Rendez-moi ma virginité !

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Test : Gran Turismo 6

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Gran Turismo, c’est la franchise de simulation automobile phare de Sony depuis plus de 15 ans maintenant. Et vous savez, pour célébrer cet anniversaire comme il se doit, Polyphony Digital nous propose depuis peu son 6ème jeu, un nouvel opus destiné à faire oublier le très mitigé GT5 et qui tentera aussi de prouver au monde entier que la PS3 a encore de beaux restes… A vrai dire, Gran Turismo 6 me fait plutôt peur et  je me questionne : Comment le célèbre producteur Kazunori Yamauchi va t-il négocier ce nouveau tournant très très glissant ? Va t’il arriver à proposer la simulation de conduite de haute volée que le monolithe noir en fin de vie méritait ? Dois-je m’attendre enfin à du neuf ou vais-je assister impuissant à la fin de la série ? J’ai maintenant la majorité de mes réponses après quelques semaines de test acharné. Vous les voulez aussi ? Allez alors, en route Simone ! On passe la 6ème…

La Ferrari en bois devenant Lada en or

Le concept m'avait inspiré, au début...Une fois n’est pas coutume, parlons de moi, et optionnellement de mon lien avec les jeux Gran Turismo tiens. A l’âge insouciant et infernal de l’adolescence, je n’avais qu’une seule pensée (hormis les gonzesses et la binouze) : jouer Gran Turismo en rentrant de l’école. Il s’avère en effet que Sony et Polyphony Digital proposaient en 1998 un merveilleux jeu de voitures, superbement réalisé visuellement, axé sur la simulation pure et dure et bourré de véhicules en tout genre. Cette exclusivité PlayStation était le must pour un fan d’automobilisme comme moi ! Au début de l’an 2000, j’ai succombé pour le 2ème opus encore plus beau, encore plus complet, encore plus réaliste. Gran Turismo 2 reste d’ailleurs à ce jour ma référence en terme de simulation de conduite, le jeu de course qui m’a le plus impressionné et sur lequel j’ai passé le plus de temps. Mes parents peuvent vous confirmer que j’y ai passé de très nombreuses heures (trop à leur goût disaient ils). Un an plus tard, Gran Turismo 3 débarquait déjà avec la PS2. Ce A-Spec était très chouette, superbe graphiquement, mais je n’y pas autant joué que les deux premiers. La faute sans doute à un mode rallye complètement foireux et n’apportant pas réellement de grosses innovations en terme de gameplay.

Faire du neuf avec du vieux, pas toujours facileC’est avec le 4ème opus que la descente aux enfers commença. Gran Turismo 4 s’était pourtant fait attendre pendant 4 ans. Ok oui, il était toujours aussi magnifique à voir, il y avait encore et toujours plus de véhicules, mais le concept m’apparaissait comme « trop déjà vu ». GT4 n’apportait aucune originalité ni même de réelle nouveauté dans ses modes de jeux devenant lassants. C’est 2009 que je suis entré dans une colère noire et que la cassure s’est faite entre GT et moi, lorsque je me suis offert le littéralement ultra-scandaleux Gran Turismo PSP ! Ne parlons même pas de modes de jeux dans ce titre, il n’y en avait même pas… j’ai même eu envie de le renvoyer à Kazunori au Japon tellement on s’était moqué de moi. Mais bon, cela ne m’a pas empêché d’aller chercher Gran Turismo 5 à sa sortie sur PS3 fin 2010 qui ne fît que me confirmer que la franchise était en déclin. Sorti trop tôt et loin d’être fini, n’apportant toujours rien de bien novateur hormis quelques options online, axant en plus son concept de complétion sur de nombreux DLC payants (ce qui m’énerve au plus haut point), GT et moi c’était fini, le divorce était consommé, passant même à tripoter son ennemi de toujours de mes mains vicelardes : Forza Motorsport.

Sony Computer Entertainement :

Avec Gran Turismo 6, nous allons prouver que la PS3 est loin d’être morte !

Etre premier c'est bien, le rester c'est mieux hein GT ?Quand l’annonce de Gran Turismo 6 fût faite et son arrivée prévue sur PS3 pour les fêtes de fin d’année 2013, je me suis dit « Ils sont cons ou quoi ? Pourquoi ne pas tirer un trait sur le passé et travailler tels des esclaves sur un GT de haute volée sur PS4 et/ou PS Vita pour se faire pardonner ? ». Sony ne tardait pas à répondre à ma question, la firme nippone précisant qu’elle était consciente que Gran Turismo 5 n’avait pas comblé les attentes du public et encore moins des dirigeants de la boîte. L’objectif de GT 6 serait ainsi de faire oublier les erreurs de GT5, offrir enfin la vraie simulation de conduite que la PS3 mérite et surtout prouver que cette console n’est pas prête de mourir. Il n’empêche que de nombreux doutes se sont emparés de moi suite à cette réaction, de nombreuses questions m’ont trotté dans la tête jusqu’à aujourd’hui. Voila quelques semaines maintenant que je retourne Gran Turismo 6 dans tous les sens, m’essaie à tous les modes de jeu, je teste les différentes options, j’essaye les voitures, je cherche à dénicher la moindre nouveauté afin d’être le plus juste possible dans ce billet d’impressions. Ce qui est certain, c’est que je ne suis pas du tout dépaysé, concernant les autres émotions, cela varie entre tristesse, nostalgie, fatigue, ennui, colère, dégoût…

Le tank en carton

Super complet et toujours plus beau !Gran Turismo 6, c’est pas loin de 1200 voitures et 38 circuits. Ce qui n’est vraiment pas mal ! Peu de jeux peuvent se venter d’être aussi complets. En sachant que de ces 38 circuits, la majorité est modulable et permet de courir sur plus d’une centaine de tracés différents, cela lui donne un net avantage face à la concurrence, sans même tenir compte que, comme dans GT5 si on met la main au portefeuille, des DLC ne tarderont pas à débarquer afin d’alourdir encore ce contenu déjà colossal. Mais Gran Turismo 6, c’est surtout une simulation de conduite diablement bien foutue. Du réalisme dans son gameplay, dans ses options, des sensations incroyables à la manette (et plus encore avec un volant de qualité) et de la beauté à tomber à la renverse. GT6 garde ainsi tous les atouts des précédents épisodes, ces arguments là qui font que Gran Turismo est une légende du jeu vidéo depuis 15 ans, agrémentés de quelques petits bonus par-ci par-là.

Les vrais nouvelles voitures ne pas assez nombreusesMais voilà, si on prend compte des nombreux doublons dans les différents garages (c’est à dire que plusieurs même modèles y sont disponibles, seul un petit artifice les différencie), c’est seulement une petite centaine de nouvelles voitures qui font leur apparition par rapport à Gran Turismo 5. C’est un peu tristounet quand on fait le tour de ces nouvelles autos, tant certaines n’apportent rien de plus au jeu, ou ne sont même pas des nouveautés du marché réel ! On a désormais 25 modèles de Mazda MX5, 30 de Nissan Skyline,… c’est dommage. Au rang des nouvelles pistes, on retrouve désormais les circuits britanniques de Silverstone, largement mis en avant par Sony depuis des moins, le circuit de Brands Hatch, celui d’Ascari ainsi que l’une ou l’autre piste comme Matterhorn dans la montagne ou le Mount Panorama qui fait office de sprint escalade. Circuits superbement reproduits, qui demandent toujours autant de concentration tant elles restent complexes, techniques et exigeantes, mais qui ne représentent pas non plus la révolution tant attendue et aucun ne deviendra une légende du gaming. En résumé, dans les nouveautés de son contenu, c’est de la qualité certes, mais c’est un peu trop pauvre à mon goût si je le compare à son prédécesseur.

Polyphony Digital :

Les limites graphiques de la PS3 avaient presque été atteintes avec GT5, nous nous sommes concentrés sur une petite amélioration à ce niveau et avons mis le paquet sur l’augmentation du réalisme dans la conduite.

Le circuit de Silverstone fait son apparitionC’est donc vers le gameplay que je suis allé rechercher le plus de nouveautés. Bien que Polyphony Digital aie gardé la base de Gran Turismo 5 en terme de jouabilité, il y a deux ou trois améliorations notables mais pas exceptionnelles qui font leur apparition. On sent dés les premiers tours de roue que le système de suspensions à été bien retravaillé, la tenue de route via la qualité du pneu est un aspect plus important à prendre en compte, les transferts de masses sont encore plus plausibles et un petit temps d’adaptation pour les pilotes néophytes ou de réadaptation pour les fans sera de rigueur, tant la moindre erreur est encore plus pénalisante que par le passé. Les conditions météo ont elle aussi été retouchées pour atteindre un réalisme maximal. Il faut faire attention aux températures de la piste et au taux d’humidité de l’air avant de faire les choix de réglages d’avant course. C’est génial, car cela influence beaucoup le déroulement d’une course, puisque le temps passe au fil des tours et que la nuit peut tomber et/ou la pluie peut tomber sans crier gare. Et dans ce cas là priez, parce que la pluie sans pneus adaptés, c’est particulièrement hard…

Le Zafira en pierre

Le gameplay reste exigent et sensationnel !Le mode carrière d’un Gran Turismo, c’est un peu comme un Opel Zafira. Vieux de 15 ans, imposant, increvable, pas très design, légèrement retouché à chaque édition sans être vraiment changé, sans aucun équipement intelligent, mais pourtant plein de possibilités. Lorsque je me suis lancé dans ce mode carrière de Gran Turismo 6, c’est encore ce que j’ai ressenti. J’ai encore droit aux même courses contre une IA complètement à la ramasse, aux mêmes véhicules de départ, à la même progression pénible qui consiste a gagner des courses pour gagner des sous pour acheter encore plus de voitures et encore plus d’améliorations hors de prix qui vont avec,… J’ai encore retrouvé les quelques évènements en ligne qui relèvent un peu le niveau, mais vraiment, c’est lassant trop rapidement.

