Rendez-moi ma virginité !

— Bastien
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God of War III

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Trois interminables années se sont écoulées depuis la sortie de God of War 2. Kratos est (enfin) de retour! Ce nouvel opus était d’autant plus attendu que c’était le premier de la série à être annoncé (en HD) sur console nouvelle génération, d’où l’impatience des fans qui avaient déjà été convaincus sur PlayStation 2. Toutes ces années de développement auront-elles été nécessaires pour fournir un jeu au moins aussi bon que ses prédécesseurs ?

Un level design original

gow3_level-designGod of War 3 propose au joueur d’évoluer de façon plus ou moins verticale, ce qui est assez inattendu dans les jeux d’action. La prise de risque au niveau du level design a porté ses fruits car l’intrigue se déroule autour du mont Olympe, au sommet duquel se trouvent les Titans et les dieux qui utiliseront leurs pouvoirs pour empêcher Kratos d’assouvir sa vengeance.  Nous n’en diront pas plus sur le scénario pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte aux possesseurs du jeu. Mais plus que jamais, de nombreux personnages sont issus de la mythologie grecque.

Un gameplay inchangé mais toujours aussi efficace

L’un des points forts de cette série est sans conteste son gameplay. God of War 3 reprend donc en toute logique cet aspect qui a fait le succès de ces beat’em all, en apportant son lot de nouveautés. Doté des ailes d’Icare acquises dans le second épisode, Kratos peut par exemple voler sur une courte distance.gow3_ld2
Au cours de l’aventure, vous obtiendrez de nouveaux pouvoirs ou équipements (armes qui extirpent les âmes de vos adversaires, bottes qui permettent de courir sur les murs, têtes en guise de torche… ) lorsque vous remporterez vos combats face aux boss. Les combats contre ces derniers se distinguent comme les parties les plus mémorables de l’aventure.

Une suite logique

L’histoire reprend au moment exact où God of War 2 se termine. Kratos débarquait aux portes de l’Olympe accompagné d’une horde de Titans bien décidés à prendre l’ascendant sur Zeus. GoW 3 commence par un combat contre Poséidon, mais on constate très vite qu’il est fait prisonnier par Gaia qui le tient dans sa main. Ce genre de combat (mêlant des actions contextuelles et cinématiques) est très rythmé et rend les autres combats avec des ennemis à taille humaine un peu « fades ».
Comme dans les épisodes précédents, il existe une multitude d’énigmes à résoudre qui donneront du fil à retordre à certains joueurs !

Une claque graphique

gow3_graphL’épisode précédent avait déjà mis la barre très haut au niveau de la finesse et de la profondeur des visuels par rapport à ce qui se faisait sur les consoles de l’époque (PS2, Xbox et Game Cube). Grâce à la puissance de la PS3, God of War III remet un couche et écrase ses concurrents. Les arrières plans en mouvement, les cinématiques, l’univers gréco-romain, donnent l’impression d’être au cinéma.

La boucle est bouclée

Nous avons bien sûr trouvé des choses à redire sur GoW 3 : On aurait par exemple aimé sauter les dialogues qui cassent parfois le rythme des combats.
God of War 3 est un subtil équilibre entre l’excellente histoire du premier opus et le riche gameplay du second. Une fois de plus, Sony et les studios Santa Monica mettent la barre très haut et font de ce titre le meilleur jeu de Beat’em all qui existe à ce jour.

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Final Fantasy XIII

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De loin la référence en matière de RPG japonais, la série des Final Fantasy fait peau neuve avec  Final Fantasy XIII, le premier épisode sur console Next Gen. Un chef d’œuvre visuel qui va se faire un plaisir de chambouler les habitudes des fans de la série et changer un peu d’orientation.

Un nouveau style

Lightning, héroïne de ce Final Fantasy XIII

Célèbre de ses graphismes et de ces cinématiques époustouflantes, de ses scénarios aux nombreux rebondissements et riches en émotions, la série des Final Fantasy a tendance ces derniers temps à dévier dans le monde de la science-fiction et ce Final Fantasy XIII nous le prouve entièrement.
Ce treizième épisode va nous changer des derniers, en changeant ainsi de monde de prédilection, où l’Héroic Fantasy dévie dans un univers futuriste mais aussi de style, en mettant de côté tout son système d’exploration, de villes, … pour faire une plus grande place à l’action.

Un nouveau monde

Les milices du gouvernement ne reculent devant rien !

Dans cet univers sombre et inquiétant, l’humanité vit à Cocoon, une sorte de gigantesque vaisseau volant créé par des entités supérieures, les Fal’Cie, qui contrôlent et conditionnent les citoyens via un gouvernement nommé le « Sanctum » et qui n’hésitent pas à entretenir la peur de l’extérieur des gens.
Juste au dessus de Cocoon se trouve « Pulse », un autre monde qui effraye les habitants de la plate-forme, car il serait remplis d’abominables monstres.
Si par hasard quelqu’un arrivait à entrer en contact avec un Fal’Cie, il serait immédiatement porteur d’une marque qui fera de lui un « l’Cie », une sorte de personne infectée qui serait dés lors attribué d’une terrible tâche à accomplir, sous peine de devenir un « Cie’th », c’est-à-dire un de ces abominables monstres de Pulse !
D’ailleurs, les milices du Sanctum sont chargées assez régulièrement de réaliser des « Purges », afin de se débarrasser des l’Cie quitte à mettre la vie d’innocents en péril !
C’est donc dans un groupe de lutte contre le gouvernement que nous retrouvons l’héroïne du jeu, Lightning, accompagnée d’abord de Sazh, un ancien pilote, que l’aventure débute. D’autres compagnons vous rejoindront au fur et à mesure que l’histoire avance avec ses caractéristiques propres et surtout ses motivations personnelles.

