Rendez-moi ma virginité !

— Bastien
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Rayman Legends: Definitive Edition débarque !

En commençant par une démo gratuite sur Switch.

Rayman Legends: Definitive Edition est disponible en démo gratuite sur Switch

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En conclusion

Au cas où le message ne serait pas encore bien passé, retenez juste le message suivant : Rayman Legends: Definitive Edition est disponible en démo gratuite sur Switch et la version complète devrait alors être disponible ce 12 septembre 2017 !

[TEST] Prey

GOTY 2017 ? Et pourquoi pas ?

Après un long parcours biscornu, alors qu’on pensait avoir la suite, ou au pire une sorte de reboot de Prey – ce FPS sorti en 2006 – mis à part son nom, le Prey nouveau est un véritable nouveau produit. Là où son ancêtre homonyme faisait office de shoot FPS mêlant aliens et indiens d’Amérique (si si), Prey – 2017 – a un code génétique bien différent.

En effet. Au commencement nous parlions d’Ultima Underworld. Un des tous premiers jeux d’action-aventure à la vue première personne. UU surprenait alors tout le monde de par sa prouesse technique (nous étions alors en 1993 et il s’agissait du premier « vrai » jeu 3D, avant Doom et Quake), et son approche non-linéaire du level design, de solutions de problèmes et de gameplay variés. Dans UU, qui se place dans l’univers des jeux de la série Ultima, le joueur, inculpé à tort, doit tenter de s’extirper de l’Abysse Stygienne. Une prison située à l’intérieur d’un volcan endormi.

Le succès phénoménal de UU et de sa suite, Ultima Underworld 2, encoureagea Origin en 1994 à sortir un jeu tirant parti du même moteur et gameplay, mais cette fois transposé dans l’espace : System Shock. Dans System Shock, le joueur, un hacker, se réveille à bord d’une station orbitale, et doit déjouer les plans de Shodan, une Intelligence Artificielle aux aspirations de démiurge. De nouveau, System Shock réunissait la formule magique dans des niveaux non-linéaires, à la bourrine ou en furtif. Le joueur avait le choix de l’approche des différents obstacles et objectifs.

System Shock eut, lui aussi, une suite en 1999, avec des graphismes à jour (les cartes graphiques se démocratisant fin des années 90) ainsi qu’en développant un système d’upgrades que le hacker pouvait utiliser pour se faciliter la vie. Ainsi, on pouvait customiser son personnage, et selon les goûts, le rendre plus efficace lors des affrontements, plus furtif ou encore capable d’utiliser ses pouvoirs psychiques.

Ah, Lyon… Ses bouchons, son saucisson et ses développeurs extraordinaires !

Pendant ce temps, en 2002, les lyonnais d’Arkane Studios nous sortaient en cati-mini ce qu’on appelle de nos jours le successeur spirituel de Ultima Underworld : Arx Fatalis. Arx, outre les mises à jours graphiques concordants avec la puissance de calcul du moment, reprenait la formule bien rodée en sublimant les mécanismes de gameplay du jeu original. Notez bien cette dernière idée car elle va prendre tout son sens dans quelques instants.

Le genre eut beaucoup de succès et on lui doit d’arrivée de fleurons tels que Deus Ex et ses suites variées.

En 2007 sortait finalement Bioshock, comme étant le digne successeur spirituel des jeux Ultima Underworld et System Shock. Si la prémisse de base était gardée – le joueur doit sortir d’un complexe, cette fois-ci sous-marin – le jeu abandonnait assez bien la customisation en faveur de l’aspect shoot. Certes, on pouvait augmenter ses pouvoirs à l’aide des Plasmids, des injections modifiant votre empreinte génétique et vous donnant le pouvoir de lancer des boules de feu ou des éclairs, mais la serie prenait vraiment un tournant pour devenir un FPS assumé et à l’action saupoudrée de customisation light. Bioshock 2, puis Bioshock Infinite reprirent le concept.

We have to Prey just to make it today! (c) MC Hammer

Prey, de nouveau développé par Arkane Studios – ayant pris du bagout depuis Arx avec des titres comme Dark Messiah of Might and Magic et, plus récemment, les Dishonored – est avant tout, un retour aux sources. Véritable successeur spirituel de System Shock 2, Prey est tout ce que tous les mondes possibles du jeux d’action-aventure à la première personne peuvent nous donner, tout en étant une lettre d’amour bourrée de plein de références aux autres fleurons du genre. Comme je disais quelques lignes plus haut, Arkane a réussi une deuxième fois le pari de sublimer l’essence d’un jeu classique, comme ils l’ont fait jadis avec Ultima Underworld et Arx Fatalis.

Morgan(e) de toi…

Dans Prey, vous incarnez au choix Morgan ou Morgane Yu, un/une scientifique qui se réveille sur la station orbitale Talos I, dépourvu du moindre souvenir de comment il/elle est arrivé(e) là. Très rapidement, Morgan va découvrir que quelque chose a vraiment foiré sur Talos… et qu’il n’est pas vraiment seul. En effet, outre les quelques survivants ici et là, Morgan va se rendre compte que la station est infestée par les créatures Typhon. Nom de code : Mimic. Car comme le nom l’indique, les mimics peuvent prendre la forme de n’importe quel objet ou personne à bord de Talos. Et vous découvrirez donc au fil des modules et compartiments de Talos ce qui s’est passé et ce que vous devrez faire pour … sauver l’humanité d’une catastrophe plus horrible encore que la mort…

Sans vouloir vous spoiler, la narrative, à l’image des mimics, n’est pas forcément toute blanche ou noire, et vos allégeances changeront peut-être au cours de l’histoire. A qui pouvez-vous vous fier réellement sera la tangente qui animera vos soirées dans les couloirs de Talos.

System Shock 3? ah non, ca va venir plus tard…

Niveau gameplay, on se retrouve dans une copie quasi conforme de System Shock 2 : FPS, possibilité d’augmenter Morgan à travers (initialement) trois arbres de compétences : Sécurité, Ingénierie et Technique. Chaque compétence de chaque branche va influencer votre style de jeu (et des mélanges sont possibles) : investissez des Neuromeds en Ingénierie, et devenez maître du hacking, afin de pouvoir ouvrir des portes à code, ou encore reprogrammer les diverses sentinelles électroniques de Talos I. L’arbre technologique vous permettra de réparer des passages et améliorer vos armes, alors que l’arbre sécurité permettra de rendre Morgan plus robuste. Bref, les possibilités sont nombreuses (sachant qu’à un moment donné, vous allez aussi pouvoir parcourir trois arbres de pouvoirs « psychiques » empruntés aux Mimics) et permettent une multitude d’approches niveau gameplay.

Une porte vous barre le passage? Hackez-la… ou alors bougez l’armoire qui cachait un sas menant à la même issue… ou utilisez votre pouvoir de métamorphose, métamorphosez-vous temporairement en une tasse et glissez-vous à l’intérieur par les fentes de l’obstacle. C’est frais et ça sent bon le gameplay émergent et je découvre encore maintenant des nouvelles approches pour aborder telle ou telle problématique. Petit exemple. Vous êtes un peu à court de munitions et vous avez rien de mieux que votre petit calibre? Hackez une tourelle, réparez-là, renforcez-là et vous serez alors en possession d’un compagnon serviable de fortune.