Tenez compte de la météo, ça peut tout changer !Les différents championnats et courses sont toujours répartis en catégories (B, A, IA, IB, S,…) mais il faut cette fois ci passer son permis au préalable avant d’entrer dans chaque championnat et seulement à condition d’avoir suffisamment d’étoiles. On dit donc adieu au système des permis qu’on passait tous dés le début du jeu pour être tranquille et au système tordu des points d’expérience de GT5, c’est désormais un concept de collection d’étoiles que l’on remporte en gagnant des courses qui nous permet de débloquer la progression vers des championnats plus prestigieux. Pas très excitant je vous l’avoue et surtout pas tellement adapté à un Gran Turismo ! J’ai vraiment du mal à comprendre cette orientation choisie par les développeurs.

90% de chances que l'IA vienne gâcher votre trajectoire idéaleLe problème c’est que les courses ne sont pas passionnantes pour un sou, vu que le problème récurrent de Gran Turismo est toujours d’actualité dans ce 6ème opus, celui de la médiocrité de l’Intelligence Artificielle. Je ne comprend pas comment ce défaut n’est pas pris plus au sérieux par les équipes de développement ! Mes adversaires sur la piste ont des comportements complètement en inadéquation avec des comportements de pilotes de courses ! Ils me rentrent dedans sans raison, bloque les trajectoires de mauvaise manière, restent bloqués dans mon pare-choc arrière au lieu de dépasser,… en fait, ils conduisent comme s’ils étaient seuls sur un rail et qu’ils n’avaient aucun obstacle. Mes opposants ne se dépassent pratiquement jamais entre eux, le classement à la ligne d’arrivée étant toujours dans le même ordre que celui au départ. Et vu que les collisions restent toujours aussi incroyables, incohérentes et qu’elles n’impliquent aucun vrai dégât sur les voitures, je vous raconte pas la plaie lorsque vous avez du retard à compenser sur la piste et que vous devez gagner des places.

Les options en mousse

Gilles Péon va faire ses courses au LidlEn ce qui concerne les modes de jeu, le mode arcade n’a pas changé, c’est de A a Z le même que les autres GT. En ligne, c’est également pil poil la même chose que sur GT5, peut être en un peu plus fluide et efficace. Tout se fait toujours par lobby, le paramétrage de la course peu se faire dans les moindres détails (de la petite restriction de réglage jusqu’au modèle de voiture) et les parties peuvent accueillir jusqu’à 16 joueurs. Mais ce sont dans d’autres options que j’ai trouvé un brin de plaisir inattendu, il y a un petit ajout qui m’a bien plu, celui du « pause café », qui se montre un poil plus original. Il consiste à remplir différents objectifs sous forme de mini-défi, de petites missions qui font penser à des épreuves de permis basique comme par exemple aller le plus loin possible avec une quantité limitée d’essence. C’est fun, ça change et ça détend.

La pluie est particulièrement traître, surtout sans règlages adéquats !Grosse déception par contre lorsque j’ai décortiqué le reste des écrans d’accueil, j’ai pu dire adieu à plein plein de choses que j’aimais avant. En premier l’absence totale de mode endurance. Il n’y a plus aucune course qui prend de longues heures à courir, à modifier ses stratégies, passer au stand fréquemment, élaborer des tactiques,… tout ça c’est fini. Et quand j’ai voulu mettre ma stratégie dans un éventuel mode B-Spec, bien y en a plus non plus ! Celui-ci devrait peut être arriver via un DLC ou une grosse mise à jour dans des délais encore inconnus. Et vu que je ne pouvais pas jouer au stratège, j’ai voulu jouer au collectionneur comme j’avais fait pour les deux premiers GT, mais Baaam, le garage d’occasion n’est plus là non plus et j’en pleure, car j’adorais surveiller les arrivées de vieux tacots tous les jours. Visiblement, toutes les voitures, même les plus vieilles et pourraves, sont disponibles chez les concessionnaires de base. J’ai comme l’impression de revivre les débuts de Gran Turismo 5 en jouant à un jeu pas fini snif…

Les courses manquent cruellement d'intensitéC’est pas tout, le summum pour le collectionneur que je suis, c’est que le système de gain de voitures à lui aussi disparu ! Fini de recevoir une voiture à la fin de chaque championnat remporté, c’est devenu denrée rare au mieux à chaque fin de série. Je n’ai pu compter que sur mes crédits à moi, et vu qu’on ne gagne plus grand chose en remportant des courses, il en faut du temps avant de s’offrir un nouveau bolide ! J’ai d’abord pensé que cette suppression de cadeaux à gogo c’était pour le côté réaliste du jeu, puis j’ai pensé à l’augmentation de la durée de vie, mais au final, je suis persuadé que c’est pour forcer le joueur à utiliser les micros-transactions qui permettent d’acheter des crédits GT contre de l’argent réel ! Vu comme cette opportunité est mise en avant, je suis convaincu que c’est lié et je le crie haut et fort : C’EST DÉGUEULASSE ! Encore une technique basse pour récolter de la thune, honte à vous Mr Sony !

Laisse béton

Ce sera sans moi... Adieu GT !Comment qualifier ce Gran Turismo 6 ? Et bien je dirai que c’est avant tout un magnifique jeu de course, qui fait plaisir aux yeux, le plus réaliste et peut être le jeu qui donne les meilleures sensation de conduite à ses joueurs ni plus ni moins. Il faut faire avec ses nombreux défauts, qui sont un mode carrière vieillissant qui n’a jamais su évoluer positivement et qui se montre de moins en moins attractif, l’absence de certains modules indispensables comme l’endurance, une intelligence artificielle déplorable et des orientations douteuses qui ne manqueront pas d’énerver les plus calmes des pilotes. Franchement, j’ai envie de dire qu’il me navre. Moi, je ne saurais pas me contenter d’un mode online correctement réussi et de quelques épreuves bonus pour avoir un peu de plaisir avec un GT. Gran Turismo est sensé être une bible, une référence, le jeu de course connu de tous qui doit être au sommet de la hiérarchie à jamais ! Polyphony Digital ne peut donc pas se contenter de proposer un nouvel opus comme celui-ci avec si peu de nouveautés notables et je ne vous cache pas que j’en espérais beaucoup beaucoup plus. Je ne comprend toujours pas pourquoi cette équipe pourtant bourrée de talent ne penche pas plus sérieusement sur les problèmes récurrents de la série comme ces soucis d’IA, le fait de proposer un mode carrière digne d’intérêt et sur l’absence de dégâts.

Une chose est sure et certaine, Gran Turismo et moi sommes toujours loin de la réconciliation.

Note : 13/20

Test : Need for Speed Rivals

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Flic ou voyou ? Délinquant du bitume avec ou sans uniforme ? Vous aurez à choisir entre le bien ou le mal… Quelque soit votre choix, vous finirez au volant d’une bombe nitroglycérinée. Pas totalement nouveau, le titre vous emmène sur de très nombreux chemins, autoroutes et pistes plus ou moins carrossées de Redview County, USA.

Le scénario de base du jeu

Il est le même que pour tous les films du genre, des méchants pilotes se contrefoutent du code de la route, des feux rouges du pont Van Praet ou des trams de la Stib… La police n’a plus de choix, pour faire respecter la loi, elle doit devenir, elle-même, hors-la-loi. Au menu, selon la face que vous aurez choisie, vous aurez donc à suivre ou à fuir.

Voyou

Pour devenir Capo dei capi des dangereux, vous devrez participer à des courses de toutes sortes, fuir / éviter / semer la police… Au plus vous serez bon, au plus la poulaga tentera de vous serrer, exactement comme cela se passe dans d’autres séries du même genre… Au plus vous serez bon, au plus vous aurez des éléments pour améliorer votre voiture, la doter d’un arsenal, la rendre plus solide,…

On le verra, nos amis de la maréchaussée n’ont évidement pas les mêmes latitudes que les bandits, vous, vous pouvez participer à des courses, contre-la-montre, super-poursuites,… Ne vous faites pas choper lors de ces viriles promenades, vous y laisserez des plumes et des points… Ce mode est bien plus excitant que le mode police, il y a plus de possibilités, à tous les niveaux.