Un nouveau défi ?

Sazh, ancien pilote, le premier compagnon de Lightning

A vrai dire, avec tous ces nouveaux termes (l’Cie, Fal’Cie,…) il faut assez bien de temps pour se mettre dans le bain. Durant les premières heures de jeu, le scénario va paraître assez compliqué, peu attractif et pourrait déjà lasser il est vrai. De plus ce nouveau style de jeu à de quoi dérouter légèrement les fans de la série par son côté linéaire et rythmé… Final fantasy XIII est en fait une suite d’écrans en ligne droite remplies de combats de toutes sortes. Fini les explorations de cartes, les recherches de quêtes annexes dans le fin fond de zones cachées,… nous sommes confinés entre deux rampes étroites que nous devons arpenter une à la suite de l’autre.
Mais c’est après avoir avancé un peu, approximativement une petite trentaine d’heures et que vous serez sorti de Cocoon vers les deux tiers du jeu, qu’on se rend compte de la réelle intrigue de l’histoire, de l’aspect psychologique de certaines phases de dialogue qui rend un peu de suspens et d’intérêt à ce Final Fantasy ! Les environnements deviendront un peu plus libres et larges dans Gran Pulse pour arriver à quelque chose d’un peu plus agréable pour un rush final un peu moins linéaire et arriver à un style proche de celui de Final Fantasy XII

Un nouveau contrôle ?

Des graphismes époustouflants

Comme dit plus haut, place à l’action, dans une suite de lignes droites aux combats incessants où système de caméra libre qui peut s’avérer assez agaçant par moment, le gameplay reste simple et intuitif. Les habitués de RPG comme les débutants ne devraient pas non plus s’y perdre dans les menus, customisations et autres magasins de vente.
Au niveau des combats la tactique est moins utile dans cet épisode, il faut maintenant viser les combos avec des suites de compétences. Et là aussi c’est après de longues heures de jeu et l’acquisition de nouvelles compétences et d’invocations (rarement utilisables), que les combats vont devenir un peu plus attrayants et intéressants, surtout après avoir développé certains « jobs » afin de se perfectionner.

Un nouveau chef d’œuvre ?

Au niveau graphique c’est certain, comme toujours les Final Fantasy jouissent d’une qualité graphique irréprochable, de cut-scènes magnifiques et de graphismes à tomber et ce Final Fantasy XIII ne fait pas exception. Par contre ce brusque changement de style à de quoi laisser perplexe. Cette orientation linéaire et orientée action va probablement faire des mécontents, comme des heureux. C’est fort probable que les Fans de la série soient assez déçus de cet épisode qui semble plus accessible et axée grand public, que destinée aux véritables puristes du jeu de rôle.
Quoi qu’il en soit, ce Final Fantasy XIII reste une expérience vidéo ludique très intéressante !

Just Cause 2

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C’est avec un plaisir non dissimulé qu’on retrouve notre cher ami Rico Rodriguez qui est cette fois sur le terrain pour donner un coup de main au peuple de l’île de Panao. Comme d’habitude, il a tout en main pour mener à bien sa mission, et ce, de manière plus explosive que jamais.

Rico à la rescousse

justcause2-15On retrouve donc Rico, fraichement engagé sur l’île de Panao pour une mission à deux facettes. Il doit, d’une part, retrouver son mentor Tom Sheldon qui ne donne plus signe de vie depuis son parachutage sur l’île, mais en plus de ça, il doit aussi investiguer et découvrir le pourquoi du comment de l’assassinat du père de Pandak Panay. On se retrouve donc en plein cambrousse au climat aussi feuillu que désertique et le tout sur une superficie de quelques 1000 km². Vous devrez tour à tour infiltrer les trois grandes factions rebelles qui se font la moue et qui s’opposent à l’armée du gouvernement. Sans problème pour Rico qui bénéficie du statut de mercenaire pour faire ami ami avec les guérilleros locaux. Je ne vous cache pas que du coup, on se retrouve un peu embarqué dans une quête révolutionnaire à la Che Guevara (avec l’arsenal de Terminator, je vous l’accorde), mais les allures parfois paradisiaques de l’île vous rappelleront bien souvent à l’ordre.

Une « petite » île

justcause2-30Dans le genre GTA-like, il vous sera donc possible de faire mumuse à gauche à droite avant, pendant et après chaque petite mission qui vous sera confiée. Libre à vous de visiter l’île entièrement avant d’attaquer le gros morceau. Et premier gros avantage, l’entièreté de la map est directement disponible. Pas besoin de finir telle ou telle mission pour déverrouiller une partie de la carte donc. Et comme cité plus haut, 1000 km² c’est énorme. Et pour vous faciliter la tâche lors de vos escapades, un panel de véhicules motorisés sont à votre portée parmi lesquelles et uniquement à titre d’exemple : des hélicos, un avion de chasse, des voitures en tout genre ainsi que des mobylettes, scooters et motos. On est réellement surpris du nombre de possibilité qui s’offre à nous lorsqu’on se retrouve forcé de quitter les lieux en catimini ou encore lorsque l’on souhaite accompagner les mouettes à l’autre bout de l’île.

