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— Bastien
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Assassin’s Creed II – Le Test !

novembre 30, 2009
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Il y a tout juste deux ans, Ubisoft épatait la communauté des joueurs avec un très bon Assassin’s Creed, un titre d’action très vite vendu à des millions d’exemplaires. A l’annonce d’un second volet, nous aurions été tenté de croire que les développeurs se seraient contentés, comme beaucoup d’autres, de nous servir une simple suite emmenant, sur son passage, quelques nouveautés et gommant, par la même occasion, les quelques défauts du premier volet. Rassurez- vous, il n’en est rien, bien au contraire. L’éditeur a cette fois placé la barre très haut, nous offrant un opus encore plus riche, plus attrayant et réalisé avec beaucoup de brio.
assassin-s-creed-ii-xbox-360-test-1A la différence d’Assassin’s Creed, qui nous permettait d’incarner un assassin déchu qui ne regagnait ses compétences et ses armes qu’au fil des séquences terminées, ce second volet nous met dans la peau d’Ezio, un jeune garçon issu d’une honorable famille de Florence, bagarreur et coureur de jupons avant tout et que rien ne prédestine à devenir le digne successeur de son père Assassin servant la cause de Lorenzo da Medicis. Ce n’est qu’avec la pendaison de son père, Giovanni, et de ses deux frères qu’Ezio aura soif de se venger des responsables de cet acte et, par la même occasion, de se retrouver au centre du complot évoqué dans le moyen-métrage, Assassin’s Creed : Lineage.
Les premières missions de l’aventure se présentent sous la forme d’un tutoriel dans lequel nous allons pouvoir nous familiariser avec la ville de Florence, faire connaissance avec quelques personnages-clé mais aussi découvrir quelques-unes des nouveautés que comporte Assassin’s Creed II et elles sont nombreuses. L’une des plus importantes est l’apparition du système monétaire. Ezio peut gagner des florins en remplissant toute une série de missions secondaires, en détroussant les gens ou ses victimes, en ramassant des coffres disséminés dans les villes. Cela devient encore plus intéressant après la rencontre avec son oncle Mario car le héros va pouvoir redonner vie à la ville qui abrite la demeure familiale. En rénovant les bâtiments, une contribution va être versée par les citoyens. Cet argent se trouve dans un coffre qu’il devrait vider toutes les vingt minutes s’il veut qu’il se remplisse à nouveau. Cela impose des aller-venues incessantes, certes, mais cela s’avère bien utile car, dans ce nouveau volet, plus rien ne se gagne vraiment, tout s’achète.assassin-s-creed-ii-xbox-360-test-3
Tout comme dans le premier opus, chaque séquence terminée permettra aux héros de disposer de nouvelles armes ; seulement il nous faudra cette fois les acheter. Le choix est d’ailleurs assez conséquent et l’on compte plusieurs sortes de masses, d’épées, de dagues, de couteaux de lancer, de bombes fumigène, de fioles de poison, etc . Il en est de même pour les armures qui seront de plus en plus résistantes et que l’on pourra réparer. Il faut dire qu’Ezio sera cette fois confronté à plusieurs sortes de gardes dont certains en armures lourdes et, de ce fait, plus tenaces.  En outre, notre héros pourra désormais s’emparer des armes de ses ennemis mais il ne saura les conserver dans son inventaire. Il disposera de nouvelles capacités de combat comme tuer tout en étant caché dans une charrette de paille ou faire basculer les gardes en arrivant au sommet d’une tour.
Parmi les autres nouveautés viennent aussi les glyphes, des dessins cachés en divers endroits et dont il faudra résoudre l’énigme qu’ils renferment, les codex qu’il faudra trouver et faire déchiffrer par Leonardo da Vinci ou encore les salles secrètes renfermant les tombeaux des assassins. Une fois les six récompenses en mains, Ezio pourra ouvrir la grille qui protège l’armure d’Altaïr. L’aventure permettra aussi de nager, de tuer avec une lame dans chaque main, de conduire un chariot dans le cadre d’une course poursuite ou encore de diriger une gondole sur les canaux vénitiens. Ezio pourra voyager plus facilement d’une ville à l’autre, contre une poignée de florins, en se rendant tout simplement chez un marchand. Toujours avec ce même argent accumulé, il peut distraire la foule en jetant des pièces au sol ou même louer les services de mercenaires ou de courtisanes pour distraire les gardes.assassin-s-creed-ii-xbox-360-test-4
Malgré tous ces apports, la jouabilité reste aussi aisée que dans le précédent volet ; les fonctionnalités inédites étant d’une grande accessibilité, conférant ainsi un immense plaisir de jeu. Les temps de chargement sont désormais plus courts. Assassin’s Creed II intègre une plus grande diversité de missions secondaires, lesquelles présentent beaucoup plus d’intérêt vu leur interactivité  le système économique mis en place. On en compte en tout pas moins de 200 et c’est le joueur qui fait ses propres priorités. Je serai d’ailleurs tenté de dire que la franchise se tourne maintenant vers un aspect plus RPG ; une orientation que la communauté des fans devrait apprécier.
Que dire enfin du graphisme si ce n’est qu’il est purement excellent et remarquablement soigné. On se plaît à contempler, du haut d’une tour, les mouvements des nuages dans le ciel ou encore les reflets, les ombrages ainsi que l’ondulation de l’eau des canaux de Venise dont Ezio sortira trempé avec un rendu visuel exceptionnel. La musique, à nouveau signée de main de maître par Jesper Kyd, s’intègre harmonieusement et octroie plus d’ampleur au titre et une immersion plus profonde dans l’aventure.assassin-s-creed-ii-xbox-360-test-2
Vous l’aurez donc comprit, il est difficile de boucler en quelques chapitres le résumé d’un titre aussi richement fourni. Assassin’s Creed II est un petit chef d’œuvre qu’il serait presque inacceptable de ne pas voir figurer parmi les favoris de votre collection de jeux. Si vous n’avez pas encore demandé votre cadeau à Saint Nicolas ou au Père Noël, vous savez désormais ce qu’il vous reste à faire.