Niveau graphismes et ambiance sonore, on sent l’influence des Bioshock. Comme on se trouve dans un timeline uchronique (ou Kennedy n’a pas été assassiné et a contribué grandement au développement de la recherche spatiale), le décor de Talos I est magnifique et n’est pas sans rappeler, au moins pour ses secteurs « civils », l’architecture Art Déco de Rapture, la ville sous-marine de Bioshock. D’ailleurs, l’arrivée dans le lobby de Talos I, avec ses grandes baies vitrées avec vue sur la lune (autour de laquelle Talos I est en orbite) nous rappelle l’arrivée d’un certain Jack dans les fonds marins de la ville qu’Andrew Ryan avait en son temps construit.

Escape from Talos I

Et justement! Parlons-en, de Talos I, ce personnage à part entière. Cela faisait un bail que l’on avait pas eu droit à un level design aussi soigné ! C’est pas du Dark Souls, ce n’est (malheureusement) pas une map unique avec des raccourcis alambiqués a trouver – mais c’est fichtrement pas loin ! On a toujours des chargements entre les différentes sections de la station, mais tout se tient, tout est disposé logiquement autour d’un noyau central. Et on voit la logique derrière un enchevêtrement de pièces accolées à un module spatial initial. Une envergure qui fait sens la première fois que vous effectuez votre tour en scaphandre extra-véhiculaire (EVA pour les intimes…) et que vous voyez alors Talos I de l’extérieur ! Ça en effet, une partie du jeu va vous obliger de sortir dans l’espace afin de naviguer Talos I et circonvenir des obstacles en intérieur. C’est là que la topographie de la station, cyclopéenne, tombe en place et prend toute son ampleur. Haute de plusieurs centaines de mètres, Talos I est un gratte-ciel qui se meut dans l’espace. Rien que ça. Et à l’instar de son extérieur, la plupart des compartiments sont aussi toute en verticalité, permettant une fois de plus des approches multidimensionnelles des niveaux. On sent bien la maîtrise de la verticalité dans le level design, bien connu des deux Dishonored.

Mimi-cra-cra… (non sérieux là ça devient vraiment trop con!)

Au niveau des ennemis, vous allez rencontrer les systèmes de défense de la station, et, bien sur, les fameux Mimics. Si au début, le jeu prend des allures de survival-horror (peu d’armes et de munitions), avec les petits mimics de base jouant à cache-cache avant de vous sauter à la tête comme un face-hugger Alien, vous allez rapidement rencontrer des Mimics de plus en plus meurtriers, dotés de pouvoirs de télékinésie, pyrokinésie et je passe certaines « kinésies » bien plus folles. D’ailleurs, certains vont carrément vouloir jouer avec votre tête (au sens littéral et au sens figuré), et il faudra bien étudier ces organismes mystérieux avant de trouver les meilleures manières de les aborder. C’est là aussi que les équilibres fragiles du gameplay se montrent : est-ce que le joueur risque de se faire détecter en scannant un mimic, tout en gagnant un avantage pour de futures batailles ? L’avenir nous le dira …

Bourrin ou malin, c’est à toi de choisir !

Perso, je n’ai pas encore eu le temps de tester d’autres approches de gameplay. Je préconise souvent le furtif et la hacking dans ce genre de jeu, mais j’ai l’impression qu’il faudra savoir passer d’un mode à l’autre pour se sortir de certaines situations. Par contre, je suis certain que, gameplay émergeant oblige, des petits futés vont trouver des trucs et astuces bien en-dehors des sentiers battus… et je sens aussi que Prey sera un havre pour Speed-Runners, au vu de sa riche accessibilité. Mais ce qui est certain, c’est que le gameplay changera du tout au tout selon les augmentations que vous donnerez a Morgan. Je pense qu’il est tout à fait possible de jouer Prey comme si c’était Doom, un peu comme on pouvait déjà le faire dans Dishonored, mais ce serait passer à coté de toute la finesse des mécanismes variés de Prey.

Bref, en ce qui me concerne, Prey, c’est le retour du messie. Beau, immersif, flippant, doté d’une re-jouabilité exceptionnelle, long (mon premier tour m’a pris une vingtaine d’heures, et je suis passé à coté de plein de sous-missions, je pense qu’en prenant son temps on peut facilement ajouter 10 heures, si pas le double), Prey marque un retour en force pour Arkane Studios, un sans-faute. Allez, si je devais me plaindre, je dirais qu’ils auraient pu faire un effort au niveau des armes, mais je pense que cela reflète bien le fait que Morgan est avant tout un scientifique et pas un soldat…

En bref, un super FPS-Action-RPG melting pot, sans aucun doute un lauréat futur pour GOTY, et un indispensable pour les fans de la « série ».

 

Escape From Tarkov. La bêta aux allures de princesse.

« Remonte tes bretelles Gégé. Ça va dégager … »

Escape From Tarkov, à cheval entre MMO/FPS/TPS/RPG, devrait mettre en scène un mercenaire en proie à la fatalité dans une Russie ravagée et hostile. Vous l’aurez remarqué, l’ambiance et les graphismes font mouche et nous rappellent l’initiation du genre proposée par DayZ. S’en suit une petite vidéo de 30 minutes pour donner le ton.

A noter que le titre sera en bêta ouverte ce mois de Juillet 2017, mais uniquement aux heureux possesseurs d’une version précommandée du jeu.

 

[TEST] Battlefield 1

Quand je vous disais que c’était mieux avant …

Battlefield le reboot. La renaissance. La claque. Le camionneur embusqué. Et encore beaucoup d’autres superlatifs. Mais sans plus tarder, je laisse la parole à notre cher The Dude qui vous livre son ressenti.
Washisama –

La sortie, en Novembre dernier, de Battlefront, avait fait pas mal de vagues. D’un côté, les fans de la licence Star Wars étaient aux anges, car on avait droit à une belle tranche de Star Wars, aux alentours des épisodes 4-5-6 transposé en shoot action. Par contre, les fans de la série Battlefield étaient archi déçus. Pareillement, Battlefield Hardline, alors sorti au début 2015, n’avait pas bénéficié du succès escompté et avait été décrié comme un mod, une re-skin vendu au prix plein. Battlefield 1 ou Battlefield One, peut-il redresser la barre ? Explications et impressions tout de suite après la pub !

Battlefield, c’est avant tout une histoire d’amour …

Battlefield 1, aux antipodes des guerres galactiques, retourne aux sources des conflits armés modernes : la Première Guerre Mondiale. Fini donc les blasters qui font « pziou pziou », mais aussi fini les fusils d’assaut contemporains surpuissants, fusils sniper pouvant aligner une cible au-delà du réel et autres chars et jets supersoniques : la Grande Guerre, c’est le soldat, son fusil rouillé (avec fleur obligatoire) qui arrose tout sauf la cible, les charges à la baïonnette, gaz moutarde et la peur au ventre. Un retour aux sources attendu avec beaucoup d’appréhension.

Tout dans la forme, (presque) rien dans le fond…

Effectivement, après la déception Hardline et surtout, la pseudo-débâcle Battlefront, pas mal de mauvaises langues avaient annoncé que Dice avait perdu le feu sacré. Battlefront était une claque audiovisuelle qui collait splendidement à la licence Star Wars et vous plongeait véritablement dans les bottes d’un Rebelle ou d’un Stormtrooper. Par contre, le gameplay si rodé de la série Battlefield était réduit à son plus petit dénominateur, avec très peu de modes de jeu vraiment novateurs, des factions mal balancées, des armes à débloquer plutôt mièvres, peu de combat véhiculaire vraiment significatif et pas de classes à proprement parler. C’était devenu un shoot multi très orienté arcade quelconque et creux, avec néanmoins un emballage exécuté à la perfection.