Le Spiderman de Panao

20Mais s’il est un aspect du jeu dont il faut parler, c’est du gameplay adhésif à votre grappin. En effet, celui-ci devient comme un prolongement de votre corps et aura très vite fait de vous surprendre tellement ses possibilités sont nombreuses. Il sera par exemple très efficace pour déloger l’un ou l’autre sniper planqué en haut d’une tourelle ou encore pour vous faire monter jusqu’à lui. Il peut aussi servir d’outil de torture puisqu’il vous permet d’agripper n’importe qui et d’en faire votre marionnette. Suspendus à votre grappin, vos assaillants ne pourront rien vous refuser. Pousser l’idée  un peu plus loin et vous vous retrouvez à attacher vos ennemis à l’arrière de votre véhicule façon Western, sauf qu’ici, c’est du sable fin qui s’insinuera entre leurs fesses.

De quoi remplir votre agenda

justcause2-27Plusieurs types de missions sont disponibles en commençant par les captures de bas qui consisteront en la dépossession et l’annihilation d’un complexe de l’armée. Amusant, mais leurs nombres conséquents feront qu’on s’en lassera très vite. À côté de ça, vous devrez rendre tout un tas de petits services aux factions du coin. Déjà plus variés, mais en ressort une constante : ça pète de partout (en même temps, on adore ça). On doit par exemple voler des informations, des armes ou encore des véhicules enfin bref, tous les moyens sont bons pour affaiblir l’armée. Et pour finir, on retiendra qu’il y a encore tout un tas de missions qui n’auront aucune incidence sur l’histoire, mais qui permettront de débloquer l’un ou l’autre nouvel objectif.

Viens par ici poupée

justcause2-26D’un point de vue plus technique, on apprécie l’ambiance du titre qui en jette, disons-le, mais qui surtout reflète le travail soigné. La variation des conditions météo et la finesse des textures offrent un paysage de toute beauté. En ce qui concerne les personnages, on remarquera un rag-doll quasi parfait. Il suffit d’en faire l’expérience en attrapant un bête quidam et de se rendre compte que son corps absorbe et réagit à tout ce qui l’entoure. S’ajoute à ça, et dans l’ensemble, un jeu fluide et des effets de lumières magistralement maitrisés. Et j’avoue, rien que de voir Rico chuter à la vitesse de la lumière à des kilomètres d’altitude … du grand art !

En conclusion

Au final, on retiendra que la recette est à point. Pas de prise de tête pour un Rico qui justement n’a pas l’air d’aimer ça. Et puis surtout un titre fun et jouissif au possible avec un gameplay particulièrement impressionnant. Et que ce soit pour les fanas d’actions ou les amateurs de GTA-like, Rico est totalement votre homme.

Battlefield : Bad Company 2

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C’est avec l’âge que vient la sagesse, cette chanson est connue de tous … Même des membres de la Bad Company ! Si la folie – non pas créative mais bien destructrice – est moins présente dans le second titre de la série, il nous reste tout de même une bonne bande de soldats fougueux et flingueurs qui n’épargneront pas leurs cartouches, missiles et vannes pour reprendre l’arme fatale et renvoyer ces ruskoffs dans leur goulag !

On n’est pas là pour rigoler…

battlefield-bad-company-2-playstation-3-ps3-043Que les choses soient claires… Alors que l’humour pimentait le premier épisode de la série, on se trouve ici dans un scénario plus réaliste, plus vraisemblable. Une nouvelle fois dans l’histoire de l’humanité les russes et les américains se livrent une guerre aussi féroce que larvée. Votre mission ce sera de mettre la main sur une arme de destruction massive. C’est en partant à sa recherche que vous rencontrerez des paquets d’hostiles et que vous devrez pilotez une foule d’engin et utilisez le contenu d’un véritable arsenal.

Xynthia c’est toi

battlefield-bad-company-2-02Une tempête ? Que dis-je une tempête ! Un tsunami ! Des drônes ou grenades, de la mitraillette ou lance roquette, tu tiens entre tes pognes une puissance de feu colossale qui te permettra de raser les forêts, les maisons, les véhicules… Xynthia, c’est toi et tant pis pour les russes et leurs très nombreux alliés. Parlons-en des alliés, des montages de glaces aux déserts, les ennemis sont partout ! Cela te donnera l’occasion d’explorer des terrains extraordinaires et de planifier autant d’attaques originales, audacieuses… C’est d’autant plus facile que le gameplay a été simplifié et fluidifié.

Seul contre… ou avec tous

battlefield_bad_company2_3La grande force du titre provient, de mon point de vue, des très nombreuses possibilités qui te sont offertes pour mener à bien une mission. Si, bien-sûr, le jeu reste assez linéaire (tu pars du point A pour aller jusque Z), il y a une multitude d’étapes possibles entre ces deux points. Cela apporte, incontestablement une dimension réaliste au titre qui devrait ravir les amateurs et les plonger plus loin et plus profond dans l’immersion vidéo ludique!
Si ces éléments ne te convainque pas… Sache que c’est en réseau que le titre prend toute sa dimension. Tu pourras rejoindre une escouade qui te permettra de profiter du secours d’un toubib, d’un stock de munitions, d’une autre dimension stratégique… Il ne faut pas oublier que les véhicules de toutes sortes sont aussi disponibles pour les parties en ligne ! Au fur et à mesure de ta progression, tu pourras débloquer des nouvelles armes et aptitudes.