Flic

Au volant d’une voiture dont vous ne pourrez pimper que la plaque minéralogique (yahoooo). Votre mission est très simple (vous êtes de la police), vous devrez intercepter – par tous les moyens, légaux ou non – les fangios du comté. Pour y arriver, défoncer les pare-chocs, la carrosserie,… Autres possibilités : servez-vous des gadgets embarqués que vous achèterez au fur et à mesure : un bélier, un méga taser, un champ électrostatique, … Rien de monstrueusement original mais ça reste efficace. Sur les très nombreuses routes, la poursuite est à tous les coins de rues, à chaque carrefour… Il vous suffira d’allumer votre gyrophare pour vous faire reconnaître et lancer la course folle. Les routes sont souvent sinueuses, parfois boueuses, parfois enneigées ou détrempées,…

Ca reste assez sport ! À chaque mission remportée, des points vous permettent d’améliorer votre niveau, niveau qui est lié à ce qui se trouve dans votre garage. On n’est pas là pour la déconne, on est là pour faire régner la loi. Les plus Immersif Magnifique et soigné Bande-son Les moins Peu innovant Peu de variation dans les épreuves

Les +

  • Immersif comme jamais 
  • Graphismes somptueux, univers magnifique 
  • C’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupes 

Les –

  • Peu de variation dans les épreuves 
  • C’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupes 

Editeurs : Electronic Arts

Editeurs : Deep Silver

Développeurs : Ghost Games

Genre : Course

Disponible sur : PS3/4,  Xbox 360/One, PC

Note : 14/20 

 

Test : X – Rebirth

décembre 13, 2013
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Vous aimez les jeux d’exploration/combat/économie spatiale? Vous vouliez toujours jouer à EVE Online, mais étiez rebuté par la facette online (car oui vous êtes un loup solitaire qui aime la solitude) ? Vous en avez marre d’attendre Star Citizen ou Elite : Dangerous ? Vous êtes un peu maso sur les bords et aimez les produits non finis mais avec un potentiel énorme pour peu qu’on s’acharne un peu? Alors plongez-vous dans le « X-Universe » dans ce nouveau opus de la série « X »… quoique.

Un univers riche

Tout d’abord, un peu d’histoire. Si vous suivez bien notre blog, on a parlé il y a peu dans notre rubrique « Avant c’était mieux…? » des jeux d’exploration spatiale, genre Elite. Et bien, depuis ce vénérable ancêtre sorti quand même dans les années 80, ses clones et suites plus ou moins réussi, les fans du genre n’avaient peu de choses à se mettre sous la dent. C’est alors qu’en 1999, les allemands de chez Egosoft nous proposent X – Beyond the Frontier, et redéfinissent le genre. Toujours sandbox, avec des graphismes somptueux, le jeu propose aux joueurs de se glisser dans la peau d’un pilote d’essai d’un vaisseau expérimental. Bien sur, ce qui doit arriver arrive, et notre héros se retrouve à des millions d’années lumière de la terre, dans une partie de l’univers non exploré, juste aux commandes de son vaisseau sans armes. Très vite il se fait repérer par une race d’extraterrestres humanoïdes qui lui proposent une somme de crédits et des armes rudimentaires pour s’en sortir.

A partir de ce moment-là, le joueur est libre de ses actes : commencer à faire du marchandage de biens, se lancer dans la chasse aux pirates intersidéraux, ou devenir soi-même boucanier de l’espace, les possibilités sont vastes et pas mutuellement exclusives. Ajoutez à cela un scénario digne d’un bon film de science-fiction que le joueur peut suivre à sa guise, et vous me direz qu’on a un jeu béton. Néanmoins, comme souvent dans bon nombre de jeux sandbox novateurs, le jeu était buggé, la courbe d’apprentissage archi-raide et si ce n’est pas grâce à la communauté des joueurs super actifs, on aurait bien pu assister à la mort du genre.

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Grace à la persistance des fans, la série s’est enrichie de deux volets supplémentaires, X2 – The Threat et X3 – Reunion, qui eurent tous les deux des extensions, corrigeant chaque fois les bugs, et en ajoutant des fonctionnalités de plus en plus poussés : possibilité d’avoir une flotte entière de vaisseaux, avec auto-pilotes, et comportements prédéfinis (soit un chasseur qui vous accompagne et vous défend contre des ennemis, ou toute une armada de cargos qui va vaquer à vos besognes d’achat et de vente de matières premières), possibilité de construire soi-même des stations orbitales. Bref, rien (mis à part votre patience et votre temps) n’entrave votre développement d’un empire galactique.

Reculer pour mieux avancer?

Tant de zèle, tant de complexité ne vient pas sans contre-partie : pour un joueur néophyte, c’est quasi impossible dans l’état actuel des choses de vouloir « goûter » à ces jeux. La difficulté et la multitude d’options offertes (et ne parlons pas de l’interface plus que compliqué) est quasi insurmontable et peut dégoûter tous sauf le plus acharné de joueurs! 

Egosoft décide donc de rebooter la franchise, et sort le si bien nommé X – Rebirth. On reste dans le même univers, mais suite aux événements dans les 3 premiers volets, on se retrouve dans une partie de l’univers quelque peu différente. Fini les secteurs bien délimités, nous avons maintenant des zones beaucoup plus vastes dans lesquels on transite via des « highways », donnant une impression de vraiment être paumé dans l’espace. Le moteur graphique à été revu et corrigé, et tous les objets présents à l’écran fourmillent de centaines de détails. Il faut avoir tenté de lentement naviguer entre les enchevêtrements d’une gigantesque station spatiale qui s’étend sur des kilomètres pour se rendre compte de l’échelle du jeu ! Graphiquement, le jeu est extrêmement grandiose et il arrive souvent qu’on sorte de l’hyper-espace et de se retrouver fasciné par la vision de cet espace infini s’étirant devant vous, avec une planète au loin et des dizaines de stations spatiales parmi lesquelles circulent des centaines de vaisseaux de toutes tailles !

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Autre grand changement, contrairement aux trois premières itérations, l’histoire est centrée sur le héros. Le scénario est plus riche en rebondissements et permet au joueur de graduellement apprendre les ficelles du métier d’explorateur spatial. Aussi, on ne pourra piloter qu’un seul vaisseau, le Albion Skunk. Exit donc les changements de vaisseaux multiples. Heureusement le Skunk est un vaisseau multi-usages, mais il ne faut pas s’attendre à jouer soi-même au marchand : pour cela, il faut acheter un cargo, l’équiper de pilotes, et l’envoyer faire ses besognes. Bref, il y a toujours moyen de créer son empire galactique mais le jeu se veut plus intimiste, on « colle » plus à la peau du héros que dans les autres volets.

Plus simple?

On pourrait donc dire que X – Rebirth fait un pied-de-nez aux vieux de la vielle pour charmer un nouveau public en rendant le jeu plus accessible en théorie. Malheureusement, fidèle à sa tradition, Egosoft nous sort un produit pas si facile d’accès (même si pour les pros du genre, ça devrait aller) et surtout archi buggé. Au moment ou vous lisez ces lignes, le problème devrait être résolu mais à sa sortie, il était impossible de faire avancer le scénario à cause d’une IA de cargo défectueuse.

Pire encore, le jeu peut ramer pour des raisons encore inexpliquées, parfois même sur des machines surpuissantes.

Du coup on se trouve devant un horrible dilemme : les nouveaux joueurs sont de nouveau rébutés par un jeu qui de prime abord est pas abouti, et les vieux loups seront rebutés par la « casualisation » de leur franchise favorite, bouder ce jeu « qui n’est pas vraiment un X4 » et retourner jouer à X3, moddé, corrigé de ses bugs, et tout simplement un meilleur jeu…

Mais on a pas encore fait le compte sans justement la communauté de fans. On sait que c’est un jeu de niche et on espère que, comme toujours, au fur et à mesure des correctifs de bugs et autres extensions, le jeu s’inscrira dignement dans la lignée des « X« . Mais dans l’état actuel des choses, le jeu fait une fois de plus penser à une bêta mal bouclée. Et j’aurai du mal à le conseiller à un nouveau joueur, tout comme un « vieux de la vieille », sauf si, comme dans mon cas « on veut y croire ».

Les +

  • Reboot de la série des X
  • Graphismes somptueux, gameplay émergeant à gogo
  • Scénario

Les –

  • C’est pas fini!! Beta Alert!!!
  • Complexe malgré les changements drastiques

Editeurs : Deep Silver

Développeurs : Egosoft

Genre : Exploration Spatiale

Note : 12/20 (pour le fan qui attend une amélioration, les autres peuvent s’abstenir)

Test : The legend of Zelda – A link between Worlds

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Plus de vingt ans se sont déjà écoulés depuis le fantastique « A link to the Past ». Nintendo ne semble pourtant pas vouloir faire le deuil de cet épisode culte de Zelda et l’afficher au panthéon des gloires passées ! Dernièrement, la firme nippone s’est même pliée en quatre pour nous proposer « A link between Worlds », un jeu qui fait office d’hommage retentissant à la franchise, qui permettra à chacun d’entre vous de se relancer dans une superbe aventure, revivre les bons moments du passé et en découvrir beaucoup de nouveaux ! De la nostalgie, un brin de old school, une mécanique de jeu parfaite et un petit vent de fraîcheur dans le gameplay, que demander de plus pour les fêtes de Noël ?

La recette magique

On ne s'en lassera jamais je crois...Non, le troisième épisode de Zelda n’est toujours pas prêt d’être oublié ! Eiji Aonuma, le producteur et créateur de la saga, l’adore et désirait le faire revivre une dernière fois après un portage réussi sur DS en 2003. Selon Aonuma, la ligne de conduite de ce nouvel opus était pourtant claire et nette : permettre aux joueurs de sortir des sentiers battus. Et pour cela, il fallait abandonner le moule dans lequel il avait été conçu il y a de ça près de 25 ans. Dans ses pensées de l’auteur, il était clair que « The Legend of Zelda : A link between Worlds » ne devait pas seulement s’adresser aux nostalgiques de l’ancêtre, mais aussi aux nouvelles générations de gamers. C’est pourquoi dans cette aventure épique, nous retrouvons la majorité de tout ce qui avait fait le charme de l’opus SNES et un bon gros lot de nouveautés assez intéressantes. Les concepts du « Donjon qui, une fois terminé, te donne l’objet nécessaire pour passer à la suite », du « se servir 20x du même objet pour compléter le donjon et enfin battre le vieux boss pour passer au suivant »,… tout ça c’est du passé ! Nintendo et « A Link between Worlds » s’attachent à détruire les codes de base de la série et défient toutes les lois de la linéarité.