On avait joué à la beta pour les gouverner tous !

La beta ouverte avait proposé une map avec deux modes de jeu : Conquest avec un maximum de 64 joueurs, et Rush, avec 24 joueurs. Map localisée dans une partie du désert de Sinaï, avec des grandes étendues de sable, parsemés de formations de roche, permettant d’avoir une belle brochette d’engagements à de diverses distances, ainsi que de goutter au combat véhiculaire. Rien que la beta laissait présager de belles choses, qui se sont vu confirmées dans la version finale du titre ! Graphiquement, on a droit à la même claque visuelle que dans Battlefront : le Frostbyte Engine. Dans sa troisième déclinaison, il assure un rendu quasi photo-réaliste et on voit avec plaisir le retour des bâtiments destructibles. Autre revenant : les conditions climatiques qui changent de façon dynamique : bourrasques de vent ou carrément tempêtes de sable qui réduisent au quasi néant la visibilité.

Il était une fois, à Verdun…

L’armement reprend toute la panoplie des anciens modèles de l’époque, avec tous les inconforts inhérents de ces flingues de grand-papa : précision approximative, portée limitée… mais tout cela s’adapte à perfection avec l’ère : la guerre des tranchées était remplie d’engagements à petite distance (voire au corps à corps… ) D’ailleurs les fameuses charges à la baïonnette, à la pelle ou au sabre sont « agrémentés » de petites animations de mise à mort bien crades. Sans parler des attaques au gaz moutarde, qu’il faudra parier en enfilant son masque à gaz, qui rendra à son tour votre visibilité quasi nulle (et qui vous empêchera d’utiliser la visée « ironsight »). Idem pour les véhicules : les jets font place aux bi- et triplans très fragiles; les bombardiers sont puissants mais terriblement lents et lourds a piloter, mais sont munis de tourelles défensives. Les tanks, véritables forteresses roulantes, sont eux aussi très puissants et résistants mais n’ont que des cônes de visibilité extrêmement réduits, rendant les attaques des sapeurs très efficaces, même si l’adrénaline coule à flots car fini les tirs de roquettes anti-tank sur des kilomètres : ici, on risque tout pour plaquer sa grenade AT à même la paroi du monstre, au risque de se faire écraser/découper en deux voire exploser car trop près du rayon d’explosion de sa propre grenade. On peut même enfourcher un cheval et se lancer dans une charge de cavalerie, sabre tiré, Lawrence d’Arabie staïle.

Bref, tout ça pour dire que niveau véhicules, on a de quoi se mettre sous les dents dans cet épisode. On est loin des passages au Landspeeder, ou autres A-Wing qui sentaient le fan-service greffé par-dessus un produit bâclé à la va-vite. Ceci dit, on reste quand même dans une approche « simulation » light avec les engins. Il ne faut pas s’attendre à des prouesses dont on était capable dans les hélicos d’attaque des Battlefield précédents.

Le capitaine Meffit, son Luger importé et l’odeur du sable chaud

Les classes et armes que j’ai testé jusqu’à present montraient bien une bonne variété, et leur fonctionnement est en quelque sorte sublimé par l’époque. On a pas une super customisation comme dans les anciens Battlefield, mais ça concorde parfaitement avec le temps : pas de pointeur laser ni de suppresseur en 14-18 ! Il faudra faire avec le recul, la diffusion des balles, et les « sweet spot » magiques, ces distances auxquels les différentes armes sont les plus létales. Par exemple, les fusils sniper ont un sweet spot ou ils tuent en un coup, même sur des tirs au corps. Vous allez dire que ça facilite le sniper, au contraire : ca rend le jeu en scout beaucoup plus dynamique, on court de planque en planque et on tente des tirs d’opportunité. On est à des années-lumière des Blasters de Battlefront qui tirent tous quasi de la même façon, et ou, mis à part les dommages et la cadence de tir, rien ne change. Ici, on a de nouveau des statistiques précises sur toutes les armes, avec des schémas montrant les ratios dommages-distances, les sweet spots, etc. Chaque arme s’accompagne en général de trois déclinaisons (pour pallier au manque relatif de customisation) : une version « optical » qui vous offre un viseur de meilleure qualité, une version « trench » qui excelle dans le tir non-visée et une version factory; la version standard qui est un compromis entre les versions précités. Ainsi, par exemple, les fusils à pompe ont une version normale, une version hunter qui tire un gros calibre, précis et pouvant servir a distance; et une version ou les pellets sont plus dispersés, idéal pour le combat de tranchées et à très courte distance.

Les classes sont aussi soumises aux nouvelles contraintes de l’époque. Ainsi, un soldat de classe d’assaut débutant armé de son « trench gun » de base ne pourra plus si facilement aligner un adversaire sur des centaines de mètres et le terrasser d’une salve. Il faudra se rapprocher de son adversaire. C’est simple : un tir à la tète à la sulfateuse, c’est devenu carrément un pur hasard. Pareillement pour la classe scout : on peut plus régler son viseur que sur 300 mètres. Dans les anciens Battlefield, on pouvait (sans trop exagérer) sniper quelqu’un avec n’importe quel autre flingue à cette distance. La classe de support avec ses mitrailleuses lourdes sur trépied prend enfin tout son sens car ces armes à énorme barillet, obscurcissant un tiers de votre champ de vision, servent juste à saturer une zone pour l’interdire à l’ennemi, permettant l’avancée d’unités plus mobiles. D’ailleurs, plus on arrose, plus la précision augmente. De toutes les classes, c’est encore le medic’ qui reste quelque peu identique aux autres épisodes. Inutile de dire que le medic’ sera très sollicité dans cet épisode. Car fini les boucliers énergétiques et autres armures : ici, souvent, mis à part les casques ridicules, la seule chose qui fait obstacle entre vous et la mort est une espèce de couche de tissu souillée par le sang, la sueur et les larmes. Bref, n’essayez pas de vous cacher derrière un rocher et espérer survivre a un obus de tank : le souffle même indirect de l’explosion aura votre peau. Et ne parlons pas des grenades a gaz, qui rendent obligatoire le port d’un masque.

Aux classes d’infanterie bien connues viennent se greffer les classes spéciales, déterminées par l’endroit de votre spawn. Si vous spawnez dans un des véhicules, vous allez devenir pilote, cavalerie ou encore conducteur de tank (une nouvelle classe hybride, car on n’a plus l’ingénieur pour réparer les tanks; c’est le conducteur qui s’occupe de cela dorénavant). Cette panoplie de classes est clôturée par l’introduction de classes élite, qu’on acquiert en ramassant de l’équipement à certains endroits stratégiques, et qui vous transforment en sentinelle lourde (équipé d’une armure de plates et d’un canon gatling); chasseur de tank (équipé d’un fusil anti-blindés) ou encore le terrible operateur de lance-flammes, le fléau des campers embusqués.

On fait la paix ?

