lieu à des situations cocasses.

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Deux premières saisons sont déjà sorties et ce qui est génial, c’est que la saison 3 est enfin annoncée ! Après quelques années de batailles pour trouver les fonds, Simon nous a annoncé le retour de la série et cela pour la fin 2013. Une chose est certaine, on est impatient dans les quartiers généraux du blog ! Il faut dire que l’ambiance déjantée de cette série manquait au paysage audiovisuel de l’internet.

Je pourrais continuer encore longtemps à traiter de ces deux sujets mais à quoi bon. Le mieux est que vous alliez découvrir par vous-même ces deux superbes séries que sont Kaamelott et Hero Corp.

Personnellement j’attends la suite de ces deux projets avec impatience et je reste convaincu que seules les personnes comme les Astier peuvent donner un futur à l’empire cinématographique français et leur donner un peu de fierté.

Coup de projo : Harry Gregson-Williams

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Vous reconnaissez cette cinématique mais vous ne savez pas de qui elle provient ? Ca tombe bien, dans ce « Coup d’projo » j’ai cette fois envie de saluer le travail d’un homme de l’ombre, une personne sans qui ce que nous voyons sur les écrans ne nous paraîtrait sans doute pas aussi exellent. Ne tournons pas autour du pot, je dirais même que je vous présente un artiste ! Harry Gregson-Williams c’est un compositeur de génie devant qui on ne peut que s’incliner. Faites silence, écoutez et savourez… cette interview fictive !

Brillante histoire

Un enfant prodige !Je tenais à vous présenter aujourd’hui un grand Monsieur en la personne d’Harry Gregson-Williams. Pour les innocents, incultes et autres ignorants, sachez qu’il s’agit d’un compositeur/producteur de musiques de films et de jeux vidéos mondialement connu ! J’ai eu la chance de l’interviewer tout seul, dans ma tête hier soir durant une partie à MGS collection HD sur Vita. Voilà ce que nous nous sommes dit en toute sincérité.

Le Blog Jeu Video :

– Bonjour Harry, peux tu nous en dire plus sur toi, sur ton histoire ?

Harry Gregson-Williams :

– Bonjour Laurent, ok je vais essayer d’être complet. Je suis né le 13 décembre 1961 à Chechister dans le sud de l’Angleterre. Je suis issu d’un milieu assez modeste et étant enfant, nous vivions mes parents, mes deux frères (également compositeurs) et moi dans un endroit assez reculé de Londres. Au début, nous n’avions même pas l’électricité à la maison et vu que la passion familiale était la musique, je n’eu d’autre choix que de suivre les traces de mes parents. A 4 ans déjà, j’ai eu l’occasion de rejoindre une école de piano où j’ai appris les bases de la musiques, mais au fil du temps, j’étais plus reconnu pour mes talents au chant que pour ma musiqueinstrumentale ! Je suis alors entré au collège Saint John à Cambrige à mes 6 ans, où je suis directement recruté par la chorale de l’école pour effectuer plusieurs tournées dans toute l’Europe et participer à quelques enregistrements en studio, des bandes qui étaient à ce moment là destinées aux radios et télévisions locales.

Le Blog Jeu Video :

– Etonnant ! Tu chantais de la musique d’église à cette époque alors ?

Harry Gregson-Williams :

– Tout à fait ! C’est assez paradoxal je l’admet, alors que l’Angleterre était complètement secouée par les Rollings Stones, les Beatles, les Who,… moi je chantais de la musique d’église dont la plupart des paroles étaient en latin. Jusqu’à mes 12 ans, j’ai beaucoup chanté dans la chapelle Henri VIII à Cambridge, une période que je garde comme repère important dans ma vie et dont je me suis beaucoup inspiré pour créer quelques thèmes de films comme le Monde de Narnia, Kingdom of Heaven ou bien d’autres encore.

Le Blog Jeu Video :

– Comment es tu revenu vers ce qui t’a rendu si célèbre, la musique instrumentale ?

Harry en plein boulotHarry Gregson-Williams :

– C’est au début de l’adolescence que ma voix a changé, plus ma belle voix mélodieuse et enfantine s’éteignait, plus je retrouvais du plaisir à jouer. A mes 18 ans, je suis entré à l’école de musique de Guildhall. Je n’y suis pas très bien accueilli, du fait que je n’ai que je suis beaucoup plus jeune que la majorité des autres étudiants et au vu du milieu de ma provenance, beaucoup essaient de me décourager ou de me rediriger vers d’autres orientations, mais rien n’y fera j’en serai diplômé quatre ans plus tard ! A cette époque, je me disais également que j’aurai pu devenir chanteur d’opéra, mais la logique l’emporta.

Le Blog Jeu Video :

– Tu arrives en quelques sortes à la fin de tes études si je comprend bien ?

Harry Gregson-Williams :

– Oui, c’était une fameuse étape dans ma vie. Je n’était pas totalement sur du chemin que je voulais prendre à cette époque. Je savais que le travail de bureau n’était pas fait pour moi, que professer n’aurait guère été passionant. J’ai fini par accepter un emploi à Alexandrie, en Egypte ! Mes employeurs de l’époque avaient été séduits par ma musique et n’avaient pas tenus compte que je n’avais aucune expérience en tant que prof. Comme je le disais, instruire n’était pas ma tasse de thé, mais le fait d’aller vivre là bas, d’y apprendre la langue, les coutumes était très intriguant, je considéré ce aspect des choses comme un vrai défi rendant mon travail beaucoup plus excitant. J’ai reproduit cette expérience quelques années plus tard en Afrique, en devant enseignant pour des enfants défavorisés.