Les Sims 3 : Destination Aventure

novembre 28, 2009
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Et comme son nom l’indique, c’est un départ pour l’aventure que nous réserve la première extension, toujours de type add-on, pour les Sims 3. Première extension, certe, mais surement pas la dernière si l’on suit le schéma qui jusqu’ici n’a pas fait d’exception. Ainsi, on avait eu, dans la même ambiance, Sims 2 : Bon Voyage ou encore Histoires de Naufragés.
Cette fois-ci, c’est en Chine, en France et en Égypte que se dérouleront nos escapades en Simlish. Un procédé super simple, mais qui a fait ses preuves : on passe un coup de fil ou un rapide mail et hop, 1900 simflouz s’envolent de notre compte en banque pour confirmer notre réservation pour notre séjour de trois jours. Alors, il faut savoir que Maxis ne nous propose pas uniquement trois nouveaux environnements, mais bien trois nouveaux écosystèmes qu’il va nous falloir adopter pour en tirer profit. Parce que je peux vous dire qu’après avoir déboursé 1900 simflouz durement gagnés, je me suis arrangé pour les récupérer sur place ! Enfin, chacun ses problèmes.

Sims 3 : Destination Aventure

Destination aventure c’est en somme de nouveaux personnages, des tas de nouveaux commerces et un nombre incalculable de nouveaux éléments à collectionner (sans oublier les quêtes à gogo qui permettront, entre autres, de se faire du fric). Sur place, pas encore la possibilité de s’installer pour l’année, mais bien de s’offrir une résidence secondaire. Pour les plus audacieux d’entre vous, il sera même possible de s’adonner à de la véritable recherche historique en perçant les mystères du sphinx en Égypte, de tenter le chou dans ze Cité Interdite (en Chine donc) et puis aussi de faire de la spéléo dans un tumulus celte près des collines françaises.
Autres nouveautés : trois nouveaux traits de caractère (aventureux, oeil de photographe et discipliné) ainsi que des objectifs de vie et des récompenses à long terme font leur apparition dans cette extension. De quoi rallonger considérablement la durée de vie de votre simulateur de vie préféré. Et au final, on notera également la possibilité aux architectes de créer jusqu’à quatre niveaux de sous-sol dans leur maison. De quoi se monter un véritable bunker. Et puis comme toujours, tout un tas de nouvelles coiffures, de nouveaux mobiliers, de nouvelles recettes de cuisine, des chansons cultes et tout un tas de petits éléments qui font le charme de l’univers des Sims.
En conclusion, cette extension est très aboutie, très ludique et surtout le résultat d’une longue attente par les millions de fans des Sims 3. Le contrat est rempli et les gamers n’en seront que plus satisfaits. À tester sans hésitations aucunes, que vous soyez un fan ou un amateur en mal d’exotisme.