Bref, les combats sont nerveux, brutaux, mais la sauce Battlefield originale y est. Les classes sont de retour et il y a une multitude d’armes et de gadgets à libérer au fur et à mesure de vos promotions. J’ai, après ces quelques jours les pieds plongés dans la gadoue des tranchées, la force et le courage de vous dire que cet épisode en vaut largement le coût. Sans se perdre dans les délires scénaristiques d’un Call of Duty, la campagne est sympa mais se termine relativement vite, et laisse un gout de trop peu dans la bouche, surtout quand on pense à l’importance historique de ce conflit armé. Mais c’est bien que Dice ai fait l’effort supplémentaire. De toute façon tout l’intérêt d’un Battlefield réside dans son multi, et la, outre les modes de jeu traditionnels comme Domination, Rush et Conquest, on a maintenant les « Operations », une sorte de plusieurs scénarios de Rush qui se succèdent, et où les attaquants doivent vaincre les défenseurs afin d’avancer dans la prochaine map et dans le scénario). Dans ces modes, on voit aussi l’apparition des « leviathans », des engins tels qu’un dirigeable ou encore un train blindé qui va, selon les paramètres, assister les attaquants ou les défenseurs, et qui pourra totalement changer la mise lors d’un match. Il y a aussi un petit mode « pigeon voyageur » qui est plus pour le fun (c’est un genre de king of the hill mobile ou il faut protéger le soldat qui transporte un … pigeon) mais je ne m’attarderai pas la-dessus.

Bref, pour moi, un grand retour au Battlefield originel, même si (époque oblige) on a pas une multitude d’armes et de gadgets high-tech des conflits modernes. Un must-have pour les fans de la série !

 

 

Annales de rôlistes, l’Appel de Cthulhu : Saison 2 – Semaine #8

C’est la rentrée… d’halloween!

La suite de la saison 2 de l’appel de Cthulhu, c’est ce mardi soir à 20h00 sur Twitch.tv!

Oui, l’hiatus a été long. Oui, on aurait dû reprendre en septembre. Et oui, on a re-changé la date et l’heure du live… Mais le principal, c’est qu’on est de retour, non? :p

Pour suivre nos aventures, vous pouvez vous rendre sur la page Twitch du blog ou simplement rester sur cette page, où le stream et le chat sont intégrés.

Rendez-vous mardi soir à 20h00 sur cette page ou sur Twitch pour une soirée de folie (littéralement)!

Désormais, les lives d’Annales de Rôlistes ont lieu le mardi à 20h00!

Viendez nombreux et faites passer le mot! 😀

C’était mieux avant : la saga Deus Ex

Et du Mankind Divided pour les deux du fond.

Le tournant du siècle (et accessoirement, du millénaire) nous a permis de mettre la main sur quelques fleurons des jeux d’infiltration. Thief, Splinter Cell, Metal Gear Solid, Hitman, j’en passe et des meilleurs. Du coup, pour la sortie de Deus Ex : Mankind Divided, je vous propose un petit coup de projecteur sur une série qui, tout en s’inscrivant parfaitement dans le genre, aura su se démarquer de manière assez particulièrement et de fait, développer sa niche. Mesdames, messieurs : la saga Deus Ex !

C’est en 2000 que Eidos publie le tout premier Deus Ex, développé par le studio légendaire Ion Storm sous la direction du non moins légendaire Warren Spector, un des développeurs les plus emblématiques de sa génération. Deus Ex nous plongeait dans la peau de JC Denton, qui, en l’an de grâce 2052, occupe la fonction de super-agent cyber/bio modifié (les fameuses « augmentations ») appartenant à une agence anti-terroriste, qui va se retrouver embarqué dans une histoire de conspiration mondiale impliquant des sociétés secrètes telles que les Illuminati.

Sans vouloir aller dans le détail de l’histoire tout a fait rocambolesque, Deus Ex propose une série de missions dans des niveaux à arpenter en mode FPS. D’emblée, il se distingue de ses « comparses » par le fait de pouvoir aborder les missions de différentes manières. Vous aimez bourriner et l’eau de boudin vous excite ? Pas de souci :  équipez-vous de votre meilleur flingue, et jouez le jeu façon Doom. Mais ce serait passer à côté de beaucoup de choses. En effet, si le « rent’dedans » est possible, il vaut mieux prendre son temps et explorer les niveaux. Lire la multitude de DataCubes oubliés par-ci par-là, qui vont parfois vous révéler les codes d’accès aux différentes portes ou systèmes informatiques… et surtout aborder un gameplay plus « contemplatif », plus curieux, afin découvrir tout ce que Deus Ex premier du nom a à vous offrir.

JC Denton, couteau suisse certifié

Jouant la carte du gameplay émergent à fond, Deus Ex surprend par la flexibilité qu’il offre aux joueurs. On a déjà parlé du mode bourrin. Mais rien ne vous empêche, tout en utilisant la modularité de vos augmentations, de vous la jouer fana des arts martiaux. Et si votre truc c’est plus la lâcheté, vous pourrez toujours y aller en as de l’infiltration. En gros, c’est simple. Modifiez vos augmentations afin d’obtenir la compétence qui vous permettra de marcher sans faire de bruit ou de sauter plus haut. Vous pouvez même disposer d’un brouilleur visuel, qui vous rendra invisible a l’oeil humain ou celui des cameras de surveillance, ou encore des ennemis robots. Une fenêtre inaccessible ? Utilisez l’augmentation qui vous rendra plus forte physiquement, afin de pouvoir déplacer un objet lourd qui fera office d’échelle de fortune. En même temps, cette augmentation de force vous permettra de faire taire vos adversaires à mains nues. A l’ancienne. Passer par les canalisations souterraines remplies d’eau ? Utilisez votre augmentation de capacité pulmonaire. Ça vous servira aussi pour traverser les chambres intoxiquées.

Bref, les possibilités, combinaisons et synergies sont énormes (ndlr.: sky is the limit ?). Par contre, la plupart de ces augmentations sont mutuellement exclusives. Et une fois que vous vous lancez dans une direction, une spécialisation, vous devrez vous y tenir. Grappin ou Hummer, il faut choisir. Ou alors vous vous décidez d’être un touche-à-tout polyvalent… c’est vous qui voyez.

Deus Ex premier du nom eut un succès stellaire et devint rapidement un titre culte. On attendait donc avec impatience une suite… qui, malheureusement, à de très nombreux égards, n’eut pas le succès escompté.

La chute de la maison Deus Ex

Deux Ex 2 : Invisible War (ndlr.: Mon préféré !) sorta en 2004, sur Xbox et PC. Un des premiers désastres (ndlr.: Désastre what ?! C’est ta face que je vais désastrer !) de jeux initialement développés sur PC, Invisible War nous plongea 20 ans dans le futur. Le joueur y incarne Alex D, une jeune recrue d’une agence de sécurité. Une fois de plus, l’histoire (pour rester dans les limites du spoil) parle de conspirations et d’un nouvel ordre mondial. La grande différence par rapport au volet précédent résidait dans le fait que chaque action faisait pencher une balance. Celle de votre allégeance à telle ou telle faction présente alors dans le jeu.

Deus Ex 2 opposa les joueurs aux avis très mitigés. Ceux de la premiere heure, venant du PC, étaient consternés par l’étroitesse des niveaux, et la simplification de l’interface, de l’inventaire et des augmentations. En effet, on voyait clairement les concessions qui avaient du être faites pour faire tourner un jeu si ambitieux sur du hardware console en fin de vie… Ajoutez à cela un portage PC vraiment bâclé et vous comprendrez pourquoi le jeu fut victime de critiques assez sévères malgré un univers graphique très évolué.

Après cette debacle (ndlr.: On va se calmer ?), Ion Storm ferma boutique et la licence passa entièrement entre les mains d’Eidos (comme développeur) et Square Enix (coté publication). Il aura fallut attendre 2011 pour vivre le renouveau de la série… qui nous réservait de sacrées surprises.

Le retour du roi?