Le Blog Jeu Video :

– Quand et comment t’es venue cette passion pour la composition.

Harry Gregson-Williams :

– Cette voie, je l’ai empruntée pour la première fois dans ces pays plus défavorisés lorsque j’enseignais. A vrai dire, les étudiants n’y connaissaient pas grand chose en musique. Il m’arrivait donc de penser à quelques accords de les lancer en plein cours avec les élèves afin de voir ce que mes créations donnaient ! En 88, je suis revenu à Londres, dans une école qui visait certains exploits sportifs. La musique n’était pas le centre d’intérêt des cours, j’y ai tout fait pour développer la musique là bas durant presque 5 ans.Mais au bout du chemin, je me suis rendu compte que l’enseignement, bien que j’avais passé de très bon moments, n’était pas fait pour moi. J’avais envie de composer et j’ai commencé à m’intéresser au cinéma en parallèle. C’est donc en 1993 que j’ai créé ma première bande son pour « White Angel », un film britannique à tout petit budget. Ce n’était pas énorme comme boulot, mais je considère que ce fût le tout début de ma carrière. Je suis toujours très reconnaissant à cette production, ces cinéastes débutants sans qui je n’en serai pas là ! C’est en quelque sorte eux qui m’ont lancé dans le domaine.

Le Blog jeu Video :

– Te voilà lancé dans le monde du 7ème art…

Quel talent, quel pouvoir !Harry Gregson-Williams :

– « White Angel » n’était pas un très bon film mais il avait quand même fait l’ouverture du festival du film de Londres de 1995. C’est là bas que j’ai rencontré Stanley Mayers pour la première fois, qui est également un composituers, mais de la vieille école. Il était justement à la recherche d’un homme fiable sur qui compter pour l’aider dans ses travaux, une sorte d’assistant je vais dire. Poste que j’ai accepté, qui m’a permis de travailler sur quelques projets intéressants et de rencontrer pas mal de monde, des personnes comme Nic Roeg qui ont été très importantes pour moi, car ma collaboration avec Stanley n’a pas duré longtemps. Après un peu plus d’un an, Stanley décéda et c’est Nic qui me pris en quelque sorte sous son aile. En 1996 j’ai alors croisé la route d’Hans Zimmer qui grâce à mon expérience en chorale, m’embaucha à la base pour conduire et organiser les coeurs de « Crimson Tides » à Londres. Le succès était au rendez-vous, les bénéfices également. Hans était content de moi, à tel point qu’il m’invita dans ces studios de media « Venture Inc. » à Los Angeles. Je n’en croyais pas mes yeux ! Pour être franc, j’arrivais aux Etats-Unis comme cela sans prévenir, j’avais juste ma petite valise et un simple visa de visiteur en poche ! Incroyable…

Le Blog Jeu Video :

– Commence alors ton « vrai » job ?

Harry Gregson-Williams :

– Exactement, alors que je ne pensais pas rester très longtemps là bas, Hans Zimmer m’a confié plusieurs projets de grande ampleur et je me suis retrouvé complètement immergé par la musique de film. Il m’a confié assez rapidement la composition et la conduite de plusieurs blockbusters comme « Broken Arrow » et « Rock ». A ce moment là, j’ai l’occasion d’engrenger de l’expérience de haut niveau, d’approfondir mes connaissances et de me forger un nom. C’est pendant la compostion de « Muppet Treasure Island » que je me suis définitivement rendu compte que l’écriture de thème musicaux était ma vocation, ce que je voulait faire. Je pouvais exprmier toute ma créativité et en plus c’était très amusant, que demander de plus ? J’ai compris aussi que je n’tait pas prêt à quitter LA de si tôt…

Le Blog Jeu Video :

– J’en viens quand même à ce qui nous intéresse, les musiques de jeux vidéos. Comment cela s’ést il passé ?

Harry Gregson-Williams :

– C’était très inattendu, Konami m’a contacté pour réaliser la bande son de Metal Gear Solid 2 en 2001. J’avoue qu’au début, je me suis posé beaucoup de questions. Je ne comprenais pas pourquoi on me voulait pour un tel projet, alors que je n’avais aucune expérience dans le domaine ! Au final, j’ai compris qu’Hideo Kojima avait une une idée claire et nette de ce qu’il voulait. Un voulait un jeu vidéo qui sonne comme dans un film. Il m’a envoyé un CD contenant des parties de mes différents thèmes en m’expliquant que c’était ce genre de musiques, d’ambiance, qu’il voulait dans son jeu. Excité par ce nouvel exercice, j’ai foncé…

Le Blog Jeu Video :

– Qu’y a t’il de différent entre la composition de musique de film et de jeux vidéos ?