25 ans et toujours le même départ : La maison de LinkCe sont également des enjeux totalement différents du volet Super Nintendo qui se présentent. Si la menace de Ganon est bel et bien toujours présente, ce maudit sorcier d’Aghanim n’est plus et c’est à Yuga qu’il faudra faire face. Ce mage diabolique a le pouvoir de transformer quiconque en un joli tableau peint et il met un peu le boxon en ville… Même notre héro bien aimé, notre brave et courageux Link, va se retrouver impuissant face à ce terrifiant sort. Heureusement qu’il arrivera a dénicher un mystérieux bracelet magique qui lui permettra de déjouer ce maléfice et ensuite, de l’utiliser à notre avantage en se changeant soi-même en peinture murale, histoire d’évoluer sur les différentes parois de l’environnement. Cet artifice, qui est à mon sens la plus grande nouveauté du jeu est vraiment très chouette à utiliser (sans modération, car il serait dommage de passer à côté de secrets) puisqu’il permet d’éviter bon nombres d’ennemis, de contourner toutes sortes de pièges et surtout de progresser dans l’aventure. D’autant plus utile aussi vu qu’il sert à voyager entre les deux mondes, le Royaume d’Hyrule et le super-sinistre monde de Lorule, qui sont désormais interconnectés suite à ces incidents malheureux et à l’enlèvement des grands sages.

Je sais tout faire !

Quelques rubis, on file au magasin et hop je suis au taquet !Chose étrange, le jeu met assez rapidement la majorité de l’équipement de Link à la disposition du joueur. Les différents objets peuvent pratiquement tous être achetés dans la boutique de Lavio et mieux encore si les finances ne sont pas au rendez-vous, on peut même en louer pour une durée indéterminée (ils sont restitués en cas de mort de Link) ! Il est ainsi possible de s’équiper correctement assez rapidement peu après le début du jeu et de partir à une découverte du vaste monde mis en scène. Pour la première fois dans Zelda, aucun cheminement n’est imposé, rien n’est préétabli et c’est la totale liberté. Attention toutefois, parce ce que ce qui est assuré, c’est l’extrême nécessité d’utiliser continuellement votre cervelle et votre habilité à jouer. « A link between Worlds » prend un malin plaisir à multiplier les énigmes, faire appel à la réflexion, au sens de l’observation et à la capacité du joueur à jongler entre les différents objets et pouvoirs possédés par Link.

C'est de suite moins mignon à LoruleA bon entendeur, cette liberté (voir anti-linéarité) n’a peut être pas que des avantages puisqu’en abusant de cette opportunité de découverte précoce, « The Legend of Zelda : A link between Worlds » pourrait apparaître comme un empilement continuel de donjons, de recherche de quêtes annexes. En découlerait malheureusement un style de jeu qui est plus que susceptible de faire dévier totalement le joueur de son objectif principal, qui reste de sauver les sages captifs, et de ne pas profiter réellement du soft de Nintendo et de son histoire. De plus, à se la jouer ainsi, on ne ressent pas réellement de sentiment de progression, pas de sensation de difficulté face à l’ennemi ou de peur face à un boss puisqu’on est suréquipé-survitaminé par nos achats ou trouvailles et au final, il n’y a plus cette « tension », ce « stress » qui était continuellement présent et qui était si attractif dans l’édition Super NES. Dommage qu’un meilleur équilibre entre chemin tracé et liberté n’aie pas été trouvé…

Hyrule en 3D

Rien à reprocher côté graphique ! 3D On et c'est superbe...Je n’étonnerais personne en affirmant qu’une nouvelle fois Nintendo fait diablement bien son job en terme de qualité graphique sur sa console portable. Je vais par contre me mouiller et dire que ce Zelda fait partie de mon top trois des jeux qui utilisent au mieux la 3D stéréoscopique de la 3DS. De manière générale tout est vraiment très joli, très agréable à regarder et très bien réalisé, mais c’est une fois à l’intérieur des structures (maisons, palais,…) que toute le soin apporté au design saute au yeux ! « A link between Worlds » joue parfaitement bien avec les perspectives et donne des impressions de hauteurs différentes en fonction des lieux visités, ce qui aide également à bien se déplacer en mode peinture et à ne pas se faire tromper par une fausse perception de relief. J’insiste sur le fait que la 3D est pratiquement indispensable pour profiter pleinement des qualités du soft et qu’il est bien moins marrant et agréable de le jouer sur 2DS ou en mode 3D Off.

Pratique cette technique ! Même pas mouillé...Plus techniquement maintenant, la jouabilité n’apporte rien de bien révolutionnaire, mais est d’une efficacité incroyable. Les déplacements et visées à l’arc à flèche via le stick analogique sont fluides et réussis, la protection avec le bouclier se fait désormais avec les gâchettes du dessus par exemple et l’écran tactile est simple à utiliser pour tout ce qui est changement d’objets et d’équipement. Côté sono, rien à redire non plus ! On retrouve les ambiances musicales habituelles et bien connues de la saga qui font vibrer les nostalgiques ainsi que quelques nouveaux thèmes inédits qui se sifflotent inconsciemment une fois la 3DS repliée. Les bruitages quant à eux sont toujours aussi bien foutus et en adéquation avec les situations. A savoir enfin qu’un petit troubadour est disponible sur la map pour jouer différents remix, personnage qu’il est intéressant d’aller rencontrer !

Ces bestioles me rapellent quelque chose !Fait assez rare dans un Zelda, il y a un mode multijoueurs disponible ! En effet, la fonction StreetPass permet d’affronter d’autres joueurs du monde entier dans des duels « Entre Link » acharnés et ce rien que pour quelques malheureux rubis ou leur propre gloire personnelle. Les combattants disposent de leurs armes secondaires et doivent se battre avec ce qu’ils ont dans leur sac au moment de leur rencontre sur la carte. Il est encore possible d’utiliser des potions pour se soigner, ce qui peut amener à des combats longs, serrés et passionnants ! La défaite n’étant pas pénalisée, il est fun de s’essayer l’une ou l’autre fois à ce mode de jeu qui, même s’il n’apporte pas un énorme intérêt supplémentaire, à au moins le mérite d’être présent et d’offrir l’opportunité de se mesurer aux d’autres gamers.

Une nouvelle légende

L'inspensable 3DS à prévoir sous le sapin !Après deux épisodes mythiques, Big N propose enfin du neuf en s’appuyant fortement sur sa référence en la matière, à savoir la version 16 bits. Si les terres d’Hyrule n’ont pas vraiment changé lors de ce dernier quart de siècle, sa combinaison avec le sombre monde de Lorule offre une toute nouvelle identité à ce nouveau titre. Via cette mise en scène et les nouvelles mécaniques de jeu, le jeu arrive à se forger une personnalité propre malgré tous les ressemblances, les liens, les clins d’œil,… qu’il possède avec « A link to the Past ». Par contre, il est indispensable de l’appréhender en 3D, avec intelligence et esprit de gaming sous peine de le rendre inintéressant, trop court et beaucoup trop facile. C’est à dire qu’il faut bien cadrer les éventuelles envies de découvrir le monde trop vite, de dénicher les moindres bonus et secrets dés l’entame de jeu pour se booster. C’est en régulant et en répartissant ces quêtes annexes que le joueur pourra profiter correctement et avec plaisir de ce nouveau Zelda.

Suis-je suffisamment belle pour que tu me sauves ?Pour conclure, « The Legend of Zelda : A link between Worlds » rempli à merveille son rôle d’hommage novateur ! Je suis loin de le qualifier de « nouveau Zelda référence mythique et légendaire » au vu de son mauvais équilibre entre dirigisme et liberté d’action, mais il n’empêche qu’il est super beau, qu’il est fun, qu’il est agréable à jouer, intense à vivre et comme espéré par les concepteurs, il conviendra à tous les types de public. Le pouvoir de se déplacer tel un graffiti sur les murs est assez jouissif et apporte un plus indéniable au gamepay toujours aussi accessible. L’important aussi, c’est qu’il plaira aux vieux de la vieille, ceux là qui comme moi, ont longtemps attendu ce vent de fraîcheur, puis douté de la capacité de Nintendo à faire un Zelda avec de vraies nouveautés. Désormais, je suis convaincu que Nintendo est en train de repenser progressivement les fondations de la série Zelda et j’attends encore plus impatiemment le fameux Zelda Wii U !