Conclusion

Ce titre se pose comme le meilleur de sa catégorie. De mon point de vue, il surclasse les autres titres du même genre. Si la campagne solo ne devrait pas t’occuper plus d’une douzaine d’heures, les possibilités proposées par le mode multi sont innombrables !

Heavy Rain

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Dans la catégorie des jeux vidéo hors-normes, nous avions pu accueillir l’immensément étrange et magique Fahrenheit. C’est donc avec beaucoup de curiosité et d’émotion que nous débutons sur le nouveau né des studios Quantic Dream dirigés par l’ingénieux David Cage. Mêlant immersion et sentiment, il rassemble par la même tout un tas de clins d’œil à ses coups de cœur cinématographiques.

La pluie … molle

Heavy Rain screen115Et déjà il faudrait commencer par mettre au clair le positionnement du titre. Loin de s’affirmer comme étant une continuité du cinéma ou du jeu vidéo, Heavy Rain se présente plus comme un ensemble des deux. Une sorte de parfait mélange qui reprend la même recette que son grand frère en y rajoutant une dose de réalisme et un scénario quelque peu horrifique (dans le bon sens du terme). On y retrouve donc un synopsis digne d’un blockbuster hollywoodien qui répand à outrance les mécanismes de Seven, SAW et encore d’autres œuvres cinématographiques. En gros et pour faire simple, il s’agit d’une sorte de polar numérique dans lequel baigne parfois quelques incohérences lorsqu’on rencontre certains personnages versant trop dans la caricature rompant ainsi avec le réalisme de la situation.
D’un autre côté, l’autre point qui révèle le titre, et qui d’ailleurs, l’avait déjà fait pour Fahrenheit est sans nul doute la musique. En effet, l’ensemble du jeu baigne dans une ambiance pesante et sans cesse prenante. Les éléments sonores qui la composent supportent constamment ce qui se passe à l’écran en y rajoutant une pincée d’émotions. Seulement voilà, au bout d’un moment on se rend compte que les déclinaisons du thème musical principal commencent, peu à peu, à perdre leurs effets. Mais sans provoquer le moindre dérangement, loin de là, puisqu’au final, on s’immerge plus aisément dans l’intrigue et on continue de traquer sans relâche ce tueur d’enfants.

La morale toujours la morale

Heavy Rain screen110Long de 60 chapitres et jouable avec quatre personnages se succédant au fil de l’histoire, Heavy Rain permet également de réaliser tout un panel de gestes du quotidien. Du coup, la plus anodine des actions devient aussi importante que le fait d’opter pour l’un ou l’autre choix moral. Et si l’objectif premier était de plonger le joueur en lui offrant une impression d’évolution au sein d’un univers familier, je vous rassure, on est servi. Et en parlant de gestes du quotidien, on ne peut qu’apprécier leur nombre conséquent qui de fait, masque l’action qui déclenchera un élément important. Le tout étant bien entendu de faire suivre le cours du scénario.

Une histoire de gameplay

Heavy Rain screen115On peut partager la jouabilité en deux : d’un côté, nous avons les séquences d’action concentrées en QTE et de l’autre les scènes plus posées dans lesquelles nous aurons le loisir de déplacer notre personnage dans son environnement. Dans le premier cas, nous aurons des mouvements de caméra vifs et dynamiques qui forceront la concentration de toute notre attention tandis que dans le second cas ce sera au joueur de prendre la main et de diriger la suite des évènements. De manière plus posée, mais surtout beaucoup moins rythmée, on retrouve donc des phases plates qui marquent généralement la fin ou le début d’une phase d’action. Et là c’est selon, puisque certains apprécieront ce système qui permet de souffler et de faire le point rapidos sur le déroulement de l’histoire tandis que d’autre trouveront cette cassure beaucoup trop brusque et se plaindront d’un fil de jeu cabossé par les différentes phases.

La patate graphique

Heavy Rain screen110L’ensemble du jeu est porté par un système graphique constamment partagé. Tantôt vous serez subjugué par les décors et la finesse des personnages, tantôt vous rechignerez parce que les textures de certains objets semblent trop rigides. Mais on notera quand même cette parfaite gestion des effets de lumières et les mouvements fort réussis des personnages qui se rapprochent par moment beaucoup de la réalité, même si on peu leur reprocher un manque de charisme et d’humanité. Mais dans l’ensemble, du beau boulot et une bonne maitrise du sujet graphiquement parlant surtout quand on voit le travail accompli dans le domaine depuis Fahrenheit.

En conclusion

Heavy Rain s’établit comme un véritable chef-d’œuvre en son genre. Une belle reprise des concepts prometteurs de Fahrenheit et une belle plus value si on tient compte de l’histoire et des mises en scène nous rapprochant du 7e art. Enfin, on ne peut qu’en ressortir satisfait, peu importe le dénouement final.

Assassin’s Creed II PC

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Au mois de novembre dernier, Ubisoft nous faisait enfin découvrir, sur consoles next-gen, le second volet de la franchise Assassin’s Creed. Le titre, réalisé avait beaucoup de brio, s’était montré encore plus convaincant que son prédécesseur, offrant plus de contenu, plus de variété et de nombreuses nouveautés. Il restait à Assassin’s Creed II à voir le jour sur les PC, ce qui est maintenant chose faite, et il risque fortement de ravir également les inconditionnels du clavier et de la souris.