Harry Gregson-Williams :

– Ce qui est très différent, c’est que quand je compose des musiques pour un film, la plupart du temps il est déjà tourné. Je visionne chaque scène et je compose en fonction de ce qui s’y passe et de ce qui va s’y passer. Pour Metal Gear Solid 2, je connaissais les grandes lignes du jeu mais je devais d’abord composer et ensuite envoyer mes bandes à Mr Kojima au fur et à mesure que je les terminais. C’était très spécial, mais très chouette à réaliser. J’ai remis le couvert plusieurs fois ! Puis je me suis essayé au fameux Call of Duty 4, où j’ai collaboré pour écrire quelques uns des thèmes.

"Ai-je répondu à tes questions Laurent ?"Le Blog Jeu Video :

– Harry Gregson-Williams est il un gamer ?

Harry Gregson-Williams :

– A vrai dire, avant Metal Gear Solid 2, je n’était vraiment pas joueur et je n’y connaissais rien. Mais c’est vrai que maintenant je me surprend moi même à jouer aussi souvent à des jeux vidéos !

Le Blog jeu Video :

– Est ce que tu connais JonhyBleez ?

Harry Gregson Williams :

– Jamais entendu parler… désolé… Mais je connais Gilles Péon par contre !

Une idole

C'est bien beau de composer, encore faut il mettre en place !Cette interview est certes inventée de toute pièce par mes soins, les réponses n’en sont pas moins réelles. Je n’ai pas rencontré ce géant de la musique (et c’est bien dommage), mais il s’agit de la vraie histoire d’Harry Gregson Williams avec ses réelles impressions. Je voulais juste mettre en avant ce personnage, ce travailleur passionné, qui reste dans l’ombre des acteurs, réalisateurs et autres personnes gravitant autour d’un film ou d’un jeu. On pense rarement à aller voir qui s’est occupé de la bande son de ce que l’on regarde à la télé, au cinéma ou en plein jeu, on a même du mal à réaliser quel impact cette bande son à sur notre manière de voir et d’apprécier ce que nous voyons. Gregson-Williams est pourtant très doué lorsqu’il s’agit d’accompagner les images avec les musiques adéquates.

Moi, j’en suis devenu fan en visionnant les films Ennemis d’état, Spy Game, Shrek et Armageddon. Il a ensuite travaillé sur des films que j’ai beaucoup aimé comme Man on Fire, Déjà vu, Unstoppable (oui j’aime aussi Denzel Washington) et Prince of Persia. J’ai vu beaucoup de films sur lesquels il a apposé sa griffe, mais c’est ceux qui m’ont laissé la meilleure impression. J’ai l’impression que ce mec à quelque chose en plus en lui pour mettre en place une musique dite « de guerre » qui colle parfaitement à la peau de ce que nous avons à l’écran. Il arrive à inspirer tant de notions, de sentiments et de valeurs à ces compositions, que le film (ou le jeu) en prend directement plus d’ampleur. C’est principalement cette qualité que j’apprécie chez lui. De plus, Monsieur Gregson-Williams est un touche à tout et c’est tout à son honneur, puisqu’il est également très doué pour mettre en musique bien d’autre gammes de films, de la comédie à la romance en passant par des films à supenses ou les dessins animés J’ai moi aussi été très surpris lorsqu’on a fait appel à lui chez Konami, mais il m’a littéralement bluffé avec cette intro de Metal Gear Solid 2 ! Pour un premier exercice du genre, c’était terrible. Et ne parlons même pas du reste, qui était à la hauteur des attentes.

Je reste persuadé que si notre Harry n’avait pas travaillé sur tous ces films ni sur la saga Metal Gear, certains n’auraient peut être pas eu le même panache ni le même succès ! A n’en pas douter, Gregson-Williams apporte un vrai plus à tout ce qu’il approche… J’espère de tout coeur que nombreux seront les films où nous le retrouverons en grand chef musical et surtout qu’il sera une fois encore l’auteur des principâux thèmes dans le prochain épisode de Metal Gear, le déjà tant attendu « The Phantom Pain ».

Sa jeuvidéographie

Phantom Pain avec ou sans Harry ?– Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty de Hideo Kojima (co-compositeur avec Norihiko Hibino) (2001)

– Metal Gear Solid 3: Snake Eater de Hideo Kojima (co-compositeur avec Norihiko Hibino) (2004)

– Call of Duty 4: Modern Warfare (musique de Stephen Barton) (musiques additionnelles) (2007)

– Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots de Hideo Kojima (co-compositeur avec Nobuko Toda) (2008)

Sa filmographie

Prince of Persia, c'était lui aussi !2012
 Total Recall de Len Wiseman
 
2011
 Mission : Noël de Sarah Smith
 Cowboys et Envahisseurs de Jon Favreau
 
2010
 Un jour dans la vie de Kevin Macdonald
 Shrek 4 de Mike Mitchell
 Unstoppable de Tony Scott
 Prince of Persia : les sables du temps de Mike Newell
 The Town de Ben Affleck
 Twelve de Joel Schumacher
 
2009
 Pelham 123 – L’ultime station de Tony Scott
 X-Men Origins: Wolverine de Gavin Hood
 
2008
 Le Monde de Narnia : chapitre 2 – le Prince Caspian d’Andrew Adamson
 Jolene de Dan Ireland
 
2007
 Em de Tony Barbieri
 Gone Baby Gone de Ben Affleck
 Shrek le troisième de Chris Miller
 Le Nombre 23 de Joel Schumacher
 Joyeux Noël Shrek de Gary Trousdale (court métrage TV)
 The Riches de Peter O’Fallon (série TV) (3 épisodes) avec Toby Chu
 