 

Les +

  • – Les sensations retro de Zelda III
  • – Super bien réalisé visuellement
  • – La sensation de liberté d’action
  • – Le concept de déplacement graffiti mural
  • – L’opportunité de découverte, la liberté
  • – De nouvelles énigmes sympathiques
  • – Enfin de la 3D bien fichue et indispensable

Les –

  • – Mauvais équilibre entre dirigisme et liberté
  • – Le système de sauvegarde très restrictif
  • – Un poil trop court et trop fastoche pour les fans
  • – Des énigmes pas toujours intuitives
  • – Des PNJ qui craignent et qui ne donnent pas envie

C'est déjà sorti le 22 novembre !Editeurs : Nintendo

Développeurs : Nintendo

Genre : Aventure / Action

Multijoueurs : Confrontations StreetPass

Classification : Déconseillé aux -7 ans

Note : 17/20

Test : Super Mario 3D World

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Dire que je ne me suis jamais lassé du célèbre plombier moustachu de Nintendo serait un gros mensonge de ma part. Ces dernières années, ses aventures n’étaient pas toujours au top. Pour être 100% franc avec vous, je n’ai même jamais ressenti un égal plaisir de jeu que celui procuré par Super Mario 64, quelqu’en soit le jeu de plateforme ! Alors, quand le géant nippon annonça un énième opus lors de l’E3 en juin dernier, annoncé comme une déclinaison du sympathique 3D Land de la 3DS, je ne me suis guère fait d’illusions sur son contenu ou encore sur d’éventuelles révolutions… Et pourtant, après de longues et intenses heures de jeu, je m’incline et présente mes plus plates excuses à Big N. Super Mario 3D World sur Wii U est une méga bonne surprise ! Vous trouverez d’ailleurs dans les lignes qui suivent le « pourquoi ce nouveau titre est LE maître incontestable – incontesté du jeu de plateforme » et le « pourquoi il deviendra sans nul doute LE soft indispensable à tout possesseur de Wii U qui se respecte »…

Le retour du roi

Il était temps, le voilà le vrai bon Mario sur Wii U...Alors que j’attendais patiemment un jeu vidéo capable de réinventer le style plateforme 3D, Nintendo s’est contenté de dévoiler des bribes d’informations sur Super Mario 3D World lors de l’E3 en juin. A ce moment là, j’avais un peu l’impression qu’il était présenté tel une déclinaison améliorée du bon Super Mario 3D Land (sorti sur 3DS il y a déjà plus de deux ans) histoire de « proposer rapidement un jeu Mario à la Wii U » avant que les fans ne mordent et que la Wii U ne périsse lamentablement dans l’oubli. Je me disais à cet époque, qu’en cas d’achat, je ne trouverai dans ce nouvel opus que quelques stages en plus que 3D Land, que la majorité du contenu ne serait que copiers-collers de ce que j’avais déjà joué sur ma petite portable. Et pourtant, en ce 29 novembre 2013 date de sortie officielle de Super Mario 3D World, je suis aux anges.

Bowser à kidnappé des fées ! Rohhh le vilainNintendo Tokyo EAD a mis visiblement le paquet ! Sans doute mis sous pression par les grands patrons de la firme et surtout bien conscients que l’avenir de la console (et de la marque) se jouait en grande partie sur les derniers mois de l’année 2013, les développeurs se sont donnés corps et âme et ont été poussés dans leurs derniers retranchements pour offrir aux possesseurs de Wii U un soft brillant, coloré, varié, bourré d’inventivité. Ce que j’attendais comme un simple jeu sympathiquement efficace à défaut d’être novateur et puissant, est tout bonnement devenu la bombe de cette fin d’année à ne manquer sous aucun prétexte ! Une tonne de niveaux complètement dingues, de nouvelles transformations inédites, des pouvoirs surprenants et un multi qui claque ne sont que quelques unes des qualité de ce Super Mario 3D World.

Laurent à parlé :

Mais quel Level Desing de ouf ! Z’ont mangé quoi chez Nintendo ? Je m’en lasse pas…

Amour et renouvellement

Ca va aller dans tous les sens !En fait, dans ce opus de Super Mario, on retrouve tout ce qui à fait le succès des précédents épisodes. C’est à dire qu’au delà d’un level desing de génie, on retrouve un gameplay aussi intuitif que rocambolesque. 3D World se plaît à reproduire des situations périlleuses, mais sans jamais les répéter ! Que l’on soit en mode découverte à pieds, en pleine couse folle sur le dos de Plessie le dinosaure, en train de résoudre un puzzle, en homme boulet de canon, en roi de la glisse en banquise, en géant destructeur,… on s’amuse du début à la fin. Tout est parfaitement dosé, mis en place pour que jamais le joueur n’aie jamais l’impression de se lasser ou de revivre sans arrêt les mêmes expériences stage après stage. Chaque niveau de jeu tourne autour d’un concept spécifique. Au joueur de le comprendre et ensuite de l’exploiter pour arriver à hisser le drapeau final.

A chacun sa technique Na !Vous en déduirez que ce Mario 3D World n’a rien d’une bièsse suite facile aux autres Mario. La niveau de difficulté à été retouché et largement revu à la hausse, histoire de proposer un réel défi aux connaisseurs. Certes, terminer les niveaux les uns après les autres et libérer les petites fées prisonnières de Bowser à la barbare avec 50 vies de réserve ne relève pas de l’exploit. C’est plutôt les terminer tous à 100% avec tous les niveaux bonus, sceaux facultatifs et étoiles vertes obligatoires qui sera beaucoup plus ardu et pas forcément donné à tout le monde. Il faudra pour cela savoir se servir des différentes capacités de personnages, comme le super-saut de Luigi ou la robe planeuse de Peach, mais aussi des nouvelles transformations disponibles, comme celle du chat qui permet de donner des coups de griffes et de grimper aux murs sur une courte distance, ou encore la possibilité de se cloner ou se déguiser en Goomba pour passer inaperçu devant les ennemis… et j’en passe et des meilleurs du patin à glace… y en a pour tous les goûts !

Attend Luigi, je mesure…

Ne vous mettez pas cette bestiole à dos svpSuper Mario 3D World n’est pourtant pas le chef d’œuvre que l’humanité attendait à cause d’un défaut parfois assez pénible : celui de la gestion de la caméra. Placée de manière très éloignée du héro, elle ne permet pas toujours d’assimiler certaines perspectives et de juger correctement des distances. Il n’a pas été rare que j’estime mal l’espacement entre deux plateforme et de me retrouver mort alors qu’un saut me paraissait si facile à effectuer ! L’appréciation des distances ou de la position des ennemis est un soucis à prendre très au sérieux et demandera un certain temps d’adaptation. Le tout s’aggrave encore lorsque l’on joue en multijoueurs ou la caméra ne sait plus où donner de la tête au vu de la largeur du plan et que l’action à l’écran deviennent tellement brouillonne qu’elle donne envie de quitter la partie. Si des joueurs sont trop éloignés les uns des autres, la caméra est sensée suivre le joueur le plus en avant, mais il lui arrive fréquemment de partir en live et de passer à autre chose, ce qui gêne très fortement la progression de l’équipe qui se voit alors transportée en mode « bulle » vers un point de regroupement. Mais bon, c’est sans doute le côté vaste et la structure complexe des niveaux qui oblige…

Sous le sapin

Saurez vous utiliser les gadgets correctement ?Super Mario 3D World est le hit qu’on n’osait plus attendre sur Wii U. Ce jeu là qui devait faire vivre cette chouette console ! Nintendo nous avait d’ailleurs bien caché cela, en omettant d’expliquer amplement son contenu lors des derniers salons. 3D World est très bon oui, mais je ne le place pourtant pas encore au même niveau que mon légendaire Super Mario 64, la faute à ses petits soucis de caméra et sans doute ma nostalgie old-school. Mais je vous assure qu’il s’agit de l’opus qui s’en rapproche le plus ! Les développeurs se sont lâchés, ils ont tout mis dans dans un travail de titant pour n’avoir aucun regret et proposer aux fans un titre admirable de variété, sans doute le meilleur Mario de ces 15 dernières années.

Bowser, les fans viendront en masse lutter contre toi !Super Mario 3D World ne cesse de surprendre son joueur. Il fait en sorte qu’il ne lasse jamais au long des huit heure de jeu qu’il propose (plus si on veut jouer au collectionneur) grâce à son level design incroyable, ses options de gameplay tordues et sa fidèle beauté colorée. Rien que cela en fait le jeu à demander de toute urgence à Saint Nicolas si vous avez été sage, ou sous le sapin à Papa Noël !

Les +

  • – Les niveaux 100% déjantés
  • – La mise en place des stages
  • – L’accessibilité du soft
  • – La stimulation constante du joueur
  • – De bons bonus de fin de jeu
  • – Les possibilités de gameplay

Les –

  • – La gestion de la caméra
  • – Le scénario bateau et invisible
  • – Le jeu à 4 en multi trop brouillon

La valeur sure de cette fin d'annéeEditeurs : Nintendo

Développeurs : Nintendo EAD Tokyo

Genre : Plateforme

Multijoueurs : Jusqu’à 4 joueurs

Classification : Tout public

Note : 17/20

Test : Professeur Layton et l’héritage des Aslantes

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Chers amis, ce mois de novembre marque déjà la fin des aventures du Professeur Layton et de ses amis sur Nintendo 3DS. C’est triste oui… mais comme dit ici chez moi dans les Ardennes glaciales : Crêvé nondidjou qu’il est terrip’ s’jeu là ti ! Ce sixième et dernier volet de la saga est intitulé « L’héritage des Aslantes » et il répondra à toutes les questions que vous aviez pu vous poser par le passé, proposera une histoire captivante et un finish incroyable. Par ce billet de test du jeu, je vous invite à repartir avec l’archéologue chapeauté et son jeune assistant pour un tout dernier casse tête épique !

