Rendez-moi ma virginité !

— Bastien
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[TEST] Ultra Street Fighter II – The final challengers

Une légende est encore de retour…

Chaque gamer sait de quoi il s’agit, nous y avons tous joué un jour ou l’autre. Street Fighter II c’est une légende arcade qui traverse les âges et nous avons tous nos propres souvenirs liés à ce gigantesque jeu de baston. Mes meilleurs souvenirs à moi sur SFII, c’est sur une vieille Amiga que je les ai. Quand j’avais encore de gros et horribles pads avec un long stick à maltraiter et qu’avec mes potes on cherchait comment faire des « techniques » en appuyant un peu partout à la fois. De temps en temps, un bon coup sortait par hasard, on était contents… on était jeunes. J’y ai rejoué il y a encore quelques mois lors d’un salon de retro-gaming, c’était cette fois sur Super NES, toujours avec autant de plaisir et d’enthousiasme, bien que je me soit fait défoncer en trois coups et un perfect et fait éliminé du tournois au deuxième tour sans avoir mon mot à dire par un Mega hardcore Gamer Liégeois.

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, Capcom nous en remet une dose sur Nintendo Switch. Mais vraiment, Street Fighter II a t’il encore quelque chose à m’offrir ? Est il capable de se réinventer ? J’ai malheureusement un peu de mal à le croire… Je vous explique mon expérience avec ce dernier portage dans les lignes qui suivent.

C’est vrai, difficile de réinventer un classique me direz vous, surtout lorsqu’il s’agit d’un jeu de baston et qu’il était pas loin d’être parfait à l’époque de sa sortie initiale. Pourtant, c’est ce que j’espérais surtout quand on le sort à prix fort. Au final, dans Ultra Street Fighter II – The final Challengers, on retrouve pratiquement tout ce que contenait Street Fighter II à la base (c’est déjà un bon début oui) avec quelques horribles tentatives de se mettre au goût du jour et de mettre en avant les capacités de la Nintendo Switch. Vous venez de le comprendre par ces mots un peu durs, j’ai un problème avec le contenu du soft, ainsi que le peu de réelles innovations qu’il me propose.

Les 19 combattants sélectionnables

Dés le premier combat, 19 personnages sont sélectionnables et prêts à partir au combat. Je remarque la présence d’Akuma qui est déjà débloqué d’entrée, mais je découvre aussi celles d’Evil Ryu et celle de Violent Ken, lesquels ne sont ni plus ni moins que des versions diaboliques des héros de base et qui sont plus puissants et plus rapides que les Ken et Ryu d’origine. J’aime pas trop ça… ça pue pour la suite. Quoi qu’il en soit, j’en sélectionne un et j’essaie de partir en quête dans le mode Arcade.

Me voilà lancé dans une suite de combats certes pas désagréables, mais pas non plus très emballants. Les images à l’écran sont correctes, on a déjà connu graphisme plus exceptionnel. Les dessins « modernisés » de cette version Switch sont pas mal typés « animes japonais », mais tous les combattants ne bénéficient pas du même soin à la réalisation. Et à bien y regarder, les décors ne sont pas sur les mêmes tons que les personnages. C’est très bizarre. Mais le plus triste, c’est qu’à part une petite phrase hors sujet de mon héro à la fin de chaque baston, je n’ai rien à me mettre sous la dent. Pas le moindre petit scénario, pas de mise en scène, ni même de petite de vidéo… rien, nada même après avoir terminé tous les combats (hormis le gain éventuel d’un titre a afficher pour le mode en ligne). Je suis évidemment très déçu, je m’attendais à un peu plus de spectacle, de strass et de paillettes.

Des persos cheaté ? Pas top pour offrir un Online diversifié !

Après quelques succès, je me rend compte que certains coups ou techniques ont été vachement faciles à sortir. Une fois le combat mis en pause, toutes les techniques sont bien affichées, expliquées et développées, pas besoin de s’y reprendre à 20x pour arriver à en sortir une. D’autant plus que je joue avec les JoyCon et que ce n’est pas le plus pratique (la manette Pro donnerait sans doute de meilleures sensations). Street Fighter II s’est un peu facilité la vie et ça, ce n’est pas pour me déplaire.

Le mode Arcade ne m’ayant pas laissé une forte impression, j’ai voulu me diriger vers autre chose de plus attractif. Le mode Versus ? Non… ça ne présente pas beaucoup d’intérêt. Le mode Coop’ ? Pourquoi pas tiens ! Ah bin non, les combats à deux joueurs (contre le CPU), c’est pas marrant du tout en fait. Ça ne m’apporte aucune réelle sensation et ça ne propose aucun changement dans le gameplay.