2006
 Seraphim Falls de David Von Ancken
 Souris City de David Bowers
 Déjà Vu de Tony Scott
 The Uninvited de Louise Runge (court métrage)
 
Et ca aussi c'est du Gregson Williams !2005
 Kingdom of Heaven de Ridley Scott
 Domino de Tony Scott
 Le Monde de Narnia : chapitre 1 – le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique d’Andrew Adamson
 
2004
 Shrek 2 d’Andrew Adamson
 Man on Fire de Tony Scott
 Team America, police du monde de Trey Parker
 Return to Sender de Bille August
 Bridget Jones : L’âge de raison de Beeban Kidron
 Le Roi de Las Vegas de Jeffrey Katzenberg
 
2003
 Bienvenue dans la jungle de Peter Berg
 Veronica Guerin de Joel Schumacher
 Sinbad – la légende des sept mers de Tim Johnson
 Shrek 4-D de Simon J. Smith (court métrage)
 The British Schindler de Robin Bextor (documentaire TV)
 
2002
 Sinbad La legende des sept mers de Tim Johnson et Patrick Gilmore
 Passionada de Dan Ireland
 Phone Game de Joel Schumacher
 Beat the Devil de Tony Scott (court métrage)
 AFP: American Fighter Pilot de Jesse Negron (série TV réalité)
 
2001
 Spy game, jeu d’espions de Tony Scott
 Powder Keg d’Alejandro González Iñárritu (court métrage)
 Shrek d’Andrew Adamson (co-compositeur avec John Powell)
 Spy Kids de Robert Rodriguez (Co-compositeur avec Danny Elfman)
 
2000
 Les Aventures de Tigrou de Jun Falkenstein
 King of the Jungle de Seth Zvi Rosenfeld
 Chicken Run de Peter Lord (co-compositeur avec John Powell)
 
1999
 The Magic of Marciano de Tony Barbieri
 Light It Up de Craig Bolotin
 Le Match du siècle de Mick Davis
 Whatever Happened to Harold Smith ? de Peter Hewitt
 Vote sous influence de David Anspaugh (film TV)
 
1998
 Un tueur pour cible d’Antoine Fuqua
 Fourmiz d’Eric Darnell (co-compositeur avec John Powell)
 Armageddon de Michael Bay (co-compositeur avec Trevor Rabin)
 Ennemi d’État de Tony Scott (co-compositeur avec Trevor Rabin)
 Le Prince d’Égypte de Steve Hickner
 
1997
 Le petit monde des Borrowers de Peter Hewitt
 Le Suspect idéal de Jonas Pate et Josh Pate
 Smilla de Bille August
 Le Pacificateur de Mimi Leder
 Pour le pire et pour le meilleur de James L. Brooks
 
Qui n'a jamais vu ce film ?1996
 The Whole Wide World de Dan Ireland
 Witness Against Hitler de Betsan Morris Evans (film TV)
 Broken Arrow de John Woo
 Muppet Treasure Island de Brian Henson
 Le Fan de Tony Scott
 Rock de Michael Bay
 Poltergeist, les aventuriers du surnaturel de Richard Barton Lewis (série TV)
 
1995
 Three Miles Up de Lesley Manning (film TV)
 Full Body Message de Nicolas Roeg (film TV)
 Hotel Paradise de Nicolas Roeg (court métrage)
 USS Alabama de Tony Scott
 
1994
 Broken Heart de Matt McConaghy (court métrage)
 Le Roi lion de Roger Allers
 
1993
 White Angel de Chris Jones
 
1992
 Champion Children de Robin Bextor (série TV)

 

Coup de projo : Sons of Anarchy

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Coup de projo : Sons of Anarchy Dans les clubs, il y a de tout, des clubs de foot, le rotary club, les clubs de golf et les clubs de motards… Les vrais clubs, on les connaît, il y a le célèbre club de motocyclette des anges de l’enfer (oué, Hells Angels Motorcycle Club perd beaucoup à la traduction), les Bandidos, les Outlaws, les Pagans… Aujourd’hui, on se lance sur la route de SAMCRO, les Sons of Anarchy Motorcycle Club Redwood Original !

MC

Le club a été fondé par feu John Thomas Teller, Clay Morrow (Ron Perlman, celui la même qui joua Hellboy) et quelques autres. Les activités de la petite dizaine des membres du club : maintien de la paix sociale dans la petite ville de Charming, trafics en tout genre, racket, … À la fois meurtriers et justiciers, aussi craints que respectés, la police locale ferme (très fort) les yeux sur les nombreuses magouilles du Club. Tout irait pour le mieux dans la ville du crime s’il n’y avait quelques concurrents… Couverture légale du club, un garage…

Les personnages

Durant les saisons, on parle d’une sixième et d’une septième un peu partout, on fait la connaissance des différents membres du club, de leur famille, de leurs amours, de la police locale, des politiques locaux, des clubs rivaux. Difficile de faire le tour des personnages de l’épopée du bitume… En voici quelques uns !