En effet, Deus Ex : Human Revolution, tout en étant le troisième volet de la saga, nous fait remonter quelques années en arrière, plus précisément en 2027, aux premiers balbutiements de l’homme face à sa propre evolution. C’est les débuts des implants cybernétiques accessibles au grand public (et non plus réservés à l’élite et aux riches), mais aussi la problématique moral intrinsèque aux implants. En effet, grâce à ces modifications, l’homme s’améliore et finit parfois par se prendre pour Dieu. On y suit les aventures d’Adam Jensen, chef de la sécurité chez Sarif Industries, un mec normal de chair et de sang. Sang qu’il va perdre en grande quantité puisqu’il va malheureusement faire partie des nombreuses victimes d’une attaque de terroristes cyber-augmentés. Résultat des courses : Adam va être requinqué au frais de son boss, à coups de scie à os, hurlements et prothèses cybernétiques, histoire de pouvoir retrouver les monstres qui s’en sont pris à lui et son entreprise. A nous de découvrir une fois de plus une histoire avec plein de retournements, une conspiration à l’échelle mondiale dont l’enjeu est l’essence même de ce qui fait de nous des êtres humains.

Episode conciliateur (que ce soit sur PC ou consoles), Deus Ex : Human Revolution était alors considéré comme le phénix qui renaissait de ses cendres, à tant d’égards. Inspiré thématiquement ainsi que graphiquement par la Renaissance italienne (costumes, vêtements, architecture).  On revenait à des décors fouillés regorgeant de détails et une vraie liberté d’approche des niveaux tant produit au plus petit dénominateur dans le second volet. Graphiquement, on était loin de l’austérité et de la décrépitude : l’humanité est sur le point d’évoluer grâce à l’augmentation cybernétique… or, nous savons bien que ce n’est qu’une illusion éphémère et que le monde va plonger dans les horreurs dont on peut témoigner dans les deux premiers titres. A l’image des visions d’Adam Jensen qui rêve de devenir Icare et qui va se brûler les ailes en s’approchant trop près de la vérité. Etant une prequel, Deus Ex : Human Revolution nous montre un monde qui avait tout pour être un paradis sur terre, avant que les conspirateurs avides de pouvoir ne lui mettent la corde au cou, jouant sur les tensions entre humains normaux et humains augmentés.

Niveau gameplay, cet épisode sublimera aussi les mécanismes des deux premiers épisodes. Il met un énorme focus sur les approches en mode furtif et infiltration, en proposant un système de couverture, façon Rainbow Six Vegas ou encore Gears of War. Les ennemis peuvent être terrassés de manière létale ou non. La simplification est poussée à l’extrême mais se trouve nettement moins artificielle que dans Invisible War. Chaque pièce de niveau devient en quelque sorte un casse-tête à résoudre pour progresser. On retrouve une customisation des pouvoirs du protagoniste plus fidèle à l’original et qui a de nouveau une réelle influence sur le gameplay.

Tel Phénix, de ses cendres…

Ce qui nous amène au dernier épisode en date, à savoir, Deus Ex : Mankind Divided. Suite directe des aventures d’Adam Jensen qui nous place juste après le gros incident qui survient dans Human Revolution. Le clivage qui existait entre les humains normaux et les augmentés n’aura cessé de croître. Les normaux vouent une peur, voire une haine ouverte aux augmentés à cause du potentiel danger qu’ils posent. Et de l’autre coté, on observe des actions de protestation souvent violentes en réaction, venant des augmentés. Et on se retrouve dans une société de ségrégation rappelant le régime d’Apartheid sud-africain, ou l’on voit des personnes augmentés poussés vers des ghettos rappelant ceux de la deuxième guerre mondiale. Pas étonnant alors que les développeurs ont choisi comme « hub » central du jeu la ville de Prague, tant remplie d’obscures histoires. Adam Jensen, reconverti en agent d’Interpol, se lance une fois de plus aux aux trousses de terroristes cyber-augmentés, tout en clandestinement aidant un groupe de hackers rebelles pour dévoiler au grand jour la cabale de conspirateurs internationales, les Illuminati.

Niveau thématique, on est bien servi avec ces retours dans des passés peu glorieux de l’humanité, et des erreurs que la gente humaine semble répéter ad nauséum. Mankind Divided, tout comme son histoire, a évolué finement depuis Human Revolution : presque tous les aspects du gameplay ont été revus à la hausse, que ce soit niveau graphique (un niveau de détail incroyable!) ou dans l’interface, moins confuse que dans le premier volet. Aussi, le filtre jaune caca d’oie qui était présent dans Deus Ex : Human Revolution a enfin disparu (bon d’accord, c’était réaliste, après tout Adam a toujours ses jolies lunettes-miroir cybernétiques, mais… quand même!!) La similitude entre les deux titres est telle qu’on se demande si, à l’instar de certaines productions hollywoodiennes de ces dernières années, Deux Ex n’était qu’en fait au début qu’un énorme jeu qui a du être coupé en deux épisodes pour le rendre plus digeste.

Le monde et les différents niveaux sont vastes et l’exploration en vaut la chandelle. Oui, on peut rusher toutes les missions, mais comme dans tous les Deus Ex, aller fouiller dans les recoins loin des sentiers battus, hacker les portes et autres laptops pour extraire des anectdotes ou codes accès, prendre le temps de lire les innombrables notes et livres parsemés un peu partout, reste toujours un des grands bonus cachés de la saga, qui ajoute à l’immersion.

Système Shock ?

Vous allez évoluer entre Prague (votre QG), ses différents quartiers et son ghetto et d’autres parts du monde : Londres, Dubai, etc. Si la taille, la structure de missions et leur façon de les approcher est quasi identique au titre précédent, le grand changement par rapport a Deus Ex : Human Revolution provient du fait que, suite à l’un incident initial du titre, les augmentations de Jensen ont été endommagés. Après vérification, il s’avère qu’Adam porte en lui, sans le savoir, des augmentations expérimentales sur-puissantes. Ces augmentations, aussi formidables qu’elles puissent être et donnant accès à des compétences et pouvoirs carrément titanesques, drainent énormément d’énergie à ce pauvre garçon. Il faudra  donc jouer avec l’activation et l’utilisation précise de ses différents implants, sous peine de voir le cerveau de Jensen frire comme un processeur poussé à l’extrême de l’overclocking. Cela vous amènera parfois à faire des choix  : est-ce que je désactive mon augmentation de furtivité afin de pouvoir utiliser mon booster d’adrenaline qui me permettra de passer au travers de tout le monde autour de moi au ralenti et nettoyer la pièce style Flash ? Souvent, les choix posés sont mutuellement exclusifs, ce qui rappelle les bons vieux mécanismes du tout premier Deus Ex.

Adam Jensen, beau gosse avec un coté dark…

Tout n’est cependant pas rose dans le pays de Deus Ex : Mankind Divided. Tout d’abord, une fois de plus, le dieu Mammon a encore mis ses sales petites pattes de radin dans l’engrenage. On a encore eu droit à des bonus farfelus de pré-commande. Pire, certains des bonus ne sont que de vulgaires objets à usage unique (ndlr.: Comme ta bite ?) Bref, Vous dépensez plus d’argent pour avoir une édition élite, et l’objet bonus se consomme après utilisation. Tendance assez moche qui continue à faire des ravages et qu’il faudra garder à l’oeil dans les années à venir.