Le contexte

Assassins Creed 2 PC Review screen017Pour celles et ceux qui n’auraient pas eu la chance de découvrir cet opus sur les consoles next-gen, faisons un petit rappel de toutes les nouveautés apportées par Assassin’s Creed II. Exit le temps des croisades et le personnage d’Altaïr pour plonger cette fois en pleine époque de la Renaissance afin d’y incarner Ezio Auditore, fils de Giovanni da Firenze, un Assassin servant la cause de Lorenzo da Medicis. Préférant se bagarrer ou courir les jupons, rien ne prédestine ce jeune garçon à devenir le digne successeur de son père. Ce n’est qu’avec la pendaison de ce dernier et de ses deux frères, victimes d’un complot, qu’Ezio aura soif de se venger des responsables de cet acte.

Premiers pas

Assassins Creed 2 PC Review screen014Assassin’s Creed II commence là où finissait le premier et c’est donc dans la peau de Desmonde Miles que nous allons faire nos premiers pas dans le jeu, accompagné de la charmante Lucy, pour nous évader de l’endroit dans lequel Desmonde était séquestré. Après s’être défait de quelques gardes, nous allons faire connaissance des collaborateurs de Lucy mais également découvrir l’Animus 2.0 et ses fonctionnalités inédites. Une fois confortablement installé, nous allons revivre l’histoire d’Ezio depuis le moment de sa naissance.

En route pour Florence

Assassins Creed 2 PC Review screen021Les premières missions de l’aventure se présentent sous la forme d’un tutoriel dans lequel nous allons pouvoir nous familiariser avec la ville de Florence, faire connaissance avec quelques personnages-clé mais aussi découvrir quelques-unes des nouveautés que comporte Assassin’s Creed II et elles sont nombreuses. L’une des plus importantes est l’apparition du système monétaire. Ezio peut gagner des florins en remplissant toute une série de missions secondaires, en détroussant les gens ou ses victimes, en ramassant des coffres disséminés dans les villes. Cela devient encore plus intéressant après la rencontre avec son oncle Mario car le héros va pouvoir redonner vie à la ville qui abrite la demeure familiale. En rénovant les bâtiments, une contribution va être versée par les citoyens. Cet argent se trouve dans un coffre qu’il devrait vider toutes les vingt minutes s’il veut qu’il se remplisse à nouveau. Cela impose des aller-venues incessantes, certes, mais cela s’avère bien utile car, dans ce nouveau volet, plus rien ne se gagne vraiment, tout s’achète.

Plus d’armes, plus de combats

assassin-s-creed-ii-pc-combatsTout comme dans le premier opus, chaque séquence terminée permettra aux héros de disposer de nouvelles armes ; seulement il nous faudra cette fois les acheter. Le choix est d’ailleurs assez conséquent et l’on compte plusieurs sortes de masses, d’épées, de dagues, de couteaux de lancer, de bombes fumigène, de fioles de poison, etc . Il en est de même pour les armures qui seront de plus en plus résistantes et que l’on pourra réparer. Il faut dire qu’Ezio sera cette fois confronté à plusieurs sortes de gardes dont certains en armures lourdes et, de ce fait, plus tenaces.  En outre, notre héros pourra désormais s’emparer des armes de ses ennemis mais il ne saura les conserver dans son inventaire. Il disposera de nouvelles capacités de combat comme tuer tout en étant caché dans une charrette de paille ou faire basculer les gardes en arrivant au sommet d’une tour.

Un gameplay attractif

assassin-s-creed-ii-pc-courtisanesParmi les autres nouveautés viennent aussi les glyphes, des dessins cachés en divers endroits et dont il faudra résoudre l’énigme qu’ils renferment, les codex qu’il faudra trouver et faire déchiffrer par Leonardo da Vinci ou encore les salles secrètes renfermant les tombeaux des assassins. Une fois les six récompenses en mains, Ezio pourra ouvrir la grille qui protège l’armure d’Altaïr. L’aventure permettra aussi de nager, de tuer avec une lame dans chaque main, de conduire un chariot dans le cadre d’une course poursuite ou encore de diriger une gondole sur les canaux vénitiens. Ezio pourra voyager plus facilement d’une ville à l’autre, contre une poignée de florins, en se rendant tout simplement chez un marchand. Toujours avec ce même argent accumulé, il peut distraire la foule en jetant des pièces au sol ou même louer les services de mercenaires ou de courtisanes pour distraire les gardes.
Parmi les nettes améliorations en regard du premier volet, on retiendra une plus grande diversité de missions secondaires, lesquelles présentent beaucoup plus d’intérêt vu leur interactivité  le système économique mis en place. On en compte en tout pas moins de 200 et c’est le joueur qui fait ses propres priorités.

Graphiquement superbe

Que dire enfin du graphisme si ce n’est qu’il est purement excellent et remarquablement soigné si on espérait le voir encore plus poussé dans cette version PC, même une fois les paramètres réglés au maximum. On se plaît à contempler, du haut d’une tour, les mouvements des nuages dans le ciel ou encore les reflets, les ombrages ainsi que l’ondulation de l’eau des canaux de Venise dont Ezio sortira trempé avec un rendu visuel exceptionnel.