John Thomas Teller

C’est un personnage qu’on ne voit pas, jamais… Il est évoqué par les uns et les autres… Père de Jax, dont on reparle tout de suite, et premier président du club. Il était donc le premier mari de Gemma. Il a écrit un manuscrit La vie et la mort de SAMCRO – Comment les Sons of Anarchy ont perdus leur route – qu’on découvre au fil des épisodes… Dans ce texte, John expose ses doutes sur la finalité du club… Ce texte pourrait faire partie des personnages de la série tant il a de l’importance… et pour Jax, et pour les autres… Gemma, par exemple, cache le document… Il n’est pas rare qu’un épisode se termine avec Jax, perché sur le toit du garage, lisant le document. Dans le premier épisode, ça commence comme ça :

La vie et la mort de Samcro, comment les Sons of Anarchy ont perdus leur route, par John Thomas Teller Pour mes fils, Thomas, qui est déja en paix, et Jackson, que lui ne connaisse jamais cette vie de chaos.

Dans le septième épisode :

A l’intérieur du club la verité devait régner, notre parole c’était notre honneur. Mais à l’extérieur tout n’était que tromperie. Le mensonge était notre défence, notre défaut. Le mensonge et la vérité devaient sembler identiques. Mais quand on a acquis se savoir faire, personne ne sait se qui est vrai à l’intérieur du club ou à l’extérieur. Surtout pas toi. Einstein à dit que n’importe quel homme intelligent pouvait avec une touche de folie rendre les choses plus grandes, plus complexes, plus violentes. Mais il faut une touche de génie et beaucoup de courage pour faire évoluer quelque chose à contre courant. Je me rends compte que ma touche de génie et mon courage n’ont pas suffit et sont venus un peu tard. J’ai peur que pour samcro il soit trop tard pour choisir une autre voie.

Clarence « Clay » Morrow (Ron Perlman)

Jusque la saison 4, il était le président de SAMCRO, après le décès de Teller, il épouse Gemma. Président du club, il est atteint d’arthrite et en souffre de plus en plus. Souvent opposé à Jax, il a longtemps été le capitaine dictatorial et omniscient du Club. Ex-soldat, son passé est trouble, inquiétant, stratège, manipulateur et très respecté des gangs amis, c’est un dinosaure.

Jackson « Jax » Teller (Charlie Hunnam)

Jax, Président de SAMCRO à partir de la saison 5, il est le fils de Gemma et John. Divorcé de Wendy, une junkie, ils ont eu Abel ensemble et avec un paquet de difficultés… Dans la saison 3, le fiston est l’objet de tous les marchandages avec un ancien de l’IRA. Jax, bosseur, baiseur et pétri de valeur, Jax, est le personnage autour duquel tout se construit. Il a grandi dans le Club, y a été élevé.

Gemma Teller Morrow (Katey Sagal)

Matriarche des Sons, elle sait tout du Club, de son passé, de ses membres,… Si Jax, Clay, Oppie et d’autres en sont les briques, Gemma en est le ciment… D’une perversité magnifique, c’est un personnage particulièrement manipulateur – lui aussi. Je l’aime bien.

Le créateur …

Après avoir produit la série The Shield, Kurt Sutter lance en 2008, Sons of Anarchy. Il y tient un petit rôle dans la première saison. Avant de se lancer dans l’aventure il passe quelques semaines au sein de gangs de motards pour voir comment sa tourne… Pour l’anecdote, sa femme l’actrice Katey Sagal joue le rôle de Gemma Teller Morrow.

Si les Sons font encore transpirer l’écran de sang et ce coke, Kurt est déjà sur Outlaw Empires, un documentaire de six épisodes consacré aux gangs les plus redoutables de l’Histoire des USA… On y parlera de la Nuestra Familia, de la mafia mais aussi de la Fraternité Aryenne et de l’Irish Mob. Kurt est – comme de nombreux d’entre-nous je crois, fasciné par ces criminels : « J’ai construit ma carrière en écrivant sur des anti-héros imaginaires. Pour créer ces mondes, j’ai passé beaucoup de temps auprès de membres actifs situés des deux côtés de la loi. Et si je devais choisir le camp le plus intéressant, le choix serait évident : nous aimons tous les mecs en noirs. Ce n’est pas une question de faire un jugement sur qui est bon et qui est mauvais. Mais, en tant que conteur d’histoires, je suis attiré par les raisons personnelles et intimes pour lesquelles ces hommes prennent les décisions qu’ils prennent, et par ce que cela représente d’être un membre d’une organisation criminelle. » La série – dont voici le teaser – sera diffusée sur Discovery Channel.

… et son modèle ?

Si la série en doit donc beaucoup à la DH made in USA, l’inspiration est aussi à rechercher dans les grands classiques de la littérature mondiale… Pour Sutter, et pour d’autres, il y a du Shakespeare dans cette série… On retrouve de nombreux éléments de la trame d’Hamlet : ici aussi le roi est mort et est très vite remplacé par un proche… Ici aussi, la veuve épouse le nouveau roi, ici encore, le spectre du roi hante Hamlet… Le fantôme c’est aussi le Manuscrit dont on parlera un peu plus loin.

Où voir cette série

En septembre 2009, BeTV à commencer la série. Aujourd’hui vous retrouverez les 13 ou 14 épisodes annuels sur Club RTL. Il paraît qu’il existe aussi un système pour obtenir gratuitement mais illégalement cette série mais perso, je ne sais pas !