La faim d’une fin

Saurez vous sauver Gaïa, prisionnère des glaces ?Le voici déjà, tout beau tout chaud, l’épisode qui mettra fin à la série des « Professeur Layton ». Celui là même qui va clore en beauté la deuxième trilogie amorcée par « L’appel du Spectre » proposé fin de l’année 2011. Que le temps passe… Si je devais vous résumer l’histoire de ce dernier opus, je vous raconterai que notre cher Layton va se voir invité par l’un de ses richissimes collègues à se lancer dans une nouvelle chasse au trésor combinée à une lutte infernale contre le temps. Ce qu’il va bien évidemment accepter ! Cela vous étonne ? En effet, une association criminelle nommée TARGET convoite les secrets détenus par Gaïa, la dernière survivante d’une civilisation des Aslantes aujourd’hui disparue et il faut absolument la devancer. Aidé du Professeur Sycamore et de ses fidèles compagnons, Layton devra éviter de nombreux pièges, résoudre de multiples énigmes et solutionner d’incessants problèmes afin de libérer cette belle jeune fille prisonnière des glaces depuis des milliers d’années et enfin déjouer les plans de ces horribles malfaiteurs.

Ouch, ça fait bobo la tête !Mais plus important encore, « L’héritage des Aslantes » va aussi lever le voile sur les derniers éléments encore sous ombre concernant le passé de notre Gentleman Hero. Et ça c’est chouette ! Cet ultime jeu apporte des révélations des plus importantes concernant le background de la série et vient faire le lien parfait avec le tout premier volet sorti en 2008 (et bien nommé « L’étrange Village »), situé chronologiquement juste après celui-ci. Je l’espérais, je m’y attendais, le scénario est à la hauteur et propose un périple nordique super intense. Au final, c’est vrai que l’objectif est très simple et particulièrement balisé : Trouver et récupérer les 5 reliques des Aslantes pour libérer la belle, mais j’en suis tout de même réduit à vous le conseiller ardemment…

Tais toi et cogite

Balèze l'énigme... mais je t'auraiiii !!!Fidèles adeptes du Professeur Layton, vous allez être aux anges ! Des énigmes, vous allez en bouffer à toutes les sauces. Ce titre nous donne même l’impression de crouler sous les problèmes, de perpétuellement nous coller des gifles à coups de puzzles, ce qui j’avoue m’a un peu découragé par moment. Dans « L’héritage des Aslantes », ce sont pas moins 165 nouvelles énigmes qui font leur apparition (près de 300 supplémentaires seront téléchargeables au fil du temps) et je vous certifie qu’une belle quantité se révèle assez pointue. Certaines feront appel à vos notions de calculs et votre pouvoir mathématique, tandis que d’autres s’attaqueront à votre capacité à vous repérer dans l’espace. Mais comme dans les précédents volets, la majorité fera plutôt travailler votre logique et votre sens de l’observation.

Dénicher des pièces SOS vous aidera lors des énigmesAinsi, vous retrouverez les concepts déjà connus de jeux de dames, de taquins, de mosaïques colorées mais aussi plein d’autres nouveaux mini-jeux. Cette nouvelle aventure se base en effet sur le fait d’être un jeu de réflexion et d’exploration, c’est pourquoi il sera primordial d’inspecter les lieux avec sa loupe afin d’y déclencher des éléments interactifs cachés dans les décors. Une fois ces éléments activés vous y dénicherez entre autres des objets bonus, des aides pour les puzzles, mais aussi des passages secrets et surtout des PNJ cachés, bien bavards et possesseurs d’énigmes secrètes !

Des étranges villages

Plein de beaux villages, mais...Vous vous ne douterez si vous connaissez un peu la saga, il y a tout plein de villages à découvrir dans « Professeur Layton – L’héritage des Aslantes ». Ces petites villes tenaient les premiers rôles jusqu’à présent, elles étaient très caractéristiques et possédaient une identité forte vous vous souvenez ? C’est un aspect qui me plaisait énormément et qui, à mon grand regret n’est plus d’actualité dans ce dernier épisode. Le studio japonais Level-5 les a cette fois-ci démultiplié ces belles cités, ce qui implique que celles-ci perdent énormément de charme et puissance d’évocation tant on en parcoure des différentes. La progression dans l’aventure s’en voit dés lors beaucoup plus rigide et linéaire, obligeant même à faire des allers-retours complètement inutiles entre deux points.

Beau mais adieu le petit côté scientifiquePar contre, je ne me lasse toujours pas des superbes cinématiques et du style animé de l’univers Layton toujours aussi essentielles à la narration. La direction artistique de cet opus paraît encore plus coloré et plus soigné que les autres ! Du pur bonheur de regarder ces images sur mon petit écran 3D. La bande son est toujours au top, proposant douces mélodies envoutantes ou mélancoliques. Ce qui m’a frappé cette fois c’est que, d’habitude dans Professeur Layton, cet univers mis en place joue habilement du côté du fantastique avant de tendre à révéler un final 100% scientifique. Dans « L’héritage des Aslantes », Layton baignera tout au long de l’aventure dans un monde complètement fantastique, qui fait encore plus penser à un des films de Miyazaki. Je crois que cette orientation peut déranger les connaisseurs/habitués ou les plus terre à terre. Personnellement, j’ai un peu tiqué…

Au revoir et merci Professeur !

Cette image spoil ???Fidèle à l’esprit de la saga, pourvu d’une intrigue passionnante, d’une réalisation irréprochable, d’une jouabilité intuitive et d’une durée de vie suffisamment large, « Professeur Layton – L’héritage des Aslantes » boucle la boucle comme il le doit, c’est à dire avec couleur et panache ! Oui, on peut lui reprocher sa linéarité et sa rigidité dans sa progression, sa difficulté parfois ardue et l’arrivée rapide des énigmes qui peut parfois décourager, mais en vérité elles obsèdent le joueur et il n’a qu’une envie : Les résoudre et leur mettre la misère. Je ne qualifierai pas cet épisode de meilleur de la série, mais il s’avère indispensable à tout possesseur de 3DS et surtout à ceux qui veulent absolument tout savoir sur le héro et découvrir jusqu’au moindre secret.

Alors ? T'en es ?Avant de me replonger dans l’Etrange Village, il ne me reste plus qu’à remercier le Professeur Layton pour ses bons et loyaux services, lui souhaiter la meilleure des retraite et vous conseiller une nouvelle fois de foncer au magasin ou dans l’E-Shop Nintendo vous procurer ce magnifique jeu de torture pour neurones !

Les +

  • – La réalisation magique
  • – L’histoire captivante
  • – Des personnages complets
  • – Plein de petits secrets, d’infos
  • – Prise en main facile
  • – Les magnifiques cinématiques

Les –

  • – Progression trop dirigiste
  • – Des énigmes parfois trop hard et trop rapides
  • – 100% fantastique
  • – Trop de villes qui manquent de personnalité
  • – Pas vraiment de nouveauté
  • – C’EST FINI ! A plus Layton après… snif

A accueillir à bras ouvertsEditeurs : Nintendo

Développeurs : Level-5

Genre : Aventure/Réflexion

Classification: Déconseillé aux – 7 ans

Multijoueurs: Défis StreetPass (Chasse aux mots)

Note : 17/20

Test : Shadowrun Returns

octobre 26, 2013
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La fin du monde en 2012? Pas vraiment…

Les Mayas l’avaient annoncé, la fin du monde aurait dû arriver aux alentours du 21 decembre 2012. Or, dans le monde de Shadowrun, la fin du calendrier Maya était en fait la fin de notre civilisation tel qu’on la connaît et le crépuscule du « Sixième Monde » : un événement cataclysmique au lendemain duquel la magie et les creatures mythologiques (dragons, minotaures) sont réapparus sur terre; certains humains se sont « goblinisés » c’est-à-dire transformés en orques et trolls, alors que des enfants elfes et nains ont vu le jour. Presque 50 ans plus tard, tous ces changements ont éée plus ou moins bien intégrés dans la sociéte, qui elle a evolué aussi, faisant place à un monde résolument cyberpunk, avec méga-corporations en guise de gouvernements, implants cybernétiques et pirates du cyber-espace. Ajoutez à cela une bonne pincée d’ésoterisme d’Indiens d’Amerique, et vous avez la mise en scène de ce qu’est le monde de Shadowrun : magie, mysticisme, ambiance babacool et technologie à outrance. Le JdR de table proposait aux joueurs d’évoluer dans ce monde et de devenir des Shadowrunners, vivant à la marge de cette société hypermulticulturelle et accomplir des missions diverses. 

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Retour aux sources

Shadowrun Returns, loin d’être la premiere adaptation du JdR classique en jeu vidéo, est probablement la plus fidèle, et la plus oldschool, car developpée et auto-publiée par Jordan Weisman, createur du JdR original, sous forme d’un bon vieux CRPG en 2D isometrique, a l’instar des Baldur’s Gate et Planescape Torment. Creation de personnage, choix de race et de classe, tout joueur de CRPG se sentira bien à l’aise. Ce qui est une chose bienvenue car pour le novice de l’univers de Shadowrun, les choix et concepts liés a un arrière-plan très brassage des genres sont vastes et le brassage techologie/magie fait le grand atout du jeu. C’est un peu Blade Runner rencontre Le Seigneur des Anneaux! 