Sans Internet, pas d’assassinats

UplayAssassin’s Creed II sur PC n’est guère différent de ses homologues sur Playstation 3 et Xbox 360 si c’est n’est qu’il bénéficie d’emblée des deux contenus additionnels ajoutés en janvier et février, les séquences La Bataille de Forli et Le Bûcher des Vanités. Peu exigeant dans ses configurations, il offre différentes possibilités de paramétrage des claviers et souris et est, en outre, jouable avec une manette Xbox 360. Précisons toutefois qu’il hérite, lui aussi, du système anti-piratage d’Ubisoft nécessitant une connexion internet et un compte U-Play pour y jouer.

Dante’s Inferno

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Dans la même lignée que God of War, Dante’s Inferno avoue, sans craintes aucune, ses liens de parenté avec la référence en terme de Beat’em all. Seulement on ne peut pas se contenter de dire qu’il ne s’agit que d’une copie conforme à la sauce Jesus Christ (prononcé Djèseus Krayst) puisque là où Kratos s’en allait à la rencontre des dieux des cieux, Dante lui devra affronter les profondeurs de l’enfer d’après les préceptes de la sainte Bible.
Mû par un scénario des plus mélodramatiques, Dante se voit dans l’obligation de rejoindre les enfers afin de récupérer, c’est le cas de le dire, sa femme Béatrice. C’est alors que vous plongez dans un univers des plus malsain, guidé par un Virgile aussi charismatique qu’une paire de moufles et entouré de tout un tas de trucs que vous n’auriez même jamais pu imaginé. Et c’est là qu’on aborde le point fort du bébé de Visceral Games : l’ambiance fracassante des enfers. Plane cette odeur acre du souffre et cette chaleur étouffante, accompagnée d’images morbide et ô combien répétée de petites gens souffrant sous la torture d’un enfer sans merci.

« Plus jamais la notion de plaisir ne se fera sentir »

Dante Inferno screen002Et pour cause, une fois habitué aux cris de souffrances et aux pleurs maladifs des tapettes qui résonnent un peu partout, vous remarquerez qu’en réalité, la ligne scénaristique du titre se suit inlassablement du début à la fin. De fait, ce léger détail démasque au grand jour une espèce de progression sans grande ambition. Ici et là, du menu fretin à dégommer à la manière de GOW ou de Bayonetta. Ensuite comme à l’accoutumée, un gros Dante vs le Boss de fin de niveau qui est chaque fois précédée par une descente toujours plus profonde dans les enfers. On comptera en tout et pour tout, 10 arènes qui ne parviennent pas à camoufler le manque de créativité. Attention, je parle ici du gameplay qui devient très vite répétitif, mais aucunement du level-design qui est digne, par moment, d’un vrai chef-d’œuvre artistique post apocalyptique.
Dante Inferno screen001Au tiroir des bonnes nouvelles, on retrouvera une gestion de l’évolution de Dante des plus intuitive qui permet d’acheter avec les âmes des morts que l’on récupère lorsqu’on les … tue ? Quoi qu’il en soit, ces âmes permettent de choisir dans une sorte d’arbre des techniques d’attaques ou de défenses de nature sacrée ou impie. Afin de s’y retrouver, il suffit de savoir que Dante a le choix d’absoudre ou de punir lorsqu’il sera question de châtier vos ennemis. Notez également qu’en votre décision résultera une orientation qui délimitera votre achat de techniques à l’une ou l’autre catégorie. Cependant, il est bien évidemment possible de monter un Dante équilibré, à cheval sur le sacré et l’impie et ainsi profiter des attaques et techniques des deux directions.

Tout de même un super jeu !

Dante Inferno screen008Pourtant, comme je le disais un peu plus haut, le manque de créativité et le non-apport de plus value ne font pas de ce Dante’s Inferno un sérieux concurrent de God of War mais juste un adversaire dont il faut se méfier. Encore une fois, attention, si le plus gros défaut du jeu reste ce manque de marque et de personnalité, il n’en reste pas moins un super titre qui varie les plaisirs. En exemple, prenons l’intégration de phases à dos de super gros colosses. On appréciera l’efficacité qu’elles ont fasse aux adversaires, mais on regrettera leur lenteur et le nombre fort limité de leurs apparitions.
Et pour finir, retenons que l’ensemble ne manque pas de tonus et le dynamisme des combats suffit à capter toute votre attention durant la session de jeu. L’ensemble des combos sortent super facilement, et ce, grâce à un couplage de gâchettes et de boutons. On retiendra également le mode Furie qui permet à notre Dante de frapper plus vite, plus fort, mais qui en contrepartie minimise sa défense pendant la durée de celle-ci. Ceci étant dit et pour faire simple : Dante’s Inferno et un petit nouveau dans la série des Beat’em all et on peut dire qu’il s’en sort très bien. A contrario, il lui reste encore l’une ou l’autre chose à apprendre et là-dessus on ne peut que compter sur les studios Visceral Games pour un tant soit peu recalibrer le tir.