L’avis

Rares sont les séries qui me scotchent mais celle-ci… Celle-ci vous réservera des grands frissons et de la terreur au km, c’est plus réaliste – et donc peut-être plus interpellant – que violent. Les personnages sont tous des trésors pour les thérapeutes. Celui que je préfère c’est celui de Gemma, elle est à la fois mère, femme, boss et maîtresse, c’est une intrigante de toute grande classe… Vu l’hiver qui n’en fini pas, c’est le moment de passer du temps devant la télé ! Dans le nombreux sites pour en savoir plus, je vous propose le site officiel.

 

Coup de Projo : Deux monuments de la littérature Fantasy, L’Assassin Royal et le Cycle d’Ea

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Fans de Fantasy, arrêtez-vous : ce Coup de Projo est pour vous ! Je vais vous présenter deux séries de bouquins de deux auteurs de Fantasy cultes : Robin Hobb et David Zindell. Si vous ne les connaissez pas encore, c’est une erreur que je vais rectifier de ce pas ! Et n’ayez crainte, j’éviterai les spoils !

L’Assassin Royal, de Robin Hobb

Margaret Astrid Lindholm Ogden, aka Robin HobbRobin Hobb est le second pseudonyme d’une écrivain extrême prolifique (elle écrit grosso modo une brique par an) du nom de Margaret Astrid Lindholm Ogden. L’Assassin Royal est une saga composé de deux trilogies, The Farseer Trilogy et The Tawny Man Trilogy, qui sont divisées et réunies en une série de 13 livres en version française. C’est la première trilogie qui a conféré à Robin Hobb sa notoriété dans le milieu du Fantasy. A son sujet, George R.R. Martin, auteur de Game of Thrones, écrit : « Les romans de Robin Hobb sont des diamants dans un océan de zircon. » Si ça, ce n’est pas une marque de qualité…

L’histoire de l’assassin royal retrace les aventures d’un jeune garçon au nom inconnu, bâtard de l’héritier du trône des Six-Duchés, pays où se déroulent les romans. Son père décide de renoncer à son titre des suites de l’annonce de son existence et il se retrouve projeté à l’âge de 6 ans dans un monde où les intrigues et la politique ne font guère fit d’un bâtard royal responsable de troubles au sein de royaume.

Je ne peux pas en dire plus sur l’histoire, sous peine de vous spoiler (et à ce titre, ne lisez pas la 4èmede couverture du premier roman), mais je peux vous parler des thèmes généraux de la saga.

Oubliez vos idées préconçues sur le Fantasy : il n’est pas question ici de trolls, d’elfes, de boules de feu magiques et autres joyeusetés propres à l’héroïc-fantasy. La vision du fantasy de Robin Hobb est bien particulière et penche plus vers le Dark Fantasy que vers l’heroïc. Cela ne veut pas dire pour autant que le personnage principal (et narrateur) ne dispose pas de certains pouvoirs particuliers, mais qu’il est souvent plus victime que héros. Les thèmes de l’histoire tournent autour des intrigues politiques, des secrets, des allégeances, des magies cachées et/ou interdites, de l’amour, de la frustration, etc. Le monde de l’assassin royal est mature, complexe, archaïque, impitoyable et souvent injuste, et c’est avec un réel plaisir que l’on suit l’évolution du héros au court de son enfance, de son adolescence et de sa vie d’adulte.

L’assassin royal est une saga pour le lecteur averti et n’est pas à mettre dans les mains des plus jeunes (moins de 12 ans). Il ravira toutefois les amateurs de Fantasy en recherche d’aventures dramatiques et originales. L’assassin royal est un cycle rafraichissant et mature que tout Fantasy lover dévorera les yeux grands ouverts.

Le Cycle d’Ea, de David Zindell

David Zindell, la moustache au ventAuteur moins connu et tout aussi méritant, David Zindell a écrit à part égal sur la Science-Fiction et le Fantasy. Sa contribution à cette dernière catégorie se nomme le Cycle d’Ea, une série de quatre romans (sept en version française) encensée par la critique.

Valashu Elahad, le septième fils d’un roi dirigeant un pays au bord de la guerre, décide de partir, accompagné d’amis, à la recherche du seul artéfact capable d’endiguer les ténèbres menaçant d’engloutir le monde : la Pierre de Lumière. Cet objet légendaire serait l’unique espoir d’arrêter la progression des armées de Morjin, le despote à la puissance et aux pouvoirs démesurés qui cherche à s’emparer des derniers territoires libres du continent d’Ea. Val, possédant le don singulier de ressentir les émotions de ceux proches de lui, décide donc de se lancer dans cette quête jugée folle et inutile par ses pairs.

Si on venait à faire une analogie de l’histoire, on pourrait la comparer à la quête du Graal avec, comme principal antagoniste, un Hitler immortel doué de pouvoirs surnaturels. Mais ce ne serait pas rendre justice à l’auteur, qui emploie ces thèmes pour véhiculer une histoire et une signification plus profonde. De plus, contrairement à ce que l’on pourrait penser au départ, cette quête du Graal s’achève assez « rapidement » et le véritable récit ne se dévoile qu’après sa conclusion.