Outre les horreurs consuméristes habituels, le jeu, tout en étant super beau et détaillé, notamment sur PC, a réussi à faire descendre mes frames par seconde habituels vers les deux décimales, le tout en ultra sur une bête de course en SLI. Ca va un peu mieux depuis la sortie des derniers drivers, car initialement, on avait carrément du sous-24 fps, c’était devenu une présentation de diapositives : injouable. A moins d’avoir une carte graphique dernière génération avec un CPU qui suit, ne vous attendez pas à pouvoir pousser les réglages à fond, surtout si vous êtes au-delà du standard 1080p. Notez qu’en trifouillant un peu, vous pouvez avoir des frames honnêtes tout en gardant une qualité graphique décente. Le jeu reste beau en High. Et si vous avez une machine de Crésus, Deus Ex : Mankind Divided vous ouvrira un niveau de détails dans ce monde cyberpunk tout à fait inouï. En ce qui concerne les consoles, on peut s’attendre à un jeu plus fluide, tenant compte des limitations habituelles.

Niveau son, j’avais aussi quelques soucis au niveau des mix audio, et souvent, les voix étaient noyées dans le brouhaha des bruits ambiants. Ceci dit c’est peut-être juste un problème avec mon casque audio (ndlr.: … ou tes oreilles ?).

Mention spéciale pour le système de couverture qui reste parfois à désirer. Il est pas rare qu’une infiltration parfaite foire parce qu’Adam, au lieu de passer par un bel angle mort, se retrouve au milieu des ennemis parce que vous avez raté votre manoeuvre… Tout comme le maniement des armes, ou j’ai ressenti une certaine difficulté pour aligner mes cibles. Mais je pense que c’est surtout dû à l’exigence du jeu au niveau des frames par seconde (quand on passe de 144 FPS à 60 FPS, les temps de réaction ne sont pas les mêmes. Ceci dit, le ciblage peut être amélioré avec des augmentations, ce qui facilité un peu les choses… puis de toute façon, un bon Deus Ex, ça se joue en mode infiltration, donc mon argumentaire ne tient pas la route …).

Pour finir cette critique, je dirais que Deus Ex : Mankind Divided est une suite agréable. Celle que les fans attendaient. Mais qu’à part un monde riche, magnifique et détaillé ainsi qu’une nouvelle histoire, il ne surprend pas ou pas assez. Un bon sequel qui fait oublier les petits soucis de l’opus précédent, un titre d’une belle longévité et re-jouabilité, que je vous conseille sans hésiter.

 

 

[Découverte Indé] Zombie Night Terror

Return of the Living Lemming

Petite trouvaille sympa faite récemment sur Steam. Il s’agit de Zombie Night Terror qui est le résultat abominable du bon vieux Lemmings, sorti en 1991, s’il avait eu la bonne idée de faire des petits avec le genre de films Zombies. C’est pas clair ? Explications !

Lemmings, vous avez dit Lemmings ?

Lemmings, si vous vous en souvenez, mettait en scène ces adorables petits rongeurs aux tendances suicidaires. En effet, le titre était composé de niveaux dans lesquels le joueur devait essayer de sauver un maximum de Lemmings, en transformant certains Lemmings-clé, afin d’empêcher ces petites créatures de se précipiter vers une mort certaine, le plus souvent induite par la gravité et les impacts divers sur le plancher des vaches. En effet, la horde de Lemmings, une fois lancée, se dirigeait, au défi de tout instinct de survie, vers une mort certaine. Pour éviter cela, on pouvait transmuter les Lemmings en stoppeurs, foreurs, constructeurs de pont, et ainsi de suite. Une mécanique simpliste qui vous permettaient de guider le troupeau vers la sortie du niveau.

La même chose, mais différemment.

Zombie Night Terror garde le même gameplay – la mutation – de son vénérable ancêtre, et remplace les Lemmings par des Zombies. Comme dans Lemmings, la plupart du temps, il faudra diriger les Zombies vers la sortie pour finir le niveau. Chaque niveau propose des objectifs optionnels comme par exemple « ne pas perdre un seul Zombie », ou alors « tuer tous les humains ». Pour y arriver, vos Zombis peuvent donc prendre des formes mutantes, comme par exemple l’Overlord, un Zombie qui dirige ses « collègues » dans une direction précise. Autre exemple, le Zombie explosif, très utile pour se défaire de barrières ou tout simplement faire un carnage au milieu des humains. Ces mutations peuvent se combiner entre elles, permettant des approches différentes à chaque niveau. Vous disposez d’un nombre fini de Zombis par niveau, qui peut être augmenté en laissant faire les Zombis ce qu’ils peuvent faire de mieux : croquer de l’humain. Mais attention : tous les humains ne sont pas que de la pâture. Les niveaux sont parsemés d’humains armés, et les éviter, voire les tuer, constitue un challenge additionnel pour le joueur.  Ainsi, chaque niveau constitue un ensemble de puzzles à résoudre pour faire grandir la horde cannibale, éviter les pièges, surmonter les obstacles et la faire sortir du niveau. Et contrairement à Lemmings, le niveau de difficulté monte assez vite, et il n’est pas rare de se fasse éliminer au dernier moment dans la hâte et par manque d’anticipation.

Brrrraaaaiiiiiinnnnnssssssss!!!!!

Le tout est présenté, comme son aïeul, en pixel art, mélangé à la sauce films d’horreur de série B. Les aficionados du genre retrouveront d’ailleurs très rapidement références aux fleurons du genre, surtout les films d’horreur « comiques » et grand-guignolesques comme Retour des Morts-Vivants, Re-Animator et autres Evil Dead. D’ailleurs, les différents niveaux sont groupés en « films » et suivent un scénario digne de ces mêmes films d’horreur duquel Zombie Night Terror tire le gros de son inspiration.

Bref, si vous êtes un nostalgique de Lemmings, si vous aimez les jeux à Zombies et que ça vous fait plaisir de changer de côté, ou si tout simplement vous aimez les puzzle-games soumis à une contrainte temporelle (car il faut anticiper et avoir les réflexes vifs et aiguisés pour guider vos cadavres ambulants!), Zombie Night Terror est pour vous !

 

[GAMESCOM] Watch Dogs 2 annonce le multi

On parle multi, on parle de modes au pluriel, …

watch dogs 2

Et c’est à l’occasion de cette Gamescom 2016 qu’Ubisoft a décidé de nous en dire un peu plus concernant les modes multi-joueurs qui seront disponibles sur Watch Dogs 2.

Souvenez-vous, l’été dernier …

Prévu pour novembre de cette année sur PS4, Xbox One et PC, le multi comportera des modes tels que « Intrusion en Ligne » ou « Bounty : Chasseur de Primes ». Je vous laisse jeter un oeil à la vidéo de présentation histoire de vous faire une idée plus précise. En attendant d’en savoir plus, nous on va croiser les doigts et prier pour que Watch Dogs 2 soit une belle réussite, à l’instar de son grand-frère, Watch Dogs premier.

Pour rappel, le titre sera disponible le 15 novembre prochain sur PS4, Xbox One et PC.

C’était mieux avant : Stellaris et les autres

Et d’autres titres biens en d’dans !

Espace. Frontières de l’infini. Explorez les confins intergalactiques au-delà de la Porte de Tannhäuser. Exploitez les ressources intersidérales et découvrez des cultures extraterrestres riches, scientifiquement avancés et pleins de sagesse… avant de les exterminer par bombardement orbital et les renvoyer à l’âge de pierre. En l’honneur de la sortie de Stellaris, je vous présente une petite théma sur les jeux stratégiques 4x catégorie science-fiction !