Might & Magic : Clash of Heroes

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Il est des jeux, peu médiatisés par leur éditeur, qui s’avèrent être de petites perles et qui, au final, n’ont rien à envier à certains blockbusters. C’est le cas de Might & Magic : Castle of Heroes, un RPG d’aventure signé par Capybara Games et édité par Ubisoft, fraîchement sorti en exclusivité sur la console à double écran de Nintendo.
L’histoire nous plonge au cœur de différentes régions d’Ashan pour y vivre le parcours de cinq enfants dans lequel on alterne le jeu de rôle, avec  ses quêtes principales et secondaires, et les nombreux combats qui se déroulent au tour par tour. Le tout est entrecoupé par des séries de dialogues entre personnages et PNJ que l’on serait tenté de zapper mais qu’il vaut mieux prendre le temps de parcourir tant ils offrent un scénario intéressant et de nombreux indices, sans compter une excellente qualité de textes, qui plus est.
Le réel attrait de Might & Magic : Castle of Heroes réside dans son gameplay riche et surtout évolutif. Comme dans tout RPG, le héros débute au plus bas level et il va devoir gagner des points d’XP pour progresser. Ce sont ses choix, ses tactiques de combat utilisées mais également  son assiduité à accomplir les quêtes annexes aux juteuses récompenses qui détermineront la vitesse de son ascension. Et pour y parvenir, n’ayez d’inquiétude, un tutorial est astucieusement mis en place afin de vous livrer tous les secrets de la victoire, ou presque. Vous pourrez acquérir les bases mais se seront vos propres choix qui marqueront la défaite ou la victoire.

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Au début de l’aventure, le joueur dispose de trois classes de personnages qu’il faudra aligner, par trois, sur le champ de bataille. Placés de manière verticale, ils lui permettent de lancer une attaque sur l’ennemi ; placés horizontalement, ils offrent la possibilité de créer une barrière empêchant l’ennemi de lancer son assaut ou contrecarrant celui-ci. Le joueur peut également supprimer des éléments embarrassants dans le but de créer plus facilement une chaîne et il dispose également d’un coup spécial, obtenu par l’acquisition d’un artefact, qu’il lui sera loisible de lancer au moment qui lui semblera le plus judicieux.
Niveau après niveau, de nouvelles classes de troupes viendront gonfler les rangs ; chacune disposant de ses aptitudes spécifiques. Il ne vous restera qu’à les utiliser à bon escient afin de les faire grimper, elles aussi, en XP. Il vous faudra remettre en question votre stratégie et cela de manière permanente.
Le gameplay ne représente bien entendu pas le seul atout de ce titre emballant. Might & Magic : Castle of Heroes intègre également divers menu comme le mode Campagne, la partie rapide ainsi que du mutlijoueur qui permettra de se défier entre amis. Graphiquement, le titre d’Ubisoft est coloré et soigné. En outre, il dispose d’une excellente longévité pour ce type de support.
En conclusion, je dirais que Might & Magic : Castle of Heroes est sans aucun doute le meilleur jeu DS que j’ai eu à tester depuis un certain Dragon Quest : La Fiancée Céleste, sorti l’an dernier, et auquel il n’a non plus rien à envier.

Army of Two: The 40th Day

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Les aventuriers Rios et Salem font leur retour dans ce second opus d’Army of Two qui vous enverra à Shanghai. Le premier volet avait connu de nombreuses difficultés pour s’afficher et le titre axé co-op n’avait pas réellement su conquérir un large public. Alors il est bien évidemment temps de se poser la question: qu’en est-il avec ces nouvelles aventures?
Shanghai sous la menace!
L’aventure des mercenaires nous envoie cette fois en Chine pour une mission en apparence très simple: éliminer un contact; cependant une fois la mission exécutée l’histoire se corse et nos deux héros se retrouvent en plein milieux d’une ville attaquée par des terroristes surentraînés et suréquipés. Ici on replonge dans un scénario classique et votre but sera de tuer tous les ennemis que vous croiserez… ou presque!
Quelques séquences, malheureusement trop peu nombreuses, vous confronteront à des otages et il vous faudra dans ce cas réfléchir à un tactique afin d’éviter une explosion d’hémoglobine et maitriser les gardes. Cependant, ces “sous missions” otages n’ont pas réellement d’impacts et vous pouvez choisir d’abattre tout le monde sans incidences sur le jeu; si ce n’est sur une jauge de moralité qui n’a guère d’intérêt dans la suite de votre aventure.
Moralité ?
A côté des ces minis interactions, on retrouve un système de choix sur certaines décisions (très peu nombreuses) afin principalement d’épargner ou d’exécuter (bien souvent contre de l’argent) vos cibles principales. On regrettera le fait que vos décisions n’aient absolument aucun impact sur la suite du scénario. En effet, l’aventure reste très linéaire et vos déplacements s’effectueront entre de longs couloirs et dans des bâtiments bien agencés. Heureusement les zones sont grandes et cela ne se ressent pas vraiment dans le gameplay.
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Le gameplay se base justement sur les grands espaces et vous invitera a réfléchir pour construire une tactique grâce à, entre autre, une jauge d’aggro qui indiquera vers lequel de nos deux héros les ennemis pointent leurs armes. On notera aussi le fait que ces derniers ne sont malheureusement pas très intelligent et se contenteront bien souvent de canarder dans le tas vous obligeant à vous couvrir derrière un mur ou n’importe quel objet capable de retenir les balles. On retrouve aussi une série de boss qui seront un peu plus difficile à abattre avec une armure impénétrable et un léger point faible tel le talon d’Achille… dans ce cas-ci une bonne coopération sera primordiale
A deux, c’est mieux!
Justement, Intéressons nous maintenant à la caractéristique principale du titre la coopération. Ici aussi, en mode solo, l’IA souffre de légers défauts; bien que le déplacement de votre allié se fera grâce à un menu simple, il n’est pas toujours facile de le placer où vous souhaiter ainsi que de lui dicter les bonnes actions. Par contre cela devient très intéressant en mode coopération avec l’écran splitté et avec un vrai allié en chair et en os; c’est aussi clairement ce mode de jeu qui redonne un second souffle au titre d’EA. C’est en effet très agréable d’y jouer à deux et de trouver ensemble sur le terrain un chemin idéal, lancer des attaques coordonnées. Il est également possible d’y jouer en ligne, mais ça reste tout de même bien moins fun!
Il reste enfin un mode multi joueur bien plus classique avec certains modes de jeux bien connus tel que le Warzone, le co-op, mode deathmatch, control ou extraction, mais ceci n’est clairement pas l’atout majeur de ce jeu.
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Outre tout ça, on notera les séquences ingame qui nous plongeront facilement dans l’aventure et qui renforcent l’esprit coopération et l’impressionnante personnalisation d’arme, puisqu’il est possible de faire à peu prêt tout, à condition d’avoir suffisamment d’argent!
En conclusion…