Ceux qui jugeraient l’histoire trop générique se tromperaient lourdement : à chaque chapitre, il y a des surprises et des retournements de situation. A tel point que j’ai rarement lu de livre où autant d’évènements se déroulent consécutivement en me laissant un temps de répit aussi court, sans pour autant m’asphyxier. Chaque chapitre est une perle qui vous laissera toujours à vous demander ce qu’il pourrait bien arriver de plus extraordinaire au chapitre suivant.

Avec le cycle d’Ea, on se retrouve également en présence d’une œuvre qui sort des sentiers battus de l’heroïc-fantasy : pas de créatures fantastiques et pas de magie toute-puissante. Celle-ci n’est présente pratiquement que par le biais de rares pierres magiques, possédant des pouvoirs et des attributs spécifiques.

Le cycle d’Ea est une œuvre unique et resplendissante, le terme « épique » étant trop restrictif pour décrire les aventures de Valashu Elahad. Un must-read qui vous tiendra en haleine de bout en bout.

Coup de projo : Le voyage temporel !

par Pada
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S’il y a bien un truc qui m’a toujours intrigué et attiré dans notre vaste monde de geek c’est bien le thème des voyages et des paradoxes temporels.

Attention lecteur avant de continuer je me dois de t’avertir ! Si tu es à la recherche d’un sujet scientifique sur le pourquoi du comment du voyage temporel, des explications poussées sur les paradoxes (j’ai déjà mal de tête) et des théorèmes à gogo je te conseille de changer d’objectif!

Ici on va parler Jeux, on va parler cinéma, on va parler web et si t’es gentils je parlerai un tout petit peu de théorie.

Un paradoxe temporel qu’est-ce que c’est ?

On peut passer des heures et des heures à rechercher toute sorte de théories et d’explications farfelues sur le voyage temporel grâce à l’internet. Je ne vais pas faire le savant en vous sortant tout un tas d’inepties incompréhensibles, je vous propose donc une petite explication trouvée sur un charmant blog d’amateurs de sciences : (http://www.podcastscience.fm/dossiers/2011/01/14/dossier-les-paradoxes-temporels/)

Pour pas faire trop long, le paradoxe le plus répandu est Le paradoxe du grand père : “Imaginez-vous en chrononaute (ou plus communément voyageur temporel) et il vous vient à l’idée d’aller tuer votre grand-père avant sa rencontre avec votre grand-mère. En toute logique, vous ne seriez jamais né et vous n’auriez doncjamais pu tuer votre grand-père …

Nous sommes face à un situation dont la finalité est absurde, c’est donc un paradoxe.

Comment faire donc pour voyager dans le temps sans risquer de détruire l’univers ? Selon de nombreux scientifiques, c’est au voyageur de faire attention à ne pas provoquer de paradoxe . Il va devoir habilement se déplacer sans créer de paradoxes et éviter un maximum de détruite le cours de l’histoire. Libre à lui de changer le monde tant qu’il ne crée pas un élément perturbateur tel que tuer son homonyme du passer ou séparer ses parents.

Un voyage périlleux donc, mais excitant !

Le voyage temporel dans les jeux vidéo

Quand on parle de voyage temporel, on pourrait penser que je vais parler ici des jeux qui se déroulent uniquement dans le futur. Et bien non ! Nous parlons ici d’interaction entre deux époques. Comme par exemple dans Age Of Empire lorsque nous faisions le code pour avoir la voiture qui dégommait tout ! (Surtout ne venez pas me dire que le présent est le futur du passé et le passé du futur sinon je me fâche tout rouge…)

S’il y a bien un moyen de tester les limites du voyage temporel, c’est via les jeux-vidéo. De nombreux s’y sont déjà essayé, avec plus ou moins de réussites. Prince of Persia, Ratchet and Clank, Bugs Bunny, Harry Potter, Mario, Final Fantasy, nos plus grands héros sont passés par là. Faut dire que le sujet est plaisant ! Et que si les studios derrière le pitch assurent cela donne un bon petit bijou !

Le jeu qui pour moi atteint le summum au niveau du voyage temporel reste Assassin’s Creed ! Alors oui, je sais, vous allez me dire que c’est facile, mais il faut dire que c’est un jeu qui depuis ses débuts en vaut la peine ! Ok, le premier opus était fort redondant… Mais vous n’allez pas me dire que vous n’avez pas aimé dégommer du croisé ?! Le point fort de ce jeu (outre le scénario de malade que l’on nous offre) est quand même le souci du détail ! Se balader dans l’Italie de la renaissance, vivre les croisades depuis sont salon, devenir commandant d’un navire pendant révolution américaine, quel plaisir !

Les paradoxes cinématographiques

Si les jeux-vidéo ont été touchés par le thème du voyage temporel, on peut être certain que le 7e art a eu aussi son lot de film sur le sujet. Quand on parle de Retour vers le futur, Time machine, l’effet papillon, Les visiteurs, on parle de films qui ont marqués le monde du cinéma. Je ne peux tous les citer, tous ces bons films qui nous donnent la migraine à force de trop réfléchir sur ce qui se passe sous nos yeux…

Le dernier en date que j’ai moi-même regardé était Bender Big scores, Film issu de la série de Matt Groening Futurama on peut être sur que le sujet va être traité en long et en large. Fry devant empêcher la destruction du monde par un paradoxe temporel à cause d’un Bender manipulé par des forces obscures. Une chose est certaine, notre cher Matt n’a pas pris le temps de penser à ceux qui ne comprendraient pas, le film part dans un scénario whatafock du début à la fin. Nous sommes là face à un film qui traite le sujet de manière complètement loufoque.