Mais que signifie donc cette fameuse abréviation 4X ? En anglais, le genre se résume en quatre mots : eXplore, eXpand, eXploit et eXterminate. Les quatre piliers bien connus de la plupart des jeux de stratégie tour par tour ou en temps réel. Indépendamment du scénario (historique, fantastique ou science-fiction), le joueur prend les rennes d’une faction ou d’une civilisation et doit arriver à la domination totale, que ce soit par voie diplomatique ou belliqueuse. En général, on commence par une seule ville, planète ou territoire, et il faut explorer les environs dans un premier temps. Par la suite, on commence à faire prospérer sa civilisation sur le plan économique (expand) tout en gérant les ressources qui sont à notre disposition (exploit). Et, parfois, dans la majeur partie des cas, il faut combattre des factions ennemies (exterminate).

Si le genre peut s’adapter à plein de scénarios, il faut avouer que les 4x historiques ont été les plus prisés et ont donné naissance aux fleurons du genre, j’ai nommé la série Civilisation (tour par tour) et Age of Empires (temps réel). Mais nous allons nous concentrer ici sur les scénarios plus orientés science-fiction. Inutile de dire que le sous-genre, étant très prolifique, nous empêche de donner une liste exhaustive de jeux. Nous allons ici faire un survol rapide du genre et mettre en évidence les jeux phares.

Un peu d’histoire

Si on peut retracer l’histoire des 4x d’espace jusqu’au début des années 80, le tout premier jeu qui vit le tag « 4x » greffé à son nom était le légendaire Master of Orion, sorti en 1993 sur PC et édité par Microprose. On y incarne le leader d’une civilisation qui vient de maitriser le voyage intersidéral et se prépare à la conquête spatiale. En partant de la planète-mère, et équipés de deux vaisseaux éclaireurs et d’un unique vaisseau de colonisation, le joueur doit étendre sa sphère d’influence, découvrir de nouveaux systèmes solaires, les conquérir et augmenter ainsi ses ressources, afin de faire prospérer sa civilisation, tout en gérant les interactions avec les autres civilisations aliennes, par le biais de la diplomatie… ou de guerre des étoiles, si la diplomatie échoue.

Master of Orion eut une suite en 1996, qui est jusqu’a nos jours considérée l’oeuvre séminale du genre. Parce que Master of Orion 2 approfondissait alors tous les mécanismes déjà bien rodés de la saga. Il faut néanmoins aussi mentionner qu’il y a eu un Master of Orion 3 qui fut extrêmement décevant car buggé et mal fini à sa sortie. On nous a promis un remake qui devrait sortir l’année prochaine et qui est disponible en Early Access pour le moment.

Empereur de Byzance ?

Dans un autre registre, en 1997 sorta le premier Imperium Galactica. La formule 4x était bien respectée, mais le jeu se démarqua par l’implémentation d’une partie stratégie en temps réel au niveau gestion des ressources et des combats, un peu façon Starcraft, tout en gardant l’aspect construction de son empire. Car en effet, dans Imperium Galactica, on incarne un personnage bien spécifique et on suit l’évolution de ce personnage en passe de devenir empereur intergalactique dans une épopée scénarisée.

Pour les fans de Star Wars, Lucasarts sorta Rebellion en 1998, qui transpose les éléments du 4x dans le contexte de la saga bien aimée, dans les environs de l’épisode 4. On pouvait choisir soit l’Empire soit l’Alliance Rebelle et utiliser des personnages « héros » comme Luke Skywalker et Darth Vader lors des différents combats.

Sidi Mustafa ?

C’est en 1999 que Sid Meier, le « père » du 4X sur ordi, lança Alpha Centauri, qui transporta le 4X classique façon Civilization dans l’espace. Légèrement moins large que les 4X spatiaux classiques car localisé sur une unique planète, Alpha Centauri mettait un très fort accent sur les interactions diplomatiques des différentes factions de colons de la planète Chiron.

alpha-centauri

Alpha Centauri … à l’époque, on savait rire.

En  2003, Stardock lança la série des Galactic Civilizations, qui ajouta une certaine prise d’humour et de Space Opera au genre. Races aliennes déjantées, constructeur de vaisseaux totalement Flash Gordonesques, couleurs guimauve et gaudriole, Galactic Civilizations était un peu le volet « léger » des 4X, même si en son coeur, l’aspect stratégique restait extrêmement  important et les possibilités de gameplay très vastes.

Sins of a Solar Empire sortit en 2008, et bien qu’il fut un 4X classique, il se démarqua par le fait d’être tout à fait en temps réel, chose très importante surtout pour les batailles, qui s’apparentaient à un gameplay de STR classique, un peu à la sauce Homeworld light. Sins of a Solar Empire est aussi plutôt axé multiplay, et, dans sa première itération, n’avait pas du tout de campagne solo.

Mention spéciale pour Distant Worlds, sorti après de longues années de développement par un studio minuscule (1 personne) en 2010. Véritable lettre d’amour et ouvrage de fan du genre, Distant Worlds, malgré ses graphismes tendance pixelart, tourne lui aussi en temps réel, et surprend par les quasi incalculables actions qui peuvent se passer en simultané. En effet, ce jeu est tellement complexe qu’il faut se servir copieusement de scripts d’automatisation des processus pour faire tourner son empire galactique.

Endless Space, sorti en 2012 et développé par Amplitude, une boite de dev parisienne, qui reprenait le meilleur des mondes possibles, et en proposant un 4X next-gen au gameplay solide et graphismes léchés. Il faut savoir qu’Amplitude s’est un peu spécialisé dans la perfection du genre, car par après, ils ont remis le paquet en sortant Endless Legend, un 4X mais cette fois-ci dans un univers fantastique avec de gros morceaux de Heroes of Might and Magic dedans, en ce qui concerne les combats.

Vous avez dit … Stellaris ?!

Ce qui nous amène finalement à Stellaris, qui est la première avancée dans le domaine de l’exploration spatiale de Paradox Interactive. Paradox nous avait habitué aux jeux de stratégie dans un contexte historique, comme la série Europa Universalis, Crusader Kings, ou encore Hearts of Iron. Il faut retenir de cela qu’à la base, leurs jeux sont des jeux de stratégie de guerre : pas ou très peu de tactique lors des combats, on déplace juste les unités et pour le reste du jeu, il faut faire marcher les enjeux stratégiques et diplomatiques avec les factions ennemies, organiser des alliances, dans un cadre très large, à l’échelle de pays ou de royaumes.

Stellaris, au départ, se joue comme un 4X classique : on explore, on exploite, on colonise, on fait la guerre et la paix. Mais au bout d’un moment, votre civilisation devient si importante (pour autant que vous y arriviez, la concurrence peut parfois être surprenante d’agressivité), le jeu bascule dans le « grand strategy »… la colonisation et la guerre ne suffisent plus pour gagner; il faut obligatoirement faire jouer la diplomatie au niveau galactique pour continuer d’avancer dans le jeu. Ajoutez à ceci que vos colonies peuvent se rebeller, que vos leaders vont vieillir et mourir, ce qui peut déclencher des guerres de successions dignes des intrigues de la guerre des Roses… Element aussi très important, chaque faction commence avec des règles d’éthique, et si par exemple, votre faction est de nature libérale, votre population ne va pas trop bien accepter que l’on fasse usage de l’esclavagisme comme ressource humaine. Comme une partie peut s’étendre sur des siècles en temps in-game, il est aussi très fréquent que des actions faites sans trop réfléchir peuvent venir se retourner contre vous en endgame, genre, la colonie de robots qu’on avait oublié sur une planète devient intelligente et consciente et veut éradiquer toute vie biologique… Pareillement, un mauvais choix de successeur dans vos leaders scientifiques, gouverneurs de colonie et de l’empereur lui-même peut vous jouer de mauvais tours. Votre avancée scientifique peut être ralentie; des colonies peuvent se rebeller contre vous, demander l’indépendance ou carrément vous déclarer la guerre… Stellaris, dans la moitié de partie se transforme ainsi en gestionnaire d’empire galactique.