Une petite campagne…

Vous incarnerez donc lors de la première campagne un « Shadowrunne »r qui doit élucider le meurtre d’un de ses proches. Au cours de l’enquête, vous allez vite être confronté avec le fait que votre pote passé a trépas n’est qu’une victime de plus d’un serial killer qui sévit en ville, et qui a comme modus operandi d’enlever un organe précis a chaqune des victimes… Pendant votre peéiple, vous allez rencontrer des PNJ divers, et certains vont meme vous rejoindre pour former une equipe. Bien sur, vous allez aussi tomber sur toute une foule d’ennemis, et le combat qui s’en suivra sera resolu dans un systeme de tour par tour, a l’instar de Fallout ou encore X-Com, sans pour autant atteindre complexité de ces derniers 

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Graphiquement, nous avons une vue en 2D isometrique, a l’instar des Baldur’s Gate ou encore Fallout, avec quelques effets de 3D quand même; le style graphique est directement repris sur l’artwork du JdR sur table et il faut dire que le melange magie/cyber a un certain charme… comme par exemple ce troll adepte de magie du feu mais qui a aussi un bras cybernetique pourvu d’une longue lame extensible pour le corps a corps, ou encore un elfe adepte de magie guérissante et hacker informatique!

…comptez sur les fans!

Je disais une première campagne, car en effet, le jeu est livré avec un éditeur, et on espère que la communauté de fans va reprendre les rênes bien vite et nous fournir de nouvelles campagnes de qualité, car meme si celle livrée avec le jeu est interessante et fournit une bonne entrée dans l’univers des Shadowrunners, elle est très courte et plutot facile, et pourrait laisser les connaisseurs sur leur faim. Mais etant donné le prix modéré, le fait que les afficionados du JdR original sont légion et que c’est vraiment une reproduction fidèle des règles du jeu original, les campagnes en DLC vont commencer à sortir assez vite.

Bref, si vous cherchez apres un JdR qui dépayse un peu, tout en piochqnt dans des genres et thèmes bien établis, Shadowrun Returns est pour vous!

 

Les +

  • – Reproduction fidele des regles du JdR sur table
  • – Bien Oldschool comme on aime bien
  • – Editeur de scenarios

Les –

  • – Oldschool
  • – Interet limité aux fans du JdR original
  • – Campagne tres courte


Editeurs
 : Harebrained Schemes

Développeurs : Harebrained Schemes

Genre : RPG tactique oldschool

Multijoueurs : n/a

Classification : Pour tous, surtout pour les nostalgiques

Existe sur : PC, Linux, OSX, iPad et tablettes Android

Note : 15/20

Note pour les fans du JdR : C’est le pied!

Test : Puppeteer

par Pada
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Puppetteer, c’est un jeu de plate-forme raconté à la manière d’un conte pour enfant. Un jeu à l’univers atypique et déroutant. Tremblez face aux terribles attaques du méchant Roi ours dans ce jeu destiné à toute la famille !

Une ambiance unique

L’originalité de ce jeu repose surtout sur son aspect narratif et visuel. L’histoire est racontée tel un magnifique et effroyable conte pour enfant. Vous incarnerez donc Kutaro, jeune écervelé dont l’âme a été dérobée par l’abominable Roi ours de la Lune dont la quête est de retrouver diverses caboches et de réunir les fragments de lunes distribués aux généraux du roi maudit.

Le jeu est envoutant et vous emmène dans un univers Burtonesque décalé et les différents tableaux sont un régals visuel et auditif tant la bande son est extrêmement bien travaillée. Les doublages sont parfaitement réalisé (en français, comme en anglais) et l’esprit de spectacle est parfaitement respecté grâce à la ponctuation des vos faits et gestes par un publique qui ne sait se contenir.

Si lors de vous exploits vous serez acclamés, un “hooooow” accompagnera vos échecs cuisants. La voix off raconte l’histoire de manière humoristique et agréable, ce qui rajoute une touche de plaisir auditif en plus des musiques à la “Disney”.

Un jeune écervelé ?

Armé de ciseaux magiques, vous parcourrerez 21 niveaux de plate-forme en quête de quelque chose à vous mettre sur les épaules. Vous aurez l’occasion de retrouver près de 100 têtes en fouillant les recoins des différents niveaux mais cela n’intéressera vraiment que les collectionneurs puisqu’elles n’apportent aucun pouvoir particulier.

Vous pourrez posséder 3 têtes en même temps, ce qui vous obligera à bien choisir votre caboche pour pouvoir déchiffrer les secrets disséminés sur votre parcours. Chose pas très compliquée car l’endroit sera marqué d’une énorme tête clignotante mais cela peut se révéler frustrant si vous avez perdu le bon masque.

Une idée originale mais pas assez exploitée.

Un gameplay original

Le gameplay est original et permet de limiter la répétitivité du jeu. En effet votre pantin se munira de divers accessoires qui lui permettront d’évoluer dans sa quête et qui vous donneront un sentiment de nouveauté à chaque niveau.

Les ciseaux magiques sont les premiers que Kutaro découvre. Ils permettent de découper les éléments du décors et donc de pouvoir s’élever, de se débarrasser des toiles d’araignées ou encore de libérer les âmes des enfants pris au piège. Ensuite viendra bouclier, grappin, bombe et même tète de bœuf permettant des attaques en plongée.

Vous récolterez ces éléments au fil des niveaux ce qui permet de continuer à suivre l’histoire sans s’ennuyer, et ce durant les 12 heures qu’il vous faudra pour terminer le jeu.

En parallèle à ce système de masque, la mécanique consiste à contrôler un personnage secondaire grâce au stick droit de votre manette dans le but de d’attraper des objets ou d’interagir avec le décors.

Un jeu destiné aux enfants

Si le jeu est déconseillé aux – de 12, il est destiné aux enfants par son aspect narratif et sa jouabilité, les éléments du décors et les subtilités présentes permettront aux plus âges de passer un excellent moment.

Le jeu est jouable seul ou à deux en prenant le contrôle de la fée qui accompagne Kutaro avec un deuxième pad ou au PS Move. Si prendre le 2e personnage peut sembler trop contemplatif au joueur expérimenté, il permet aux familles de jouer ensemble.

En effet, refiler la gestion de ce personnage au petit frère peut s’avérer plutôt pratique pour dénicher des éclats de lunes, des nouvelles têtes ou encore libérer des âmes coincées dans les éléments du décors.

Chose qui n’est pas irréalisable tout seul grâce au niveau de difficulté peu élevé mais qui offre une chouette expérience de jeu aux petits comme aux grands.

En conclusion,

Je dirais que Puppeteer est un excellent jeu familial. Avec ses décors surprenants, ses aspects visuels atypiques et son gameplay enfantin, il permet aux petits comme aux grands de passer un agréable moment, ensemble, sur la console du salon.

Les +

  • Un bande son travaillée
  • Une antirépétitivité
  • Une ambiance atypique
  • Un doublage et une voix off

Les –

  • Un manque de challenge
  • Le principe des têtes pas assez exploité


Editeurs
: Sony

Développeurs : Sony Japan

Genre : Plate-forme / Action

Multijoueurs : 2 en local

Classification : 12

Existe sur : PS3

Note : 14/20

Test : Beyond Two Souls

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Quelques semaines avant l’arrivée de la troisième PS du nom, sont sortis des titres hallucinants : FFXIII à God of War II,… Avec Beyond Two Souls, la très prochaine arrivée de la PS4 confirme cette tradition !

Les premières minutes

Après une solide et longue installation, on peut enfin se lancer dans le jeu. Je ne suis pas persuadé que lancer soit le meilleur mot, ici, les choses se font avec délicatesse, dans la douceur et la subtilité. Cette finesse se retrouve partout, même dans les menus du jeu…

Depuis ma naissance, je possède un don étrange celui de percevoir des choses que personnes avant moi n’a jamais réussi à voir. Tout se mélange dans ma tête, les images, les sons et même les odeurs. Il faut que je me rappelle. Que je remette de l’ordre dans tout ce qui s’est passé jusqu’à maintenant. Je dois me rappeler qui je suis vraiment.

Si je dois vous raconter mon histoire alors autant commencer par là.” 

Après ce monologue, on retrouve l’héroïne du jeu face au policier du village. Il essaye d’établir son identité. Elle est silencieuse, a des flash-backs… Le temps est à l’orage, l’atmosphère est lourde. Quand le policier s’approche d’elle il découvre une cicatrice et un mug rempli de café s’envole et s’écrase sur le mur sans que personne ne l’ait touché… Quelques instants plus tard, les SWAT débarquent dans le petit commissariat. Armés et casqués, c’est elle qu’ils viennent chercher… Après une coupure, on revient au même commissariat et découvre que tout le monde – à l’exception du flic du coin – y a laisser la vie…

Après cette intro, on change d’époque et dans une autre partie du jeu appelée “l’expérience”, on y retrouve la fille et on commence à découvrir et utiliser certains de ses pouvoirs. Elle habite dans deux pièces qui semblent être à la fois sa chambre, sa salle de jeu, sa cuisine… Tous les meubles sont à son échelle. On apprend son nom : Jodie. Ce n’est pas son père, sa mère qui le prononce mais un type avec une blouse blanche… Si on observe un peu plus les pièces, on se rend compte qu’il y a des caméras qui y sont disposées hors de portée de Jodie, qu’il y a un large miroir sans teint et aucune lumière naturelle… Jodie serait-elle dans une sorte de prison ? En quittant son espace, elle rejoint des couloirs peuplés d’hommes et de femmes en blouse blanche, serait-on dans un hôpital ? Difficile de se faire une idée définitive mais ça y ressemble. Jodie est livrée à des tests. Dans une pièce à côté de la sienne, une femme dispose de cartes. En suivant les instructions de son gardien et celle d’une autre personne, elle doit réussir à trouver la carte que sa voisine a choisie.