Il arrive encore régulièrement que des réalisateurs nous sortent des films qui en valent la peine. Et j’ai envie de parler à propos du film que j’ai plus apprécié sur le sujet : Looper (2012) « Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les « Loopers ») les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille… »

Looper ce n’est pas seulement un voyage dans le temps avec pleins d’explosions, des effets spéciaux dans tous les sens, des néologismes et des boucles incompréhensibles… On reçoit en pleine face un film intensément intelligent. Le suspense est grandiose (franchement, qui s’attendait à la fin ?). Le casting est parfait dans un polar profond et riche en émotions.

Le visiteur du futur

Comme tout bon geek amateur de nouveautés, refusant de regarder la télévision et sa propagande consumériste, vous avez sûrement entendu parler de cette brillante web-série qu’est Le visiteur du futur !

Créée en 2009 par François Decraques, « Le visiteur du futur » est une série qui mélange science-fiction et comédie assez aisément. Le pitch est plaisant : Imaginez-vous sur un banc entrain de manger une pizza aux brocolis avec des potes, quand un curieux personnage débarque de nulle-part pour vous annoncer la destruction du monde à cause de ladite pizza.

Si les premiers épisodes, bien que très drôles, manquent de fonds et ne sont que de courts sketchs, le scénario prend petit à petit de l’ampleur et le suspense monte de manière significative ! 4 ans après nous sommes à la saison 3. La petite équipe d’amis s’est agrandie et c’est avec l’aide de fans de la société Ankama que la série nous offres des épisodes de qualités avec des guests comme Simon Astier.

Personnellement je suis conquis, la série mélange humour et sensation à la perfection. Et comme une image vaut mieux qu’un long discourt, je vous invite à aller voir par vous-même ce merveilleux travail : http://www.levisiteurdufutur.com

Pada et son top 3

Parce que je suis indécis et que j’aime beaucoup faire des top 3 (vous verriez mon frigo…) voici mon top 3 du 7e art pour terminer en beauté !

– Looper (2012) : De la mafia, des fusils bizarres, des loops et Bruce Willis.

– Retour vers le futur (la trilogie) : Un professeur fou, des skates qui volent, des voitures trop classe et des Gigawatts !

L’effet Papillon (2004) : Un Ashton Kutcher pas trop con, de la douleur, des larmes et des papillons.

Coup de projo : le nouveau Rockstar, WASD Syndrome, PS4 & Xbox !

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“Juste une mise au point sur les plus belles images de ma vie !” Jakie Quartz

Grand Job Finder

Après avoir longtemps travaillé au rapprochement entre les peuples, les gens, la police et les voyous, Rockstar se lance dans un univers plus violent, plus gore, plus impitoyable encore : le monde du travail ! À première vue, il ne s’agit pas de reconvertir Max Payne en conseiller de l’orbem/forem,…

Pour Michael Morris, un des développeurs de Grand Job Finder, il s’agit aussi de profiter d’une niche pas exploitée jusque-là : « Le jeu vidéo n’a pas encore exploré cet aspect là, tout est à faire (…) Nous pouvons vous promettre un jeu très difficile, très violent et avec une très longue durée de vie ». Le monde qu’on nous promet est totalement réaliste, consultation des offres disponibles à l’agence pour l’emploi, mise-à-jour du CV, formation à la conduite d’engins,… Le but du jeu ? Finir au top de la hiérarchie : big boss des ressources humaines ! Si tout cela semble bien neuneu, les ligues de vertu montent déjà au créneau… “cela laisserait croire à nos petites têtes blondes que c’est possible !” déclare Joey Brown. On attend Noël 2013 pour en savoir plus !

WASD Syndrome

Petite définition pour commencer : “When the first thing you do when you touch a keyboard is put your left hand on the keys W,A,S,D; the keys used for most FPS video games”. Après géolocalisation et traduction, ça donne ça : “La première chose que vous faites quand vous touchez un clavier c’est poser votre main gauche sur les lettres A, Z, E, R ; les touches qui sont le plus utilisées dans la plupart des FPS.” Ce qu’on pourrait donc appeler l’AZER syndrome est une déformation de la main gauche liée à une utilisation exagérée de la main… D’autres maladies existent… Vous connaissez peut-être l’épicondylalgie du coude ou tennis elbow ? Découvrez aujourd’hui la WiiMote Shoulder Dislocation… Rassurez-vous tout de suite, tous les joueurs auront droit à leur maladie en fonction de leur console / accessoire de jeu préféré ! Sur gamearthritis.org, vous découvrirez tout !

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PS4 & Xbox

Selon Game Informer, on ne devra pas attendre l’E3 pour en savoir plus sur les nouvelles consoles de Sony et Microsoft… On devrait tout savoir vers entre le 25 et le 29 mars lors de la Game Developers Conference de San Francisco.

Hoax, fake !

Disons le tout de suite… Les premiers paragraphes de ce coup de projo ne relayent que des mensonges ! Le premier vient du Gorafi, un site à consulter pour voir l’actualité autrement… Le second est basé sur ce qu’on pourrait appelé un déliré graphique… Le dernier ? Allez savoir, en principe c’est la vérité vraie mais…