Mais concrètement, Stellaris innove peu et ne prend pas beaucoup de risques. C’est un jeu 4X honnête qui se démarque qu’en milieu de partie et pour l’endgame des autres jeux de conquête de l’espace. Graphiquement, il ne fait pas le poids face à un Endless Space, et les parties peuvent être très longues, comme cela est toujours le cas dans les jeux de grand strategy. Et c’est la qu’est tout le paradoxe : Stellaris se veut accessible, et il l’est, mais une fois qu’il bascule dans sa partie purement stratégique, cela devient limite ennuyant pour le joueur casu… qui de toute façon aura sans doute du mal à arriver à ce stade, car aussi accessible soit-il, si on reste casu, on se fait vite bouffer par une des multitudes d’autres factions. Car Stellaris reste à la base un jeu de stratégie plutôt rude sous ses airs de 4x classique. Grâce aux différentes possibilités offertes niveau de customisation, vous pouvez cependant créer un empire tout à fait à votre guise (genre des neo-libéraux colonisateurs oligarchiques ou encore des Vikings de l’espace) et dans ce sens, il y a un élément de jeu de role qui peut se greffer en gameplay émergent, pour peu que vous « jouiez au jeu » façon RPG… En ce qui me concerne, après avoir joué avec les Terrans classique, je m’étais fait une race de mollusques de l’espace totalement avides de profit commercial, théocrates et archi-xénophobes (bref, ils tirent sur tout ce qui bouge sans poser de questions vu que la seule forme de vie possible c’est la leur et tout le reste c’est des abominations), et je dois avouer que ce fut une expérience mémorable, à contresens de tout ce que je fais d’habitude dans un 4X.

Perso, étant averti à l’avance, j’ai plutôt apprécié le jeu dans son ensemble, surtout dans la phase purement 4x… n’étant pas un fan des jeux stratégiques purs, j’ai eu un peu plus de mal une fois cette phase terminée. Surtout lorsqu’on se trouve dans la diplomatie à l’échelle galactique. Bref, un titre tout ce qu’il y a de plus honnête mais vu son « bi-classement », difficile à conseiller les yeux fermés, sauf aux fans de 4X et grande stratégie. Pour les autres, le réveil pourrait s’avérer compliqué.

 

 

 

 

Retrogaming : Nintendo VS Sega, ultime odyssée !

Bonne nouvelle pour votre grand-mère …

… En 2017, et avec un peu de chance, elle sera plus trendy qu’une blogueuse mode ! Bonne nouvelle, encore mais on en manque cruellement pour le moment, ce petit article vise aussi à la culture. Voici donc une introduction historique : dans les grands duels, on trouve David contre Goliath, Vercingétorix contre César, le Réal Madrid contre le FC Barcelone, Trump contre l’intelligence, Nintendo contre Sega… Nous allons plus précisément nous attarder sur ces deux antagonistes. Fin de l’introduction culturelle.

Le précurseur, Nintendo

Fusajiro_YamauchiEn 1889 à Kyoto, Fusajiro Yamauchi fonde Nintendo. Le business de la petite entreprise, la production d’hanafuda, des cartes pour jouer.
En 1970, l’entreprise se lance dans un nouveau rayon : la production de jouets et de bornes d’arcade. Dix ans plus tard, ce seront les game watches – des pixels qui se promènent sur un écran – et en 83 sortira la fameuse Famicom, qui mettra 3 ans pour arriver jusqu’ici et prendra le joli nom de NES. NES pour Nintendo Entertainment System. C’est une console 8 bits, console de première génération. Il s’en vendra plus de 60 millions d’exemplaires ! Les curieux du jeu, retiendront peut-être qu’au Japon, la console se vendait au prix coûtant. Nintendo jugeant que les bénéfices devaient se faire sur la vente des titres et pas sur celle de la machine… Oui, ça fait rêver ! Puisqu’on est dans les titres, il y aura évidemment des Marios, des Donkey Kong, des Dragon avec ou sans Ball, Double, Triple, … En 1990, débarque le Super NES, son auguste prédécesseure se trouve au grenier.

Le bretteur, Sega

L’histoire de Sega est plus récente. En gros, pendant la guerre de Corée, des Américains, qui faisaient dans le juke-boxes, s’associent avec un troisième et fondent la société Service Game Japan… Là aussi, on se diversifie au fil du temps, on importe ce que Wikipédia appelle des machines de divertissement : arcades mécaniques,  juke-boxes et flippers.

Fin des années 70, début 80, Sega se lance dans la production de jeux d’arcade et de titres pour les quelques consoles de l’époque. En 1983, les enfants doivent faire un choix, puisque le jour de la sortie de la Famicom sort aussi la SG-1000, première console de Sega qui connaîtra un succès relatif… Les modèles se succéderont, jusqu’en 2001, année durant laquelle Sega se recentre – exclusivement – sur le développement de jeu. Les ventes catastrophiques de la Saturn et de la Dreamcast, ont coulé le bateau.

Revenons à la fin des années 90 et à la Mega Drive, console star de Sega. Pas loin de 40 millions d’exemplaires seront vendus. Au niveau des titres, on retrouve les plus fameux sur la PS2 (!) grâce à un portage intitulé Mega Drive Collection : des Sonic, Ecco, Golden Axe, Phantasy Star, Shinobi… En 94, le modèle est remplacé par la Saturn.

Le duel

Aujourd’hui, les discussions – toujours intéressantes – entre pro Pomme et pro Androïd, n’en finissent pas. Aux discussions entre pro Beatles ou Rolling Stones ont succédés les discussions entre pro Black M ou Maître Gims… On discute, on discute, on se dispute, on se dispute… C’était pas mieux avant même si c’est pire aujourd’hui !

Le « re »duel !

Le 14 juillet 2016, triste date, Nintendo annonce la sortie – pour le 10 novembre – de la Classic Mini. La console, réplique miniaturisée de la NES contiendra 30 titres préinstallés. Tous figurent au Wall of games : Castlevania, des Mario, Double Dragon, des Zelda… Le prix ? Autour des 60 euros.

Hier, 26 juillet, à la Comic Con, à l’occasion de l’anniversaire de son célèbre hérisson, Sega annonce la sortie – pour octobre – de deux nouvelles versions de la Mega Drive : l’une portable et l’autre de salon. Le prix ? Similaire ? Le concept ? Frère ? On reprend des vieux titres et on les préinstalle…. Ici, on passe de 30 à 80 dont : des Sonic, des Mortal Kombat, des Golden Axe, Tetris…

Le plus ? La possibilité d’installer les cartouches de votre aiëul ! L’autre plus ? La console portable est dotée d’un lecteur de carte SD qui permettra à ses acquéreurs d’importer des jeux préalablement téléchargés. Il est déjà possible de précommander la console sur funstockretro.

And the winner is ?

Si Nintendo a incontestablement remporté la lutte de la pérennité : elle fabrique toujours des consoles, produit des jeux, connaît un succès colossal et fait de l’ombre au porno avec Pokémon Go, … Sur le papier la Mega Drive, nouvelle version, en propose plus… Et Mammy dans tout cela ? Qu’elle se réjouisse, le rétro, le vieux, le poussiérieux donne plus à rêver que l’aujourd’hui !