Quantic Dream

C’est aux 170 employés de ce studio parisien qu’on doit le jeu (si vous voulez les rejoindre, cliquez ici). Fondé en 97 par David Cage, comme les mecs de chez Disney (mais eux c’est vrai), le studio ne propose que des chefs d’oeuvres, mon ami Washisama pourrait d’ailleurs vous parler pendant des heures de Fahrenheit ou d’Heavy Rain… Les atouts de la boîte, c’est son boss et un son de Full Performance Capture derrière ces trois mots : 64 caméras – non ce ne sont pas des go pro – un scanner 3D,… Le studio en question permet donc de capturer simultanément la voix, les mouvements du visage, des yeux et du corps des acteurs… C’est évidement ce qui a été utilisé avec Ellen Page et Willem Dafoe, les deux intervenants principaux du jeu.

Le pitch

Jodie Holmes, n’est pas une fille comme les autres… Elle interagit avec Aiden, une entité, une âme,… Aiden et Jodie sont un, depuis très longtemps intimement liés… Petite Jodie participait à des tests avec son polteirgest. En tant que joueur, on se glisse tour à tour dans la tête de l’une et dans l’immatérialité de l’autre.

Les actions

Vous avez attrapé une hernie cérébrale en jouant à Flight Simulator ? Vous êtes à l’abri de ce danger-là avec Beyond Two Souls. Ici, du moins au niveau de l’ergonomie, tout est simple, très simple. Ce grand dépouillement est un plus pour l’immersion dans le titre et je n’ai pas le sentiment que le gameplay en pâtisse. Les actions sont donc extrêmement basiques (QTE) mais tout aussi logiques.

le mémo de Washisama :

Un gameplay atypique et une équipe de développement sur la balle. Une fois encore l’interface de jeu est épurée et met l’accent sur le marquage des potentielles interactions. Des icônes de temps en temps pour vous indiquer sur quel bouton appuyer, fidèle à l’expérience Fahrenheit et Heavy Rain. D’ailleurs je regrette la diminution des dialogues à choix multiples. Enfin, il en faut pour tout le monde …

De la douceur ?

Non, si tout semble habillé d’une épaisse couche de bons sentiments dans ce test, il ne faut pas se tromper, … Ce qu’on vous promet aussi ce sont des bonnes parties dédiées à l’action pour l’agent Holmes : mission délicate en Afrique, sauvetage et désenvoutement, échange de services inavouables même si non sexués, infiltration, vol de sous-marin… Trahison; vertiges des grands sentiments, lutte acharnée contre des entités maléfiques, … Un excellent programme pour les amateurs du BIFFF !

Les personnages du jeu

Jodie est incarnée par l’actrite canadienne Ellen Page. Elle a participé à différents films qu’il s’agisse ou nom de blockbuster. J’étais amoureux d’elle dans « To Rome with Love », de Woody Allen… Elle était aussi l’architecte d’Inception de Christopher Nolan et Katherine « Kitty » Pryde dans les X-Men.

Nathan Dawkins est le scienfique qui exploite / explore / découvre / tente de manipuler les capacités de Jodie et d’Haiden, ce personnage n’est pas jouable. il est campé par Willem Dafoe que vous aurez peut-être vu dans les Spider Man / American Psycho / L’Ombre du vampire / xXx². L’un et l’autre ont évidemment été capturés dans le studio de Quantic. Le troisième personnage, c’est Aiden, le poltergeist. Tout ce qu’on sait de lui c’est qu’il peut communiquer avec Jodie.

Minimalisme et interface

Vous avez attrapé une hernie cérébrale en jouant à Flight Simulator ? Vous êtes à l’abri de ce danger-là avec Beyond Two Souls. Ici, du moins au niveau de l’ergonomie, tout est simple, très simple. Ce grand dépouillement est un plus pour l’immersion dans le titre et je n’ai pas le sentiment que le gameplay en pâtisse. Les actions sont donc extrêmement basiques (QTE) mais tout aussi logiques.

Ce n’est pas un jeu qu’on vous propose, c’est un film… Si les interactions sont aussi nombreuses qu’heureuses, risquées et variées, elles ne présentent jamais une difficulté insurmontable et à moins de faire partie des joueurs du pied et de la bouche, c’est à la portée du premier lépreux venu (pourvu qu’il lui reste une main)… Cela pourrait être un point faible mais dans l’optique de Quantic, le jeu est plutôt une histoire interactive qu’un jeu, on nous fait découvrir un récit… On retrouve donc la David Cage Touch !

Minimalisme et interface

Si vous ne devez plus acheter qu’un seul titre sur la PS3 avant de passer à autre chose… Adoptez Aiden !

 

Les +

  • Selon les choix que vous ferez, le jeu évoluera, Jodie pourra même – ou non – connaître l’amour ! Cela prolonge d’autant – en principe – la durée de vie du jeu mais …
  • Le plus beau, le plus esthétique titre jamais sorti jusque-là sur la PS3 ?
  • La BO vaut, à elle seule, le déplacement

Les –

  • Trop grande simplicité dans les interactions
  • Suis-je un joueur ou un téléspectateur ?

Editeur: Sony Computer Entertainment 

Développeur: Quantic Dream 

Genre:

Classification:

N’existe que sur: PS3

Note:17/20

Test : FIFA14

par JonhyBleez
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Jeu testé sur PS3 à partir d’une version éditeur.


Comme chaque année, les fans de ballon rond ont eu droit à la mise à jour de leur jeu de foot préféré. Mais outre les différents transferts de joueurs, quelles sont les réelles nouveautés de ce FIFA14 ?

Footix

L’épisode précédent était déjà excellent et avait mis, encore une fois, une petite claque à la concurrence qui malgré ses efforts pour gratter un peu de terrain, restait en deçà sur plusieurs secteurs de jeu.

Cette année encore, FIFA14 est au dessus et met la barre très haut, et son concurrent direct n’est autre que FIFA13. Car en effet, fin de génération oblige, les innovations se font rares et on a l’impression que les développeurs de chez EA Sport se sont reposés sur leur avance face à la concurrence nippone. Dès lors, on aura une fâcheuse tendance à tagguer ce nouvel épisode de FIFA13.5, peut-être injustement.

Aux chiottes l’arbitre !

Toutefois, dès la première partie et le premier touché de balle, on remarque que les contrôles sont beaucoup plus aléatoires (et dépendants du joueur qui reçoit le ballon) que sur les épisodes précédents. Les passes quant à elles ne finiront plus systématiquement dans les pieds du coéquipier. Très frustrant !

Fini donc les remontés de terrain avec des séries de passes en un temps. Une équipe comme le Barça aura bien entendu plus de facilités à réaliser cela qu’une équipe de milieu de tableau. Mais l’idée est là, rendre le tout plus cohérent en utilisant mieux les spécificités des équipes et des joueurs qui les composent.

À la douche Monsieur !

Quelques nouvelles animations viennent s’ajouter à la palette déjà impressionnante pour continuer de rendre le tout plus réaliste, même si côté graphisme, ça ne bouge pas d’un poil. Ça a toutefois le mérite d’être fluide, même si cela reste assez aliasé.

De mon coté, j’ai eu énormément de freezes, notamment lors des chargements de mon équipe en mode saison. Je rappelle que j’ai testé le jeu sur PS3 à partir d’une version éditeur. Je n’explique cependant pas l’origine de ces problèmes.

Finissons par les frappes de balle, qui sont vraiment différentes que celles du précédent FIFA. En effet, de nouveaux paramètres rentrent désormais en compte pour définir la frappe que votre joueur va envoyer. Un Zlatan pourra vous sortir une frappe inattendue, dans un angle impossible et sous pression d’un défenseur. Cela rend les phases de jeu plus variées et la défense encore plus tactique qu’auparavant.

Le mode FUT a été particulièrement travaillé et présente désormais plus de challenge. Pour avoir une équipe parfaite, il faudra aligner les joueurs en fonction de leurs affinités et surtout à leur poste de prédilection. Plus facile à écrire qu’à réaliser, croyez-moi ! Notons pour finir des scripts toujours bien présents et qui feront tiquer plus d’un joueur en colère.

But !

FIFA14 est à ce jour le meilleur jeu de foot. Il est complet, technique et sa prise en main nécessitera de nombreuse heures d’entraînement pour dévoiler tout son potentiel. Le rythme effréné des parties le rend sur certains aspects plutôt arcade, tout comme certains buts tout droit sortis de FIFA Street. On a pas toujours l’impression d’assister à un vrai match de foot et c’est bien dommage.

Les aficionados de la série n’auront aucun mal à se familiariser avec les nouveautés. Quant aux nouveaux venus, ils  y découvriront un jeu riche en contenu et un gameplay pointilleux. Un must-have pour les amateurs de pelouse et de ballon rond. 

Les +

  • Les licences
  • Les animations réalistes
  • Les frappes de balle
  • L’ambiance sonore
  • Une interface enfin cohérente

Les –

  • Le rythme de jeu trop soutenu
  • Le moteur de collision 
  • Le jeu aérien parfois étrange
  • Certains comportements des gardiens
  • L’effet FIFA 13.5


Editeurs
: Electronic Arts

Développeurs : EA Sport

Genre : Jeu de football

Multijoueurs : Oui

Classification : Tout public

Existe sur : PC, PS3 et Xbox 360 et bientôt sur PS4 et Xbox One

Note : 16/20