Dinivity 2 : Ego Draconis

novembre 17, 2009
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Divinity II : Ego Draconis ou Cheval Passion version épique et moins gaga est le genre de titre qui nécessite quelques explications pour avoir une idée claire de la bête. Mais il faut surtout savoir que c’est un titre prometteur qui peut se vanter d’avoir fait un joli parcours en plein hash du genre. Voyons ensemble de quoi il en retourne.
Rapide historique : 2002, on voit arriver Divine Divinity qui a fait beaucoup de bruit, mais qui avait surtout ravi tout un tas de fans d’Heroïc-Fantasy. Deux ans plus tard, ils remettent la sauce (ils c’est Larian Studios) avec Beyond Divinity qui reprenait le meilleur, abandonnait le moins bon, mais qui semblait un peu minimaliste : surtout au niveau des graphismes qui, il faut l’avouer, dataient un peu trop pour l’époque.
Dans ce nouveau volet, on retrouvera le même univers, la même sauce, mais cette fois la machine dernière s’inspirera du doux Oblivion, RPG bien connu des aficionados. Mais pas que, puisque c’est bel et bien une grosse évolution du moteur qui nous est concocté ici. Et on retiendra comme grosses différences la caméra qui, cette fois, se tiendra dans le dos du personnage et une jouabilité avec le couple souris-clavier. Mis à part ça, on est toujours aussi surpris par les effets de lumière et d’ombre parsemée un peu partout.
Niveau gameplay, on est face à deux systèmes de compétences. L’un permet de gérer le côté humain et l’autre (c’est la que vous vous mettez à gueuler) permet de monter notre côté dragon. Alors pas de grosse surprise, on commence évidemment l’aventure en créant son avatar : guerrier, sorcier ou ranger et c’est au fil de l’histoire que l’on pourra faire évoluer notre avatar en quelque chose de plus ou moins homogène qui suivra réellement votre volonté. Si vous avez choisi un guerrier et qu’une compétence de sorcier vous intéresse : libre à vous de l’apprendre.
Les quêtes sont également quelque peu différentes de ce qu’on a pu voir jusqu’ici. Libre à vous de suivre telle ou telle quête un peu à la façon d’un Baldur’s Gate ou d’un Oblivion. Seulement, si vous échouez dans l’une ou l’autre quête, vous nuirez peut-être à l’une ou l’autre relation, mais par la même occasion un autre PNJ se rapprochera de vous. Ce système est d’autant plus intéressant quand vous savez qu’il n’est plus nécessaire de charger une sauvegarde chaque fois que vous ratez la mission, mais qu’il est plus logique de recommencer le jeu entièrement afin de prendre un autre chemin.
Loin d’une Fable point de vue “bien vs mal” ou d’un Baldur’s Gate, il s’en rapproche immanquablement grâce à l’esprit qui en est dégagé. La touche Oblivion et surtout l’expérience d’une longue série font de ce Divinity II : Ego Draconis un jeu de rôle haut en couleur et parfaitement orchestré. De quoi se faire plaisir pendant longtemps.

Shaun White Snowboarding : World Stage

novembre 12, 2009
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Un an après la sortie d’un très bon Shaun White Snowboarding : Road Trip, Ubisoft nous sert un second volet exclusif à la console à détecteur de mouvement de Nintendo. Que faut-il donc attendre de ce World Stage ?
Précisons tout d’abord que les développeurs d’Ubisoft ont envisagé cette fois une sortie unique sur la Wii parce qu’elle est la console offrant le meilleur gameplay dans ce type de jeu. Comme son prédécesseur, World Stage se joue donc soit à la Wiimote, soit au Balance Board mais il est maintenant compatible avec le Wii MotionPlus, histoire d’apporter un peu plus de précision mais bien plus encore, nous y reviendrons. L’absence d’utilisation du Nunchuk offre ainsi une jouabilité simplifiée à son maximum. On se contentera d’orienter la Wiimote pour ce qui est de la direction et de presser les touches A et B pour accélérer ou pour négocier les virages. Ces mêmes boutons serviront également à réaliser les diverses figures une fois dans les airs.
Si l’on retrouve un graphisme toujours aussi soigné que dans le premier volet et une jouabilité identique, le soft nous offre quelques nouveautés. Ainsi, le mode Aventure nous permet d’évoluer semaine par semaine et propose donc moins d’épreuves simultanées. Votre objectif est simple, viser le haut du classement pour prétendre à une participation aux Championnats du Monde. Mais malgré ces transformations, le mode se boucle hélas en quelques heures de jeu seulement. Tout dépendra en fait des choix de personnages que vous ferez, le vôtre, mais également le snowboarder qui vous accompagne. Mais si vous remplissez les objectifs secondaires, vous prolongerez bien évidemment votre expérience de jeu, débloquant au passage de nombreux accessoires, et vous considérerez la longévité du soft tout autrement.
L’argument de force de World Stage réside essentiellement dans la compatibilité Wii MotionPlus évoquée plus haut. Bien qu’in ne soit pas indispensable pour jouer, l’accessoire offre à lui seul la principale nouveauté, un éditeur de tricks, dont vous n’allez plus savoir vous passer si vous êtes le véritable inconditionnel du snowboarding. Créer ses propres figures en trois temps et, de plus, avec aisance, voilà bien le rêve de tous. La première étape consiste à se focaliser sur les rotations, la seconde d’y ajouter les grabs et la dernière de nommer votre création personnelle. Enfin, vous disposez aussi de la possibilité de modifier vos tenues et d’adopter le look qui colle le mieux à la peau.
En conclusion, Ubisoft réalise un très bon second volet dans son aspect global. Le soft ne pèche que par la longévité de sa partie solo qu’il sera toujours possible de prolonger en jouant à quatre mais aussi par l’absence d’un multi online. La jouabilité est aisée et excellente tandis que le graphisme séduit par sa simplicité et son aspect soigné. L’éditeur de tricks est quant à lui le must de cet opus.