La voie du Hado… évitez la !

Direction le mode « La voie du Hado » alors ! Il devrait m’en apporter du changement ce mode de jeu. Sensé mettre en en avant les capacités de la Switch et de ses JoyCon, il faut ici mimer les gestes de combat de Ryu face à des suites d’agents Shadaloo jusqu’à atteindre le terrible M. Bison qui au final tombera aussi rapidement que ses sous-fifres. Donc imaginez moi un instant, dans mon salon, imitant inlassablement les mouvements des Hadoken et autres attaques de Ryu face à la télé jusqu’à remplir ma jauge de SUPER et lancer un coup ultra puissant de temps en temps. C’est répétitif, sans le moindre intérêt et très vite lassant… j’ai juste envie de demander : Heuuu c’est un blague d’ailleurs ce mode de jeu Mr Capcom ?

Reste le mode en ligne où j’espère enfin prendre mon pied ! Bim Bam Boum… Hadoken et compagnie ??? Et bien non. Il faut plusieurs tentatives de connexion pour se trouver un combat. Lorsqu’on en a péniblement trouvé un, on joue contre un gars bien plus haut level que soi ou alors l’opposant joue avec Evil Ryu, Akuma ou Violent Ken vu qu’ils sont cheaté par rapport aux autres. Résumé : 9 fois sur 10 je me fait latter et ça me saoule tout aussi rapidement que les autres modes de jeu… L’expérience online n’est pas non plus une réussite. Zut !

Les graphismes sont de qualités très variables

Pour le fun et la nostalgie j’ai quand même chipoté aux options et testé le mode « 16 bits » qui propose de remettre les graphismes et tous les bruitages comme ils étaient à l’époque. J’avoue avoir eu du mal à me réhabituer à ce genre d’image, puisque l’affichage se met en mode carré et deux horribles bandes noires apparaissent sur les côtés de la consoles. Ça rappelle des souvenirs, c’est marrant… deux minutes.

Voilà, je viens déjà de faire tout le tour de ce Ultra Street Fighter II – The Final Challengers » avec vous et je vous ai expliqué ce que j’en ressortais. Clairement, j’attendais autre chose pour le portage de ce grand classique du jeu de baston qui, par dessus le marché coûte quand même 45€ en magasin. Hormis le fait qu’on peu éventuellement repasser une bonne heure à se défouler à bastonner un pote/un frère/un cousin un jour où on s’ennuie, il n’apporte strictement rien ne neuf ni de plus amusant que le jeu de base, que je vous conseille plus amplement de découvrir quelle qu’en soit la plateforme.

NOTE FINALE : 11/20

 

[TEST] Snipperclips – Les deux font la paire

Disponible dans le eShop depuis la sortie de la Switch, Snipperclips nous a conquis !  

Le principe de Snipperclips, jeu de stratégie édité et développé par Nintendo, est simple, très simple. Vous êtes Snip ou Clip, une feuille de papier qui aurait mangé trop de post-it et dont le blanc original s’est teinté de jaune ou d’orange et avez un paquet d’énigmes à résoudre.

Taillez-vous !

Pour y arriver, vous devrez vous faire couper en trois, en quatre, en huit… Votre nouvelle forme vous permettra de vous faufiler dans des espaces de plus en plus inaccessibles, activant un bouton, libérant une balle ou un crayon, vous trouverez la solution et passerez à l’énigme qui suit. Sur, sous ou à côté de votre pote de papier, vous ne serez pas trop de deux pour trouver les solutions…

Première utilisation du joy con

Dans les innovations proposées par la Switch, il y a ce fameux joy con : la manette est divisible et permet donc à deux joueurs de jouer avec cette manette. C’est, pour nous, un premier test, bien réel, de cette option et ce test est concluant. Concrètement, outillé de votre joy con, vous donnerez une nouvelle forme à votre poteau et cette forme devra, au fil des nouveaux niveaux, être de plus en plus précise. Comme l’erreur est toujours possible, il vous sera toujours loisible de retrouver votre format originel.

À l’usage, on se rend très vite compte que les possibilités sont légions et qu’il faudra cultiver précision et réflexion pour arriver au bout. Nous n’avons testé que le mode duo mais il est aussi possible d’y jouer seul ou à quatre. Ces modes mutli sont probablement les plus intéressants parce que cela reste riant – comme disait ma chère et vieille bonne-maman – de chercher et trouver, ensemble les solutions.

Le titre, ici présenté dans le eShop, est entièrement localisé en français et dispo pour moins de 20 euros. Ne vous privez surtout pas de la démo !