Rien d’exceptionnel quant au scénario (qui se conclut en un peu plus de 5 heures) et à l’aventure ainsi que pour le mode solo, mais le titre vaut vraiment la peine d’être joué à deux pour un moment de fun dans les missions de coopération et d’en parler de vive voix! On regrettera tout de même le manque d’interactivité qui aurait pu avoir une présence augmentée. Sans considérer le mode de coopération, le titre développé par EA Montréal reste intéressant mais ne propose rien d’exceptionnel face à de nombreux concurrents…

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Dark Void

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Capcom avait annoncé lors de l’E3 2008, pour le développement de Dark Void, sa collaboration avec le studio Airtight Games ; ce dernier qui se lance donc dans son premier développement et son premier titre !
Entre temps, les communications sur le jeu se sont fait au compte-goutte et il est donc temps de faire le point sur ce titre qui est désormais disponible dans les bacs sur PS3, Xbox 360 et PC!
Go Home !
Dépaysement total dans ce titre mélangeant aventure et science-fiction puisque le scénario se développe dans un environnement jusqu’ici inconnu, loin de notre Planète Bleue, et envahi de créatures étranges ne nous voulant pas que du bien ! A côté de ces êtres répugnants, des êtres humains profitant d’un passage inter-temporel vers la Terre et parmi ces derniers, un groupe qui se bat pour anéantir le mal mené par un scientifique aventurier : Nikola Tesla, l’inventeur même du fameux jetpack !
Ce groupe rebelle n’attend plus que l’arrivée de l’Elu avant d’entamer sa mission de mise à mort des aliens ; et vous vous en doutez, vous incarnez cette personne, le héros de l’aventure, Will !
ME0001174653_2Will dans les airs…
Depuis l’annonce du titre, l’accent est clairement mis sur le jetpack ; cet outil de science-fiction qui permet à l’homme de voler reste une innovation dans le monde du jeu vidéo. On peut donc enfin l’enfiler et autant le dire de suite, une fois sur vos épaules – et ce dès le début du jeu – vous ne le quitterez plus… En effet, la majeure partie de vos déplacements se dérouleront dans le vide et poursuivi par des vaisseaux ennemis !
Ce mode de déplacement rapide est aussi une arme redoutable ; le jetpack est équipé de deux canons qui vous seront grandement utile durant les nombreuses courses-poursuites dans les airs tout comme les mouvements spéciaux qui surprendront vos ennemis et le passage facile vers le vol stationnaire.
They’re watching you !
Malheureusement tout n’est pas si rose, et si l’idée est bien présente, le gameplay est à la traîne… et vous vous en apercevrez très vite durant vos premiers vols.
La précision est un élément clé si vous voulez abattre rapidement les vaisseaux ennemis ; or il vous sera très compliqué de viser juste, ce qui aura pour effet de rallonger inutilement les combats et de tirer en grande partie dans le vide. Les mouvements censés nous aider à faire face aux ennemis sont loin d’être évidents à mettre en place ; il faut en effet cliquer sur le joystick gauche avant de faire le mouvement souhaité en utilisant les deux molettes… Pas facile à effectuer quand vous êtes poursuivi et ce, en pleine fusillade!
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A côté de cet aspect du jeu se dérouleront quelques combats sur la terre ferme et avec une série de boss de niveaux. Cette partie reste très basique pour un jeu d’action à l’exception du combat au corps à corps qui est clairement mis à l’avant pendant ces phases. Ce dernier vous proposera en effet quelques belles séquences de KO… et ça s’arrête la ! Les décisions prise par l’IA ne sont guère intelligentes et vous forceront à faire du rentre dedans, quand aux armes à ramasser elles sont peu nombreuses et les upgrades se limitent à deux niveaux.
Conclusion
Le jetpack était une bonne idée à intégrer dans un jeu… Malheureusement il n’aurait pas fallu s’arrêter là ! Un gameplay loin d’être optimal, des graphismes loin d’être exceptionnel, un scénario loin d’être riche… Airtight Games est encore loin des grands noms ! Signalons tout de même le combat au corps à corps et l’idée du jetpack comme point positif du titre ; sans quoi Dark Void aurait vraiment été proche du trou noir !

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