Les Lapins Crétins : La Grosse Aventure

novembre 7, 2009
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Après avoir fait le bonheur de nombreux joueurs à travers trois party-games, les chouchous d’Ubisoft font leur retour avec leur première vraie aventure, sans perdre le moindre soupçon de leur humour totalement déjanté.
Les Lapins Crétins sont loin de toujours faire preuve de bon sens et les voir donc rêver de rejoindre la Lune pour y taper la sieste ne semble guère surprenant. Si l’utilisation de la fusée nous semblerait le moyen le plus adéquat, le leur est plutôt de construire une montagne constituée de tout ce sur quoi ils vont arriver à mettre la main. Que ce soit un tremplin de piscine, une baignoire, une gazinière ou des packs de boisson gazeuse ; tout leur semble bon pour accomplir leur dessein. Mais ils ne sont pas arrivés au bout de leur peine et l’aventure se promet d’être longue.
Si le scénario se veut simple, la jouabilité l’est tout autant et on ne s’en plaindra pas. On commence par un tout petit tutoriel, histoire d’apprendre à manipuler notre duo de lapins équipé de son caddie de supermarché. On utilise le stick du Nunchuk pour les diriger et la Wiimote pour attaquer les chiens, déshabiller les humains, accélérer et autres encore.  On prend ensuite la direction de la ville, véritable point de départ de cette Grosse Aventure. C’est là en effet que notre duo reviendra après chaque niveau terminé et qu’il y trouvera de nouveaux accès ouverts. On aura ainsi l’occasion d’aller semer la pagaille dans une entreprise, dans un hôpital ou encore dans une surface commerciale, toujours avec le même humour garanti.
the-lapins-cretins-la-grosse-aventureLes niveaux sont nombreux (une quarantaine) et ils sont surtout évolutifs. Les Lapins vont apprendre de nouvelles aptitudes tout au long de l’histoire, comme par exemple faire des traînées de flammes avec le caddie pour lancer un super boost, mais la difficulté sera également croissante. Certaines étapes nous emmènent sur des plateformes mobiles, d’autres sont à réaliser contre le temps et c’est sans compter sur celles qui nous demandent de nous défaire des Verminators, l’ennemi juré du Lapin Crétin. A coté de cela, savez-vous que votre Wiimote renferme désormais un de ces Lapins Crétins que vous pouvez bien entendu secouer dans tous les sens. Et ce n’est pas tout puisqu’il vous est également possible de customiser votre Lapin avec divers accessoires de personnalisation. Bref, on ne s’ennuie pas un seul instant.
Coté graphisme, le jeu est coloré et soigné même si l’on rencontre çà-et-là de légers bugs d’affichage. Cela n’altère en rien la jouabilité. La musique est variée et excellente. Elle se mélange parfaitement avec les messages d’annonces comiques que l’on entend tout au long de la progression et on ne se lasse décidément pas des petites cinématiques nous les expressions de béatitude des Lapins devant leur dernière acquisition.
En conclusion : Ubisoft réalise un très bon titre dans lequel longévité et humour déjanté sont  les maître-mots. On retiendra qu’il bénéficie d’un joli graphisme, d’une excellente bande-son ainsi que d’une jouabilité très aisée. De quoi ravir petits et grands.